Neuhausen Café

Voyage en Thaïlande 17 – 20 avril 2013

Posté le 29 avril 2013

Mercredi 17 avril

 Arrivée en fin d'après midi à Bangkok, en provenance de Singapour, et je retrouve avec grand plaisir Michel Testard, Conseiller à l'Assemblée des Français de l'étranger venu m'accueillir à l'aéroport et qui m'accompagnera dans toutes mes rencontres en Thaïlande.

Tout de suite après mon installation nous nous rendons au Café Laos pour retrouver une bonne  vingtaine de Français issus de différents milieux professionnels. Parmi eux se trouvent Eugénie Mérieau, secrétaire de la section PS et quelques membres de la section, la vice-présidente et la secrétaire du comité de gestion du lycée français de Bangkok et le Directeur de l'école primaire. Nous entamons l'échange par des informations sur le lycée français que je visiterai le lendemain. L'école accueille environ un millier d'élèves et si les locaux sont bien aménagés, ils sont trop petits et un projet immobilier est en cours d'étude. L'école n'est pas propriétaire du terrain qui appartient à une famille thaïe et elle dispose d'un bail de trente ans. Cela me semble incongru de construire sur un terrain qui ne vous appartient pas mais une solution modulaire est envisagée. Les locaux pourraient être transférés sur un autre terrain le cas échéant.

Les frais de scolarité varient de 5 000 à 8 000 euros selon le niveau. Il est impératif de contenir le plus possible les frais de scolarité, ici comme ailleurs car le public est très diversifié. On constate ici aussi une évolution de la communauté française vers une population moins aisée. Les représentants des parents déplorent que la langue thaïe ne soit pas une option possible au bac. L'enseignement du thaï est insuffisant, ce qui pose problème à ceux qui veulent poursuivre leurs études en Thaïlande, d'autant plus que selon mes interlocuteurs, le bac français n'est pas reconnu partout. De leur côté, les élèves qui veulent étudier en France rencontrent des difficultés pour s'inscrire par internet car l'établissement de Bangkok qui fait partie de l'académie de Montpellier ne figure pas sur la liste des établissements. Les échanges se poursuivent sur les partenariats entre universités françaises et thaïes d'un côté et une école française de commerce de Montpellier et une école homologuée à Bangkok. Mes interlocuteurs sont d'avis que la politique de coopération française manque de vue stratégique et la compare avec le GIZ allemand (anciennement GTZ)... On me signale une plateforme d'échanges sur Internet sur la valorisation du savoir faire français en Asie du Sud Est.

 Jeudi 18 avril

 La journée commence par une visite du lycée français international de Bangkok, malheureusement vide d'élèves pour cause de vacances (Songkran, la fête de l'eau qui célèbre le nouvel an thaïlandais). Nous sommes accueillis par M. Pascal Maffioletti, Directeur de l'école primaire, M. Dominique Gérard, conseiller principal d'éducation et des parents, représentants du comité de gestion. Une partie des informations glanées la veille sont reprises notamment sur le projet d'agrandissement modulable qui devrait être terminé en septembre 2014, 2015 au plus tard.

L'établissement a un orthophoniste dans l'établissement ainsi qu'un psychologue. Les séances d'orthophonie sont facturées aux parents mais la CFE rembourse insuffisamment les séances.

La place de l'enseignement du thaï est évoquée, si la France reconnaissait le thaï comme option, cela permettrait de résoudre un certain nombre de problèmes déjà évoqués.

 Après la visite du lycée nous prenons la route pour Pattaya accompagnés d'Eugénie Mérieau, secrétaire de la section PS de Bangkok. Pattaya est situé à deux heures de route de Bangkok. Daniel Stanzke, responsable d'une association de Français,  "Ensemble", a organisé une réunion avec des compatriotes. Environ un millier de personnes sont inscrites mais selon les estimations au moins 3 000 Français  résident à Pattaya. Parmi eux, un grand nombre de retraités venus passer leur retraite au soleil qui à un moment ou un autre se trouvent confrontés à une mauvaise communication avec l'administration fiscale des non- résidents, à des problèmes de maladie et de soins insuffisamment remboursés par la CFE. Certains ne peuvent d'ailleurs pas adhérer à la caisse étant donné le montant des cotisations. Les Français de Pattaya  souhaiteraient l'ouverture d'une chancellerie détachée ou au moins la nomination d'un consul honoraire compte tenu de leur nombre et de leurs problèmes.

