Neuhausen Café

Agenda de novembre 2013

Posté le 5 novembre 2013

agendaSemaine du 4 novembre:
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Déjeuner de travail avec des sénateurs
- Visite des communautés françaises de Rome et Florence

Semaine du 11 novembre:
- Visite des communautés française de Rabat, Casablanca et Dakar

Semaine du 18 novembre:
- Auditions dans le cadre du budget de audiovisuel extérieur
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes

Semaine du 25 novembre:
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Question d'actualité au gouvernement
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes
- CA de l'AEFE
- Départ pour une visite de la communauté française de Londres

Rubrique(s): Agenda Aucun commentaire

Personnels exerçant dans un établissement français à l’étranger sous contrat local

Posté le 4 novembre 2013

Ayant constaté la discrimination dont sont victimes les Français enseignant à l'étranger sous contrat local quant à l'accès au concours réservé qui permet aux contractuels de l'enseignement public français, mais également aux enseignants du privé sous contrat d'accéder à la titularisation, j'ai appelé l'attention du Ministre de l'Education nationale Vincent Peillon à ce sujet dans le cadre d'une question écrite, dont vous trouverez le texte ci-dessous.

Mme Claudine Lepage appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'accès au concours réservé pour les personnels français exerçant dans un établissement français à l'étranger sous contrat local.

Elle rappelle que, comme indiqué dans l'article premier de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique, « l'accès aux corps de fonctionnaires de l'État dont les statuts particuliers prévoient un recrutement par la voie externe peut être ouvert par la voie de modes de recrutement réservés valorisant les acquis de l'expérience ». Ce dispositif d'accès à l'emploi titulaire ne s'applique pas aux enseignants du privé sous contrat.

Elle indique que ce concours réservé permet, notamment, aux enseignants contractuels d'être titularisé par validation des acquis de l'expérience. Moins académique et davantage axé sur la valorisation du vécu de l'enseignant, il est plus accessible que les concours internes et externes. Elle souligne que les personnels français exerçant dans un établissement français à l'étranger sous contrat local n'ont pas accès à ce concours réservé, alors même que celui-ci a été ouvert aux enseignants du privé sous contrat. En effet, le décret n° 2012-1512 du 28 décembre 2012 relatif à l'ouverture de recrutements réservés pour l'accès aux échelles de rémunération des maîtres contractuels et agréés de l'enseignement privé sous contrat relevant du ministre chargé de l'éducation nationale a transposé ces principes de titularisation selon des modalités identiques.

Elle note que le ministre a, déjà, eu l'occasion d'évoquer le problème de l'accès des enseignants exerçant à l'étranger à ce concours réservé. Il avait, alors, rappelé qu'il existe trois catégories de personnels dans les établissements français à l'étranger : les expatriés et les résidents, deux catégories de fonctionnaires titulaires, à ce titre non concernés par la loi du 12 mars 2012, et les recrutés locaux. Le ministre avait également rappelé que les recrutés locaux ne relèvent pas de la législation française et ne peuvent donc pas se présenter au concours réservé.

Elle reconnaît que ces personnels ne relèvent pas de la législation française mais souligne qu'ils exercent dans des établissements français, homologués, conventionnés ou gérés directement par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Elle indique que l'homologation est soumise au respect de critères stricts. Les établissements doivent appliquer les programmes en vigueur sur le territoire français, respecter les objectifs pédagogiques ainsi que les règles de l'enseignement public français. Elle rappelle que les élèves scolarisés dans ces établissements doivent pouvoir y suivre une scolarité identique à celle suivie par les enfants résidant en France.

Elle constate, par conséquent, que, si les enseignants français contractuels qui sont en fonctions dans ces établissements ne sont pas soumis au droit français, l'établissement dans lequel ils exercent doit s'y conformer. Leurs conditions d'exercice ne sont donc guère différentes de celles de leurs collègues contractuels sur le territoire, notamment ceux exerçant dans un établissement privé sous contrat, qui ont accès au concours réservé. Elle souligne, en outre, que les personnels français titulaires d'un diplôme français auraient accès à ce concours réservé s'ils exerçaient sur le territoire.

