Neuhausen Café

Français de l’étranger : toutes les propositions sur l’éducation

Posté le 4 avril 2012

L'enseignement français à l'étranger a été, année après année, fragilisé. Pour François Hollande, il doit être accessible à tous les enfants français établis hors de France, et à tous ceux qui souhaitent apprendre notre langue et partager notre culture.

Depuis 5 ans, Nicolas Sarkozy menace la qualité et l’égalité de l’enseignement des Français de l’étranger

- Un semblant de gratuité, mais à quel prix ?

Nicolas Sarkozy assure volontiers être l’instigateur de la gratuité pour l’enseignement français à l’étranger. Cependant, cette prétendue gratuité nuit à la qualité de l’enseignement des Français de l’étranger. Elle a en réalité réduit la démocratisation de l'accès à l'éducation dans les écoles françaises.

Initialement, la gratuité devait s’appliquer à tous les enfants scolarisés dans un établissement d’enseignement français mais elle a été progressivement réduite aux trois classes du lycée, puis plafonnée au niveau des frais d’écolage de 2007-2008.

Cette prise en charge de la scolarité (PEC) a eu de nombreux effets pervers : le désengagement des entreprises (qui payaient pour leurs expatriés), le durcissement des critères de bourses (consécutifs à la hausse des demandes, elle-même engendrée par l’augmentation des frais d’écolage), l'éviction des élèves étrangers, pourtant garants de la mixité et donc de la richesse de nos écoles (en raison, notamment, de la hausse des frais d’écolage plus élevée encore pour ces élèves), et difficultés accrues pour les fonctionnaires français modestes.

- L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger a été fragilisée

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), pilier de notre enseignement français à l’étranger, a été sans cesse fragilisée par la politique de Nicolas Sarkozy: sa dotation de fonctionnement a été réduite; il lui est difficile de recruter des enseignants nouveaux et de souscrire des emprunts pour financer les projets de construction de nouvelles écoles; elle doit supporter des charges nouvelles (comme les pensions civiles, les travaux d’entretien et de sécurité). Elle ne peut donc plus répondre à la demande d’enseignement français à l’étranger pourtant très forte.

Le résultat de la politique menée par le président candidat est la création d’une école de privilégiés.

Communiqué de François Hollande sur la situation au Mali

Posté le 4 avril 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

mardi 3 avril 2012

François Hollande, candidat à la présidence de la République

 

 Alors que la situation reste particulièrement tendue et préoccupante au Mali, la priorité de tous doit aller au rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la sécurité dans ce pays dont l'intégrité territoriale doit être préservée. Les initiatives de la CEDEAO qui visent à favoriser le retour de la démocratie, la fin des combats et la sécurité sur l'ensemble du territoire du Mali doivent être appuyées, notamment par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Ces actions visent à ce que cessent les combats et que le pouvoir, au-delà du rétablissement de la constitution, soit pleinement et sans délai remis aux autorités légitimes afin que des élections présidentielles puissent être rapidement organisées et que l'ordre public démocratique soit rétabli sur l'ensemble du territoire malien.

Je tiens à marquer ma solidarité à l'égard de nos nombreux compatriotes qui vivent au Mali, pour la plupart d'entre eux à Bamako. Leur sécurité doit être impérativement garantie

Mes pensées vont aussi à nos compatriotes qui sont encore retenus en otages dans la région, à leurs familles et à leur proches.

Je sais combien sont nombreux les Français et les ressortissants maliens qui résident dans notre pays, qui suivent avec attention et inquiétude la situation dans ce pays ami dont les liens avec la France sont anciens, profonds et nombreux. Il est impératif que la communauté internationale se mobilise en faveur du Mali et de l'ensemble de la région fragilisée par de tels conflits mais aussi par la sécheresse qui pèse durement sur les conditions de vie des populations.

20minutes.fr – Présidentielle: Les Français de l’étranger, des électeurs à chouchouter

Posté le 3 avril 2012

PRESIDENTIELLE - Un électeur sur quarante environ est établi hors de France. Un chiffre qui n'a pas échappé aux équipes de campagne des candidats, qui leur font la cour. Pas question de laisser le champ libre à Nicolas Sarkozy sur ce terrain-là...