Trois petites écoles françaises existent à Pattaya, l'une, créée par un enseignant en disponibilité, devrait être homologuée prochainement, l'autre fonctionne sur une base associative avec AGIR (enseignants retraités), la troisième serait plus axée sur le sport mais je n’ai pas rencontré son directeur.

 Nous rentrons à Bangkok pour assister à la réception organisée par l'ambassadeur M. Thierry Viteau. Cette réception est l'occasion de rencontrer et d'échanger avec d'autres compatriotes.

Groupe scolaire P.Gauguin et Lycée français d’Agadir: la fusion formalisée

Posté le 26 avril 2013

Alertée, par les parents d'élèves du groupe scolaire Paul Gauguin d'Agadir, gérée par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), sur le projet de fusion de cet établissement avec le Lycée français d'Agadir, géré par l'Office Scolaire et Universitaire (MLF), j'étais intervenue, il y a plusieurs semaines auprès de la ministre déléguée chargée des Français de l'étranger.

En effet, les parents manifestaient leur mécontentement et leur profonde inquiétude face à ce projet de "mutualisation de l'enseignement français à Agadir", leur principale crainte étant liée à la sortie du réseau de gestion directe de l'AEFE et aux risques d'augmentation inhérents des frais de scolarité.

Le ministère, quant à lui,  évoquait pour motiver cette fusion, la "situation concurrentielle" de l'enseignement français à Agadir, la baisse des effectifs depuis 10 ans, ainsi que la vétusté des locaux.

Les parents demeuraient très mobilisés, malgré les réunions de concertation organisées.

Je souhaite, aujourd'hui, que l'accord-cadre de coopération qui vient d'être conclu entre l'AEFE et l'OSUI, puisse les rassurer, tant en ce qui concerne les aspects immobiliers, le soutien financier aux familles parents d'élèves que l'accompagnement à la mobilité du personnel.

En effet, un soutien manifeste aux familles a pu être négocié:
- d’abord concernant les droits de première inscription, qui ne seront pas appliqués aux enfants issus de Gauguin et  qui seront équivalents à ceux pratiqués par l'AEFE au Maroc pour les élèves nouveaux entrants.
- ensuite, quant aux droits de scolarité, un abattement forfaitaire annuel est conclu jusque 2022 ainsi qu' une prise en charge dégressive du différentiel restant par l'AEFE. Les élèves marocains bénéficieront, pour leur part, d'une prise en charge dégressive sur cinq ans.

L'OSUI, quant à elle, s'est engagée à ne pas augmenter les frais au-delà de 5% les trois premières années et à  ne pas dépasser pas le taux d'augmentation annuel appliqué par l'AEFE au Maroc les années suivantes.

Pour ce qui concerne la situation des personnels, l'OSUI créera 15 postes de détachés administratifs au bénéfice des titulaires résidents de Paul Gauguin, avec garantie de stabilité. Tous les agents de droit local seront recrutés par l'OSUI, avec rémunération équivalente.

Enfin, l'AEFE s'est engagée à verser une subvention de 1,3 M€ pour les travaux d'aménagement au Lycée français d'Agadir, rendus nécessaires pour accueillir les élèves de Gauguin. Des restructurations, ainsi que des extensions de locaux seront ainsi effectuées pour une livraison à la rentrée 2014.

Visite à Singapour 14 – 17 avril 2013

Posté le 24 avril 2013

Dimanche 14 avril 2013

 Arrivée  en fin d’après midi à l’aéroport de Singapour où m’attendent l’ambassadeur, M. Olivier Caron et Marc Villard, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger qui m’accompagnera dans tous mes déplacements et entretiens à Singapour.