Elle l'interroge sur la possibilité de modifier la réglementation en vigueur pour permettre aux enseignants contractuels titulaires d'un diplôme du supérieur français et exerçant dans un établissement français à l'étranger d'accéder au concours réservé et à la titularisation, dont les avantages, en termes de sécurité de l'emploi et de rémunération, sont non-négligeables, suivant une transposition de la loi du 12 mars 2012 similaire à celle dont ont bénéficié les enseignants du privé.

Sénat hebdo: semaine du 28 au 31 octobre 2013

Posté le 4 novembre 2013

logo SénatL'événement cette semaine au Sénat, c'est l'examen du projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites.

Les autres points importants sont:
- la présentation du rapport sur "La place de la France dans une Afrique convoitée"
- la présentation du rapport d'information sur les conclusions du contrôle budgétaire sur l'allocation temporaire d'attente versée aux demandeurs d'asile
- l'inauguration de l'exposition photos "Patrimoines, l'histoire en mouvement" sur les grilles du Jardin du Luxembourg


« Tous unis pour un avenir solidaire » – Ma profession de foi pour les primaires en vue des sénatoriales

Posté le 31 octobre 2013

PJTélécharger ici ma profession de foi

Chères et chers Camarades,

Dans quelques semaines vous serez appelé-e-s à voter en vue de constituer la liste des candidats de notre Fédération à la prochaine élection sénatoriale de septembre 2014. C’est un moment important de notre vie militante puisque nous allons nous rassembler autour d’une équipe et d’un projet que nous porterons ensemble face à l’opposition.

Comme je vous l’ai déjà indiqué je souhaite effectuer un second et dernier mandat. Vous me connaissez, vous savez l’engagement qui a été le mien durant ces 5 années passées au Sénat, vous avez pu consulter l’ensemble de mon activité de parlementaire dans mes trois comptes rendus de mandat, toujours disponibles sur mon blog « claudinelepage.eu ». Au verso de ce document vous trouverez les thèmes et les dossiers dans lesquels je compte particulièrement m’investir à l’avenir, si vous me renouvelez votre confiance.

Dans un précédent courrier je vous ai donné les principales raisons motivant ma volonté de continuer mon action au Sénat. Je voudrais insister sur l’une d’elle plus générale mais tout aussi importante. Au moment où la tentative des dirigeants du Front national de banaliser l’image de leur parti - et donner l’illusion qu’il s’intègre parfaitement dans le champ des partis traditionnels, républicains - semble faire son chemin je veux, plus que jamais, rappeler notre internationalisme, cœur de notre engagement à la FFE et de notre militantisme à l’étranger. C’est lui qui nous fait dénoncer avec plus de véhémence que les autres les inégalités croissantes des échanges Nord-Sud, Est-Ouest, et leurs conséquences parfois dramatiques, notamment l’immigration avec les naufrages meurtriers en Méditerranée, c’est lui aussi qui nous rend plus sensibles aux enjeux géopolitiques et environnementaux. La xénophobie s’affiche et s’assume désormais sans complexe, y compris parmi nos anciens électeurs… Plus que jamais, il va nous falloir mobiliser, rassembler, réconcilier : la France ne doit pas céder au repli identitaire et ce n’est pas une embellie économique qui comblera d’un coup de baguette magique le fossé qui est en train de se creuser dans notre société. Le mal est plus profond.

Pour cela il va nous falloir d’abord rassembler notre camp, la gauche, pour éviter le retour de la droite au Sénat. C’est donc forte de mon expérience et de mes convictions, animée par la volonté de rassembler les femmes et les hommes de gauche à l’étranger - de la majorité présidentielle bien sûr mais aussi du monde associatif notamment Français du monde–adfe - que je présente ma candidature, déterminée à ce que notre liste d’ouverture obtienne une large victoire : pourquoi ne pas imaginer gagner trois voire quatre sièges?