 Après l’installation à l’hôtel, je retrouve Marc Villard pour les dernières précisions du programme des jours suivants

Lundi 15 avril 2013

 La première matinée sera consacrée à plusieurs entretiens, le premier étant avec l’ambassadeur M. Olivier Caron. Le nombre de visites ministérielles à Singapour s’est intensifié depuis 2009. La visite de Jean-Marc Ayrault a permis de signer un accord de partenariat stratégique qui reprend l’accord de 2009.

Singapour joue un rôle politique, économique et stratégique éminent en Asie (ASEAN). C’est un pays fiable pour la France avec une stabilité politique forte, certes autoritaire (La liberté d’expression y est très « encadrée »). Singapour est le 5ème importateur mondial en matière d’armement et la France est un partenaire qui compte notamment dans ce domaine. Des projets conjoints de  recherche  en technologie de défense se développent entre les deux pays.

Singapour est la première puissance économique de l’ASEAN. Il y a plus d’investissements français à Singapour que singapouriens en France mais l’Agence française pour les investissements internationaux(AFII)est présente à Singapour afin de rechercher des investisseurs singapouriens qui se développent pour le moment davantage vers l’Asie. Peu d’obstacles entravent le commerce et un accord de libre-échange entre l’Union européenne et Singapour vient d’être conclu et est en attente de signature, parallèlement à un accord de coopération entre l’Union européenne et Singapour.

Depuis 2009 Singapour fournit des renseignements bancaires aux administrations fiscales sur demande.

Les quelque dix mille Français installés à Singapour travaillent dans le secteur bancaire et plutôt dans les grandes entreprises, essentiellement dans le secteur électronique. Les grandes entreprise françaises génèrent environ 40 000 emplois sur place. Parmi les Français de Singapour on compte aussi des créateurs de PME.  Créer une entreprise y est relativement facile mais obtenir un permis de travail devient plus difficile. La main d’œuvre étrangère a crû d’un tiers en dix ans et cette augmentation pèse sur les infrastructures et sur le logement (le montant des loyers  est exorbitant notamment pour les étrangers, les Singapouriens bénéficiant, eux,  d’un accès à la propriété de type HLM). Singapour compte 5,2 millions d’habitants sur une superficie de  699 km2 soit une densité de population de 7257 habitants /km2. Une partie des terres a été gagné par poldérisation. Une étude prospective récente a montré qu’à l’horizon 2030 la population atteindrait 6,9 millions d’habitants, ce qui a provoqué une vive inquiétude dans la population. Des mesures ont été prises pour limiter l’immigration mais elles ne touchent pas (pas encore !) la population française. Cependant le nombre d’expatriés diminue au profit du recrutement local.

 Le premier entretien avec l’ambassadeur est suivi d’une visite du consulat et d’un entretien  avec Mme Marie Vassallo, vice-consule qui me présente les agents au nombre de sept.  Trois d’entre eux  sont titulaires et  quatre sont recrutés locaux. Parmi ces derniers le « turnover » est important. Aucun ne reste plus d’un an, un an et demi. L’augmentation de l’activité consulaire est de 20 % par an. Un système de rendez-vous par internet a été mis en place. Le consulat délivre environ 5 000 visas par an essentiellement à des résidents tiers et le taux de refus est de l’ordre de 2 %. Un comité de sécurité est bien entendu en place : il s’agit essentiellement ici de risques sanitaires, type grippe aviaire, ou industriels venus des pays voisins.

 En ce qui concerne l’éducation, le nombre de boursiers est d’environ 60 sur 2 000 élèves, ce qui est peu mais il est en augmentation  suite au recul du nombre des expatriés par rapport aux jeunes familles en recrutement local.

 L’entretien suivant est avec M. Marc Piton, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français. Singapour fait partie des postes expérimentaux. L’Institut français n’a pas de structure ouverte au public mais organise des activités culturelles en rapport avec des opérateurs culturels locaux tandis que l’activité de l’Alliance française se concentre prioritairement sur les cours de français.