Face aux vents mauvais, soyons solidaires et unis. Opposons à ceux qui doutent, hésitent ou nous combattent, notre énergie et notre volonté de convaincre. « Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots. » disait Jaurès. Depuis 2008, je garde, quant à moi, intacte ma volonté de changement et, surtout, d’inventer un autre avenir pour notre pays. photo CL

Solidaires et unis, nous saurons rendre l'espoir
et la confiance à nos concitoyens.
Amitiés socialistes,

Claudine Lepage

Télécharger ici l'ensemble de ma profession de foi et consulter ici ma déclaration de candidature

Vente annoncée de l’Agence internationale d’images de télévision

Posté le 31 octobre 2013

3bad19d1e7J'ai interrogé, par une question écrite, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à propos de la vente annoncée de l'Agence internationale d'images de télévision. Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question :

Mme Claudine Lepage attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la vente annoncée de l'Agence internationale d'images de télévision (AITV). Elle rappelle que ce groupe, créé en 1985, est une filiale de France télévisions qui fournit aux télévisions africaines mais aussi à certaines chaines françaises comme France 5, France ô et TV5 monde des sujets vidéo en langue française ou en anglais. Experte du continent africain, l'AITV s'appuie sur un réseau de correspondants africains mais également sur sa rédaction parisienne qui compte vingt-huit journalistes permanents. Elle indique également que l'AITV travaille en synergie avec Canal France international (CFI) qui n'est autre que l'opérateur de la coopération française en faveur des média africains et qui est subventionné par le ministère des affaires étrangères. Elle s'inquiète que la vente de l'AITV ait des retombées négatives sur de nombreux média africains qui pouvaient s'appuyer chaque jour sur cinq ou six reportages produits par les journalistes d'AITV au moment même où la télévision centrale de Chine (CCTV) développe un réseau en Afrique à Nairobi et où Al Jazeera continue à développer sa couverture sur le continent africain. De plus, elle considère que la perte de ce formidable outil médiatique aura des conséquences pour notre diplomatie d'influence, pour le développement de la langue française et plus largement pour la francophonie car c'est bel et bien AITV qui fournit à cinquante télévisions africaines un journal quotidien de dix minutes. Aussi, elle aimerait connaître les raisons qui poussent France télévisions à se séparer d'AITV alors même que cette agence accomplit, aux yeux de tous, un formidable travail.

Situation de l’Alliance française de Bangui en République centrafricaine

Posté le 31 octobre 2013

http://ateliera3.free.fr/img/alliance_francaise_Bangui.JPGIl y a quelques semaines, j'avais de nouveau interrogé, par une question écrite, Monsieur le ministre des Affaires étrangères au sujet de la situation de l'Alliance française de Bangui en République centrafricaine. Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question ainsi que la réponse de Laurent Fabius.

Texte de question : Mme Claudine Lepage attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la situation de l'Alliance française de Bangui en République centrafricaine. Elle salue l'annonce de la réouverture prochaine, à partir du 1er octobre, de cette Alliance française qui, elle le rappelle, était fermée depuis le 22 mars 2013. Si elle se réjouit de cette décision qui va, de fait, mettre fin au chômage technique que subissait, depuis le 30 avril, le personnel recruté local de l'Alliance, elle souhaiterait également qu'un nouveau directeur soit nommé rapidement. En effet, elle constate que le conseiller de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France, qui avait été nommé directeur par intérim il y a quelques mois, a été maintenu dans ses fonctions. Elle rappelle, une nouvelle fois, que ce fonctionnement est contraire à la réglementation française qui condamne la gestion de fait. Aussi se demande-t-elle s'il ne serait pas opportun de mettre un terme à cette situation qui perdure dans le temps et de revenir à une gestion et un fonctionnement plus conformes.

Réponse de Monsieur le Ministre des Affaires étrangères :

L'Alliance française de Bangui est fermée au public depuis le 22 mars 2013. Compte tenu du contexte sécuritaire, le directeur, comme tous les autres agents à l'exception de ceux de l'ambassade et de l'Institut Pasteur, a été rappelé en France. Après une période de chômage technique (trois mois), il avait été décidé de faire revenir le personnel à temps plein dans la perspective de l'ouverture des cours d'alphabétisation, dont il était prévu qu'ils reprennent mi-octobre 2013. Mais la persistance d'une situation sécuritaire instable a eu pour conséquence le report de ces cours. S'agissant de l'intérim de la direction de l'Alliance exercée par le COCAC, ses visites régulières à l'Alliance avaient rassuré le personnel quant à l'attention que porte l'ambassade à cet établissement. Son intervention avait également permis de fermer l'Alliance française dans des conditions acceptables, notamment en procédant à la rémunération des agents. Mais la Fondation Alliance française et le MAE se sont accordés pour constater que la situation ne pouvait perdurer et ont décidé de demander à l'ambassade de confier cette fonction à un membre du conseil d'administration ou de son personnel. Cependant le conseil d'administration n'a pu encore être réuni en raison de l'absence ou du départ définitif de ses membres. La nomination d'un directeur par intérim parmi ceux-ci n'a donc pas pu intervenir à ce jour.

Un projet de loi ambitieux pour développer et dynamiser l’économie sociale et solidaire

Posté le 30 octobre 2013

Mardi, le ministre Benoît Hamon est venu présenter devant le groupe socialiste au Sénat son projet de loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS), très attendu par les acteurs du secteur. Le projet, préparé pendant un an et demi, sera étudié par le Sénat dès la semaine prochaine.

Le gouvernement a opté pour une vision ouverte de l’économie sociale et solidaire, intégrant notamment les entrepreneurs. Le projet de loi prévoit d’abord la reconnaissance légale de l’ESS, essentielle au développement du secteur, ainsi qu’une aide à la structuration et au développement d’une économie encore trop territorialisée.

Le projet traite ensuite de la question fondamentale de la reprise de PME par les salariés. Chaque année, 50 000 emplois sont détruits dans des PME mises en liquidation uniquement en raison de l’absence de repreneur alors même qu’elles sont viables. Ces emplois sont, pour reprendre les termes employés par le ministre, « gâchés, gaspillés ». C’est ce constat qui motive la volonté de faire du salarié un repreneur potentiel.

Pour cela, il faut d’abord que les salariés soient informés du projet de cession de l’entreprise afin d’avoir le temps de formuler une offre : le droit d’information préalable est la première condition de la reprise. Ensuite il faut que les salariés aient les moyens de faire une offre. Parce que leur épargne peut être insuffisante, le projet de loi prévoit la création d’une « SCOP d’amorçage ». Les SCOP sont des Sociétés coopératives et participatives, dont les salariés sont actionnaires majoritaires. La SCOP d’amorçage prévoit que pendant une période transitoire de 7 ans, les salariés peuvent être majoritaires en voix en détenant moins de 51 % du capital. Au terme des 7 ans, ils doivent détenir la majorité du capital.

Le ministre a spécialement insisté sur le droit d’information des salariés, objet d’une directive européenne de 2001 déjà transposée dans 23 pays européens, mais pas en droit français, ce qui nous place en situation d’insécurité juridique. Le projet de loi répond à cette situation. A propos de ce droit d’information le ministre a insisté sur le fait que le propriétaire peut céder l’entreprise à qui il veut et au prix qu’il veut : il s’agit simplement de faire du salarié un repreneur potentiel. Je le rejoins tout à fait sur ce point, en effet nous ne pouvons aller à l’encontre du droit de propriété. Les sénatrices et sénateurs ont salué le projet de loi, même si certains ont souhaité que priorité soit donnée à la reprise par les salariés, autrement dit, que la loi aille plus loin que le simple droit d’information, vers un droit de préférence.

Compte rendu de mon déplacement à Bruxelles 24 octobre

Posté le 29 octobre 2013

Jeudi 24 octobre :

Dès mon arrivée à Bruxelles, je suis accueillie par Patricia Grillo, conseillère à l'AFE et le Consul général, M. Sylvain Berger. Nous nous rendons au consulat pour une visite et un entretien avec M. Berger.

La communauté française de Belgique comprend 114 000 inscrits dont 67 000 électeurs (77 000 pour les élections AFE) et elle est en constante augmentation. Quelques exilés fiscaux, ce qui n'est pas un phénomène nouveau, beaucoup de jeunes entrepreneurs, mais aussi des personnes en difficulté sociale souvent mal informées des réalités. Contrairement aux idées reçues la pression fiscale est lourde sur l'activité salariée mais c'est sur les biens qu'elle se fait légère. La convention fiscale pourrait être renégociée.