Un accord culturel a été signé entre les deux pays en 2009. Des expositions des musées français sont organisées à Singapour (Louvre, quai Branly, Orsay), représentations de l’opéra de Paris pour les arts de la scène. En même temps Festivart 2015 sera organisé (et financé !) par Singapour dans différentes villes de France, des expos au Palais de Tokyo, orchestre symphonique de Singapour, etc.

En ce qui concerne le cinéma, la censure est très présente. De nombreux films sont interdits au moins de 21 ans, même Kirikou projeté à l’Alliance française a été censuré ! Cachez ce sein ….  La violence en revanche ne pose pas de problème …

La coopération universitaire et scientifique dépend de l’Institut français et le bureau de Campus France est hébergé par l’Alliance française. Environ 400 étudiants singapouriens vont étudier en France chaque année et dont une vingtaine d’entre eux bénéficient d’une bourse. Au retour les étudiants vont plutôt travailler dans des entreprises allemandes ou autres !

 M. Olivier Caron a  convié à déjeuner, outre Marc Villard et moi-même,  des représentants de la communauté française à la résidence de France.  Nous avons  pu ainsi échangé avec Mmes Jacky Deromedi, présidente de la section des conseillers du Commerce extérieur de Singapour, Ariane Nabarro, de l’UFE, engagée dans l’organisation humanitaire Graceheaven et représentatnte d’Alain-Pierre Mignon, conseiller à l’AFE, Claire-Lise Dautry, directrice de l’Alliance française, Geneviève Groslière, présidente de l’AFS-UFE, Valérie Bonin, correspondante de Michel Testard, conseiller à l’AFE, et Marie Vassalo, chef de chancellerie, MM. Hubert Testard, Chef du service économique régional, Marc Piton, Cocac, Pierre Verdière président de la Chambre de commerce à Singapour, Vincent Rosa fondateur de la « Petite Ecole » et Vincent Sciama, premier Secrétaire et attaché de presse de l’Ambassade.

 Nous  reprenons  ensuite les entretiens avec M. Hubert Testard, Chef du service économique pour les pays de l’ASEAN Directeur de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) en ASEAN et M. Frédéric Rossi, Directeur  d’Ubifrance. Les secteurs présents sur la place sont l’aéronautique, Singapour achète des Airbus, des ATR(avions de transport régional), l’énergie (gaz). Les entreprises françaises se positionnent sur les gros projets d’infrastructure, Alsthom (métro), Thalès (aéroport).

En chiffre global quelque 600 entreprises françaises sont implantées à Singapour. Pour comparaison, on compte 1100 entreprises allemandes …

 Ubifrance compte 11 salariés à Singapour répartis dans les 4 pôles d’activité usuels. Ubifrance accompagne 160 PME, organise une vingtaine d’événements par an et suit environ une soixantaine d’entreprises individuelles par an.

 Singapour est la 6ème destination pour les Volontaires internationaux en entreprise (VIE). Ils sont 243 et  leur mission dure de 20 à 22 mois et 80 % d’entre eux trouvent un emploi à l’issue de leur mission.

 Nous participons ensuite à une réunion conjointe de la Chambre de Commerce française de Singapour et des Conseillers du commerce extérieur français (CCEF) sur le thème: « Comment rétablir la balance commerciale de la France (hors énergie) ? » Sont évoqués dans le désordre le rôle de la Banque publique d’investissement (BPI) à l’étranger,  la promotion des réussites françaises à l’étranger dans les medias français, le rôle des VIE, important selon les participants, mais une PME cherchant à exporter a besoin de personnes d’expérience  et  devra plutôt recruter des experts locaux, une montée en gamme est nécessaire pour rendre nos produits plus attractifs,    importance de la recherche et du  développement,  meilleure utilisation du réseau des Chambres de Commerce, mise en réseau plus intensive avec les CCE en France, capitalisation des entreprises insuffisante, transmission du patrimoine et plus particulièrement  des entreprises, la formation des ressources humaines,  appréhension de la dimension culturelle du monde où l’on veut exporter, et puis des arguments plus politiques tels que la perte de compétitivité, charges sociales trop lourdes, les taux d’intérêt trop élevé, les délais de paiement inadéquats… un échange très dense de professionnels expérimentés.