La communauté française est en recul en Flandre car la Flandre est en phase de fermeture et de repli nationaliste.

Au Consulat, deux agents s'occupent des affaires sociales. Actuellement 6 000 personnes en situation de handicap se font suivre en Belgique. Par ailleurs, la Belgique compte 250 détenus français pour des peines longues ou semi longues.

Le Consulat organise des tournées en province, à raison de trois jours par semaine. De nombreuses associations structurent la vie de la communauté française.

Déjeuner à la résidence de France organisé par l'ambassadeur M.Bernard Valéro avec les conseillers à l'AFE, Mmes Francine Bougeon-Massen, Patricia Grillo, MM. Jean-Jacques Rateau, M. Alexandre Laurent et des représentants d'associations dont M. Olivier rousses, président de l'Entraide et Mme Catherine de Valois.

Départ ensuite pour Gand avec Francine Bougeon-Massen, Patricia Grillo et M. Denis Rey, attaché de coopération pour le français afin de rencontrer les responsables du groupe FLAM "La bande à Gavroche". Nous sommes également attendus par M. François Deren, consul honoraire à Gand et le directeur de l'école qui accueille le programme FLAM dans ses murs. Ce programme a deux ans d'existence et il  se porte très bien. Il est en pleine évolution et les responsables sont débordants d'idées et de projets.

Retour sur Bruxelles pour une rencontre avec des membres de Français du monde-adfe et du Parti socialiste pour un échange rapide mais convivial.

 

Compte rendu de mon déplacement à Shanghai (20-22 octobre)

Posté le 28 octobre 2013

photoshDimanche 20 octobre

Arrivée de Hong Kong en fin de matinée. Je suis accueillie à l'aéroport par Jean-François Le Guédes, secrétaire de section du Parti Socialiste. Nous nous rendons par le transrapid puis en taxi à l'hôtel où je logerai, à proximité du Bund.

Déjeuner avec Jean-François et Sylvain Renaud et première découverte rapide du centre historique de Shanghai. Nous nous rendons ensuite à la maison Pourcel située dans l'ancienne concession française où les sections PS et Français du monde-adfe ont invité la communauté française à une réunion  d'information sur la réforme de la représentation politique des Français de l'étranger. L’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger est également débattu. J'ai le grand plaisir de retrouver Stéphanie Héricher, administratrice de la Caisse des Français de l’étranger que je connais pour avoir participé aux réunions de préparation du CA de la CFE à titre d'observatrice. Les questions de la salle sont nombreuses et portent également sur des questions d'actualité et les échanges se poursuivent autour d'un verre.

Diner ensuite avec quelques personnes souhaitant me parler de questions personnelles.

Lundi 21 octobre

Les visites de cette journée se feront en compagnie de Thomas Rollet, Consul général adjoint en charge des relations publiques et Jean-François le Guèdes.

La journée commence par une visite de l’Alliance française et un entretien avec la directrice, Pascale Delpech qui vient d'arriver à Shanghai. L'Alliance est hébergée dans une université du temps libre peu active et souffre donc d'un manque de visibilité. D'autre part elle est située loin d'une station de métro, ce qui ne facilite pas son accessibilité. Trois sites sont implantés à Shanghai depuis une vingtaine d'années.

Le nombre  des étudiants à du mal à se maintenir. Cependant, le secteur enfants se développe ainsi que les ateliers artistiques. L'Alliance est ouverte jusqu'à 22 heures 7j/7 et emploie environ 80 enseignants.

L'Alliance organise des conférences, des séances de cinéma, des concerts des spectacles vivants et des tournées à l'échelon du pays. L'Alliance va devoir payer des impôts sur les revenus et sur les bénéfices à partir de cette année, ce qui risque de mettre son équilibre financier en péril.

Nous nous rendons ensuite au lycée français de Shanghai sur le campus de Qingpu. En l’absence du proviseur, M. Éric Veteau, nous sommes accueillis  par les membres de l'équipe de direction : M.  Stéphane Aufrié, proviseur adjoint, la directrice administrative et financière, le directeur de l'école primaire, directrice des ressources humaines et les membres présents du comité de gestion qui nous font une présentation du lycée installé sur un campus franco allemand. Nous visitons le site mais aucune rencontre avec les enseignants n'est organisée,  sans doute faute de temps.

Après un déjeuner dans l’ex-concession française, nous rencontrons Xavier Moquet, responsable du développement international de l’Université de technologie sino-européenne de Shanghai et MonZen TZEN qui nous parlent de leurs projets de développement qui devraient mener à un double diplôme franco-chinois d'ici 2016/2017. Il s'agit de former des ingénieurs chinois et français pour travailler dans les entreprises françaises en Chine, avec une approche largement interculturelle.

Nous avons ensuite rendez-vous avec la directrice générale adjointe de la Chambre de commerce et d’industrie française Mme Caroline Penard. La chambre  a cinq implantations en Chine : Pékin,  Shanghai, Canton, Shenzhen et Chengdu. 1400 entreprises françaises sont présentes en Chine dont 60 % de PME mais toutes ne sont évidemment pas membres de la Chambre. Il s'agit aujourd'hui de vendre des produits français  dont la haute valeur ajoutée est appréciée, alors que les coûts de production augmentent en Chine ainsi que la consommation. La Chambre de Commerce offre des services d'hébergement aux entreprises, elle dispose de 45 bureaux. Ces entreprises démarrent bien souvent en Chine avec un seul VIE.

La Chambre organise des formations courtes sur 5 jours en lien avec des grandes écoles françaises. Elle s'occupe également de recrutement mais cela devient difficile de trouver un emploi pour qui vient sans projet précis.

Enfin la Chambre publie un magazine tous les deux mois.

Le Consul général, Monsieur Emmanuel Lenain nous reçoit,  ainsi que Stéphanie Héricher, à la résidence de France. Il nous brosse un tableau général de la situation et évoque plus particulièrement deux questions, celle de la convention de sécurité sociale en cours de négociation, et celle des visas. Actuellement 1,4 million de Chinois se rendent en France chaque année. Ce nombre pourrait augmenter et passer à 5 millions assez rapidement. Les visas sont une source de revenus pour la France mais les consulats doivent être dotés en personnel en nombre suffisant pour faire face à la demande.

Nous allons ensuite au Centre sino-français de formation et d’échanges notariaux et juridiques où nous sommes chaleureusement accueillis par un haut fonctionnaire du ministère de la justice, la directrice française Mme Marylise Hébrard, la directrice chinoise et leurs collaborateurs. Mme Hébrard nous présente l'activité du centre et leurs publications.

La journée se termine par un dîner avec Michel Bourbotte responsable de l’association Français langue maternelle (FLAM)  et  Thomas Chen responsable de l’association des familles franco-chinoises.

Mardi 22 octobre

Retour sur Paris

Compte rendu de mon déplacement à Hong-Kong (17-20 octobre)

Posté le 28 octobre 2013

Jeudi 17 octobre 2013

Arrivée en fin d'après midi à Hong Kong où je suis accueillie à l'aéroport par Lilas Bernheim, Consul général adjoint, et par René Aicardi, Conseiller AFE de la circonscription.

Première rencontre avec Sébastian Veg, Directeur du Centre d’études Français sur la Chine contemporaine que j'ai plaisir à revoir et qui me parle de l'urbanisation de la Chine rurale, sujet largement traité dans la revue du centre "Perspectives".

Vendredi 18 octobre

La journée commence par une visite du consulat et par une rencontre avec  le Consul général, Arnaud Barthélémy qui me présente la situation politique et économique locale. Un point sur la  présence française à Hong Kong est également fait.

Hong-Kong bénéficie d’un taux de croissance d'environ 5 % et le secteur bancaire est prédominant. C'est une économie libérale avec cependant un filet de sécurité pour les plus démunis mais il n'y a aucune redistribution. Si l'expression est libre,  il n'y a pas de suffrage universel. La classe moyenne semble de plus en plus mécontente ce qui peut donner lieu parfois à des manifestations. Le problème de l'immobilier est crucial. Seul 20 % du territoire Hongkongais est construit.