 La journée de travail se termine par une interview  du Petit Journal. com

Adoption du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Enfin !

Posté le 23 avril 2013

Le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe vient, après le vote à l’Assemblée nationale, d’être adopté définitivement par le Parlement.

La France devient donc le 9e pays européen, et le 14e dans le monde, à légaliser le mariage homosexuel. Après ces longs mois de débat démocratique, ces heures de discussions parlementaires, mais aussi ces honteux débordements dans les hémicycles, comme dans la rue, l’égalité des droits a fini par triompher.

C’est donc un profond sentiment de joie et de fierté qui m’étreint aujourd’hui, malgré la radicalisation parfaitement inacceptable des «anti-mariages pour tous» et la libération de la parole homophobe qu’ils ont suscité.

Rappelons, encore, comme l'évoquait la responsable du groupe socialiste sur ce texte à l’Assemblée, Corinne Narassiguin que «cette loi est une évolution sociale qui profite à la société dans son ensemble», et à tous les enfants.

Quatre dispositions concernent spécifiquement les Français établis hors de France :
- Le mariage entre personnes de même sexe contracté régulièrement à l'étranger, avant l'entrée en vigueur de la loi, pourra faire l'objet d'une transcription en France.
- lorsque les futurs époux de même sexe, dont l’un au moins a la nationalité française, résident dans un pays qui n’autorise pas le mariage entre deux personnes de même sexe et dans lequel les autorités diplomatiques et consulaires françaises ne peuvent procéder à sa célébration, le mariage peut être célébré dans la commune de naissance ou de dernière résidence de l’un des époux ou de la commune dans laquelle l’un de leurs parents a son domicile. À défaut, le mariage est célébré par l’officier de l’état civil de la commune de leur choix.
- Les Français auront la possibilité de se marier avec un ressortissant étranger de même sexe, ou deux ressortissants étrangers la possibilité de se marier en France, même dans le cas où la loi du pays d'origine du ou des futurs époux ne reconnaîtrait pas la validité du mariage homosexuel.
- Toute mesure de sanction ou de licenciement contre un salarié qui refuserait, en raison de son orientation sexuelle, de s'expatrier dans un pays réprimant l'homosexualité est interdite.

Poursuivons aujourd'hui notre travail, aux côtés du gouvernement, contre toutes les inégalités et contre la précarité!

Non à la fermeture de la Maison de France à Berlin

Posté le 23 avril 2013

Le personnel de l'Institut français de Berlin vient de m'alerter de la fermeture prochaine de la Maison de France. Très attachée à ce lieu chargé d'histoire, symbole de la présence française à Berlin et qui abrite l'Institut français  depuis 1950, je vais  dès aujourd'hui saisir le Ministre des affaires étrangères Laurent Fabius afin de demander des précisions sur cette nouvelle consternante à laquelle je ne veux, je ne peux croire.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué du personnel de l'Institut français :

Le personnel de l‘institut français de Berlin vient d´apprendre que Monsieur l´Ambassadeur de France en Allemagne, Maurice Gourdault-Montagne, a la ferme intention de vendre à très court terme la Maison de France, sur le Kurfürstendamm.

Nous disons NON à la fermeture de cette Maison, symbole de l´amitié franco-allemande depuis 1950, emblème de la culture française à Berlin.

En cette année du 50ème anniversaire du Traité de l´Elysée et de l’année franco-allemande, il paraît déplacé et impensable de se séparer de ce bel établissement qui a accueilli dans le passé les plus grands écrivains, comme Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Marguerite Duras, dernièrement le caricaturiste Plantu, les acteurs Isabelle Huppert, Gérard Depardieu pour ne citer que certains d´entre eux...

Grâce aux 2000 élèves qui suivent les cours de français et les 85000 prêts annuels dans une médiathèque moderne et riche de 32000 ouvrages , le dynamisme, la volonté et l´ambition de son personnel, l´Institut réussit enfin depuis l´année dernière à s’auto-financer. Les chiffres sont en constante progression, la Maison est rénovée, c´est un cadre agréable envié de tous (vue magnifique sur la grande avenue du Kurfürstendamm de la salle de spectacle).

Le public berlinois se retrouve régulièrement dans notre Maison pour suivre un programme culturel varié et de grande qualité (lectures, conférences, concerts, expositions...), il se donne rendez-vous au Cinéma Paris ou pour déjeuner à la Brasserie Le Paris.

Pourquoi l´Institut français de Berlin devrait-il quitter une belle maison classée monument historique, prospère et emblématique pour occuper les locaux vides d’une ambassade qui n´arrive plus à assumer ses charges et ses coûts d’entretien?

Déménager l´institut pour de sombres raisons financières serait porter un coup fatal aux relations  franco-allemandes.

Nous refusons ce regroupement de l´institut sur le site de l´ambassade de France Wilhelmstrasse proposé par Monsieur l´Ambassadeur. Ce déménagement signifierait à court terme la perte de notre public, la perte de notre identité et à moyen terme la fermeture simple et définitive de l´institut français dans la capitale allemande.

Nous voulons conserver notre identité, nous voulons continuer à remplir la mission que nous a confiée le Ministère des Affaires étrangères,  promouvoir l´action culturelle et contribuer à faire rayonner notre culture auprès de nos amis allemands, cette Maison étant devenue le lieu du dialogue interculturel.

Pour ce faire, nous voulons, nous devons sauver la Maison de France.

 le personnel de l´Institut français de Berlin

Berlin le 23 avril 2013

Claudine LEPAGE Sénatrice des Français établis hors de France nous a fait le plaisir de sa présence à Pattaya

Posté le 23 avril 2013

Le journal de Pattaya a consacré un article sur ma venue  le 18 avril dernier.

Accompagnée de Michel TESTARD élu AFE sur notre zone géographique nous avons pu en présence d’une vingtaine de membres de la communauté de Pattaya lui exposer et débattre de nombreux problèmes et souhaits rencontrés par notre communauté.

Entre autres :

- Relations avec la CFE (montants de remboursements parfois très faible par rapport aux montants payés, incohérences dans les modes de calculs, mise en avant par la CFFE de textes contradictoires entre autres).

- Demande renouvelée d’un hôpital agréé CFE à Pattaya.

- Coût de certaines maladies entre autre le cancer , traitement par chimiothérapie qui est remboursé de façon dérisoire.

- État de précarité pour certains de nos membres très âgés qui ne peuvent compter que sur le soutien des associations locales.

 

- Au niveau de la fiscalité, difficulté avec l’administration fiscale qui d’un interlocuteur a l’autre interprète les textes d’une manière différente.

- Besoin impératif et urgent d’une véritable représentation consulaire à Pattaya, le nombre de nos ressortissants étant en augmentation permanente. (Les estimations de notre population locale étant de 3 000 personnes d’où nécessité de s’enregistrer au Consulat et en plus environ 5 a 6000 touristes en permanence à Pattaya.)

Nous savons que le processus est en cours mais ne peut se faire rapidement.


Ensuite quelques personnes ont présenté des dossiers personnels CFE et Impôts sur lesquels le plus grand soin de traitement sera apporté.

Les entretiens se sont ensuite poursuivis autour d’un buffet préparé par les cuisines de l’hôtel Mercure.

Daniel SZTANKE Président de Français du Monde

 

 

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Point sur le lycée Charles de Gaulle à Bangui

Posté le 22 avril 2013

Je vous avais déjà informés, il y a quelques jours,  de la situation du lycée Charles de Gaulle à Bangui et de sa réouverture prochaine. Vous pourrez lire ci-dessous les derniers développements transmis aux parlementaires des Français de l'étranger par l'AEFE.