Le nombre de Français résidant à Hong Kong est d'environ 16 000 dont 11 000 seulement sont inscrits.  Toutes les grandes entreprises françaises sont présentes. De plus, le secteur du luxe et celui de l'agroalimentaire sont en forte croissance.

Accompagnée par René Aicardi, Anne Denis-Blanchardon, Conseillère de Coopération et d'Action culturelle, et de Martine Faure, Attachée de Coopération pour le Français, nous nous rendons au Lycée français international Victor Segalen pour plusieurs rencontres avec le Proviseur, Christian Soulard, le Proviseur-adjoint, Stéphane Ivanoff, l'équipe de direction, les représentants du personnel, le Président du comité exécutif, les Délégués d'élèves. La question du projet immobilier est largement évoquée.

Actuellement 2500 élèves sont scolarisés sur quatre sites. Un cinquième, provisoire, devrait ouvrir jusqu'en 2017. Le projet d'extension prévu lors de mon précédent passage est en suspens car les autorités Hongkongaises ne souhaiteraient  pas déclasser la zone protégée sur laquelle les nouveaux bâtiments devaient être construits. Des projets alternatifs sont à l'étude par le comité de gestion.

Nous nous rendons ensuite  à l'école "Lou Pichoun" de Stanley, dirigée par Nicole Tam. Lou Pitchoun est une école maternelle française qui existe depuis quinze ans maintenant et qui accueille aujourd'hui une soixantaine d'enfants. Elle ne cesse de s'agrandir pour répondre à la demande des familles. L'école propose également des activités périscolaires après la classe et pendant les vacances : aide aux devoirs, musique, théâtre, arts plastiques, mandarin par l'immersion ... L'école souhaiterait demander l'homologation pour au moins une classe.

Puis nous nous dirigeons vers l'Alliance Française, qui fêtera son 60ème anniversaire le 31 octobre,  pour un entretien avec Stéphane Joly, son directeur. L'alliance est au cœur de l'actualité culturelle d’ Hong Kong avec notamment son festival de cinéma French Cinepanorama, le festival culturel annuel le French May et son magazine bilingue "Paroles".

En fin d'après-midi, nous nous rendons à la résidence de France où Arnaud Barthélémy et son épouse, Elisa,  avaient convié une soixantaine de personnes représentatives de la communauté française.

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C'était l'occasion bienvenue de rappeler à nos concitoyens les échéances électorales de 2014 : élections européennes et consulaires et à les inviter à s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2013. Des échanges et discussions se sont poursuivis autour du buffet dans une atmosphère détendue et sympathique.

Samedi 19 octobre

La journée  a débuté par une interview avec Philippe Dova pour "Trait-d'union", magazine de la communauté francophone.

Dans le cadre de la préparation de la célébration du 50ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques franco-chinoises, René Aicardi et moi-même étions invités à participer à la réunion de présentation d' Hong Kong qui s'est tenue au Consulat général. Cette réunion était destinée à la délégation de la Fondation Charles de Gaulle dont le président est Jacques GODFRAIN, ancien ministre. Nous avons également été invités  à partager le déjeuner-buffet à la Résidence de France.

Nous avons ensuite retrouvé le Commandant Jean-Christophe Marten-Perolin, Chef d'antenne au Consulat général, Antoine Aubel, Conseiller financier au Service économique, Sébastien Jaunâtre, Consul, Chef de chancellerie, Isabelle Saves, Attachée scientifique pour des entretiens sur leur action.

De 18h00 à 21h30, nous nous retrouvons pour un  moment associatif et convivial dans un restaurant indien pour le dîner-débat sur la loi du 22 juillet 2013 relative à la représentation politique des Français de l'étranger. Après la présentation de cette réforme, la discussion s'est prolongée tout au long du repas.

Dimanche 20 octobre

Lilas Bernheim et René Aicardi me  raccompagnent à l'aéroport pour un départ sur Shanghai.