Le lycée Charles de Gaulle à Bangui continue de faire l’objet d’un suivi quotidien de la part de l’AEFE et du ministère des Affaires étrangères, en liaison permanente avec les équipes sur le terrain. Depuis la reprise des cours il y a trois semaines, le périmètre du lycée est sécurisé par les militaires français.

L’établissement maintient la scolarisation sur site des classes de troisième à Terminale incluses, soit un effectif d’un peu plus de 100 élèves (français, centrafricains et tiers).

Pour ces classes, il est prévu que les cours se poursuivent jusqu’à ce vendredi 26 avril, date à partir de laquelle les congés de printemps permettront aux personnels enseignants de voyager hors du pays.

Pour le premier degré, dont les élèves sont suivis à distance par leurs enseignants mais ne sont pas scolarisés sur le site de l’établissement, l’activité s’est poursuivie jusqu’au vendredi 19 avril, les personnels enseignants ayant été autorisés par l’AEFE à prendre les congés de printemps par anticipation, ce qui leur a permis de voyager hors du pays à partir de ce samedi 20 avril.

La reprise de l’enseignement est programmée pour lundi 13 mai. Si les conditions de sécurité s'améliorent, cette reprise pourra concerner les classes de CP à Terminale incluses. Il n’est pas prévu de reprise pour les classes de maternelle.

Les épreuves écrites du Diplôme national du brevet et du Baccalauréat sont prévues entre le 10 et le 19 juin. Selon l’évolution de la situation, le lycée pourrait, comme il le fait chaque année, travailler en liaison avec les lycées AEFE de Douala et de Yaoundé pour la bonne organisation des épreuves.

Une assemblée générale est programmée le 16 mai à Bangui afin de faire un point sur les effectifs, les questions financières et la gestion des personnels.

Sénat.Hebdo, la semaine du 15 au 19 avril 2013

Posté le 22 avril 2013

L’événement de la semaine au Sénat, a été la discussion en séance publique du projet de loi de sécurisation de l’emploi, qui vise à accorder plus de flexibilité aux entreprises tout en créant de nouveaux droits pour les salariés.

Les autres faits marquants:
- La visite d’une délégation de sénateurs parmi laquelle, le Rapporteur de la commission d’enquête sur le dopage Jean-Jacques Lozach, ainsi que son Président, Jean-François Humbert, le 16 avril, au laboratoire national de dépistage du dopage à Châtenet-Malabry en région parisienne.
- La mission commune d'information sur les questions de sécurité alimentaire et de traçabilité de la filière viande lancée par le Sénat.
- Le rapport de la commission des Affaires étrangères “10 recommandations pour gagner la paix” présenté par les sénateurs Jean-Pierre Chevènement et Gérard Larcher, en leur qualité de co-présidents du groupe de travail sur le Sahel, sur la poursuite des opérations militaires au Mali.


Indemnisation au titre du chômage des agents recrutés localement par le ministère des Affaires étrangères

Posté le 22 avril 2013

J'ai interrogé, par une question écrite, le ministre des Affaires étrangères à propos de l'indemnisation au titre du chômage des agents recrutés localement par le ministère des Affaires étrangères.

Texte de la question : Mme Claudine Lepage attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation des agents recrutés localement par le ministère des affaires étrangères qui, de retour sur le territoire national, sollicitent auprès des autorités compétentes une indemnisation chômage et qui voient leurs différentes demandes rejetées par le ministère, au motif que leur situation ne serait pas régie par le droit français mais par le droit localement applicable. De nombreux agents se sont plaints de ces refus et le Défenseur des droits a été saisi. Elle indique que, le 22 mars 2012, un arbitrage interministériel a été rendu et a conclu « que les textes et la jurisprudence actuels ne permettent pas que l'indemnisation des agents de droit local au titre de l'assurance chômage soit assurée par l'État. » Se basant sur cet arbitrage, le ministère continue de rejeter les demandes d'indemnisation des agents recrutés localement. Elle souligne qu'à la suite de cet arbitrage, le Défenseur des droits a procédé à un nouvel examen et a rendu récemment ses conclusions. Il apparaît que la différence de traitement entre les agents recrutés localement et les agents de droit public exerçant en France n'est pas justifiée. Dans ce cadre, le Défenseur des droits recommande au ministère de prendre les dispositions nécessaires « afin de permettre aux personnels contractuels recrutés sur place par l'administration française de bénéficier d'une protection sociale comparable à celle octroyée aux agents non titulaires de droit public ou aux salariés du secteur privé. » Elle demande donc si le ministère envisage d'appliquer rapidement les recommandations du Défenseur des droits, ce qui permettrait, de fait, de mettre fin à un profond sentiment d'injustice suscité par cette différence de traitement qui handicape de nombreux agents recrutés localement.

Nouvelle étape dans l’accueil des étudiants étrangers

Posté le 19 avril 2013

Il y a bientôt un an la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers était supprimée par notre gouvernement. Depuis cette date, la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, ainsi que le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, planchent sur une nouvelle politique d’accueil des étudiants étrangers.

La tâche est rude car la circulaire Guéant a laissé des traces et a écorné l’image d’une France ouverte sur le monde. Désormais, avec 260 000 étudiants étrangers, notre pays se classe à la cinquième place des pays les plus accueillants. Pour remédier à cette perte de vitesse et pour faire face à la concurrence d’autres pays, des mesures ont été annoncées lors d’une visite à la cité universitaire internationale de Paris, par ces deux ministres en pointe sur le dossier. Dans ce lieu, ô combien symbolique, emblème d’une France accueillante, ils ont affiché leur volonté de changer radicalement la politique d’accueil des étudiants étrangers dans notre pays.

J’estime que les mesures annoncées, généralisation du titre de séjour pluriannuel, rapprochement des universités et des préfectures dans le but de simplifier le suivi des étudiants étrangers, prolongation d’une année du titre de séjour afin de permettre une première expérience professionnelle en France, vont dans le bon sens. La possibilité que les doctorants étrangers puissent obtenir un visa permanent est également une très bonne nouvelle. Ce sont des mesures fortes et concrètes qui auront un impact important sur le terrain.

Ce changement de cap, par rapport à la politique menée sous l’ancien gouvernement, doit permettre à la France d’attirer les meilleurs étudiants étrangers. Cible principale, ceux provenant des pays émergents et qui se tournent actuellement vers l’Australie, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni dont les universités sont devenues plus attractives que les universités françaises. La France doit donc, de nouveau, parvenir à attirer ces « cerveaux » afin de continuer à perpétuer la tradition d’accueil des étudiants étrangers qui est la sienne depuis de nombreuses années.

Le débat lancé par le gouvernement sera prolongé très prochainement au Parlement. En effet, le Président de la République s’est engagé à ce que soit organisé un débat parlementaire consacré à l’immigration pour motif professionnel et à la mobilité étudiante. Il a été repoussé de quelques semaines à l’Assemblée nationale et aura lieu au Sénat ce 24 avril.

Gageons que ces deux débats, ainsi que la discussion, dès le 22 mai à l'Assemblée nationale, du projet de loi sur l’enseignement supérieur de la France, seront alimentés par la proposition de loi de ma collègue Dominique Gillot, sur l'attractivité universitaire de la France, dont j'ai été nommée rapporteure, ainsi que par le document élaboré spécifiquement par le Secrétariat général à l’Immigration et le futur rapport du député missionné sur la question par Manuel Valls,  Matthias FEKL. Quant à la disposition du projet de loi de la ministre Geneviève Fioraso qui propose d'étendre les exceptions au principe qui fait du français la langue de l’enseignement, des examens, des concours et des thèses, je considère que l'inquiétude qu'elle suscite est toute légitime. En effet, nous devons, sans relâche, œuvrer pour la défense de notre langue et de la Francophonie. Mais il me semble essentiel, pour le moins, d'ouvrir le débat en termes d'attractivité de nos universités.