En 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu près de 54% des suffrages des Français de l’étranger au second tour, près d’un point de plus que pour l’ensemble des résultats au niveau national. 183.613 bulletins avaient été introduits dans l’urne en sa faveur. Pas négligeable. Pour l’élection à venir, l’enjeu prend encore plus d’importance. Car ces Français établis hors de France sont aujourd’hui un peu plus d’un million à être inscrits sur les listes électorales consulaires, 400.000 de plus qu’en 2007, avec une progression constante. Pour l’élection à venir, le nombre de bureaux de vote a aussi augmenté, ce qui devrait encore contribuer à réduire l’abstention. Résultat: les candidats espèrent bien capter à eux ces centaines de milliers de voix potentielles.

Envoi massif d’emails

Premier moyen de les toucher à distance, l’email. La loi autorise les équipes de campagne à obtenir les listes électorales auprès des consulats, et avec elles, les adresses mail des Français de l’étranger. C’est Nicolas Sarkozy qui le premier a ouvert le bal en 2012, avec une première lettre. Suivi de près par François Hollande et François Bayrou. Ces «messages aux Français hors de France», Chloé, une expatriée établie à Sarrebrück, en Allemagne, ne les a pas du tout appréciés: «Je ne m’y attendais pas! C’est du harcèlement, de l’intrusion! On ne peut pas faire ça en France, pourquoi on pourrait nous le faire à nous?». «Région par région» d’abord, avant un envoi généralisé pour le FN, «envois parcimonieux» pour le Front de gauche ou EELV… tous les partis s’y mettent; seul diverge le dosage.

Tournée internationale

Autre moyen de séduction, les tournées à l’étranger, pour les partis qui en ont les moyens. Laurent Fabius, Martine Aubry ou Pierre Moscovici, sont par exemple les émissaires de François Hollande; à chaque déplacement, ils rencontrent ces expatriés. Claudine Lepage, responsable du pôle Français de l'étranger au PS, rappelle leur importance électorale: «Tous les expatriés n’avaient pas voté Sarkozy en 2007, loin de là. Certes il a fait de bons scores dans les pays anglo-saxons. Mais au Canada et en Allemagne par exemple, Ségolène Royal était devant!» Ce sont autant de pays à aller conquérir pour marquer des points. «Une élection se joue voix par voix.»

Mobiliser par les réseaux sociaux

Pas de tournée mondiale pour les petits candidats. Alors ils comptent sur leurs militants sur place. Raquel Garrido pour le Front de gauche explique: «Nous avons des équipes qui se montent localement, avec un nombre de personnes très variables.» Même aux deux seuls militants de Yaoundé, au Cameroun, elle propose de «parler dans la presse locale, de monter des groupes Facebook»… Chaque parti s’appuie aussi sur ses candidats aux législatives dans les circonscriptions de l’étranger. Et sur les «techniques innovantes du Web», «avec des espaces réservés, et Twitter» détaille Damien Lempereur, de l’équipe de Nicolas Dupont Aignan.

Dire aux expats ce qu’ils veulent entendre

Le fond des sujets abordés compte aussi. Car les Français de l’étranger ont leurs problématiques. Sergio Coronado, directeur de la communication d’Eva Joly, insiste auprès des expatriés sur les impôts, la binationalité et «la prise en charge des frais de scolarité» mise en place par Nicolas Sarkozy. Cette dernière n’est selon lui et l’ensemble des partis de gauche qu’une «fausse gratuité qui ne concerne qu’une infime minorité d’élèves

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Enseignement français à l’étranger: l’AEFE a tenu son Conseil d’administration le 27 mars

Posté le 2 avril 2012

Le 27 mars dernier, j'ai assisté au conseil d'administration de  l'AEFE . Retrouvez un compte-rendu ci-dessous:

Point de situation.

Au Mali,  le lycée français a été fermé, tout comme au Congo où ont eu lieu des émeutes. En Lybie, la mission laïque espère ouvrir les classes de primaire à la rentrée. En Syrie, le lycée est toujours ouvert et la direction essaye de planifier les examens. Le lycée d’Alep a été transféré. Les résidents demeurés en Syrie ainsi que les 600 élèves syriens disposent d’enseignants recrutés locaux pour poursuivre leur scolarité. Toutefois le Proviseur s’inquiète des incidences du départ des élèves sur le remboursement de l’emprunt pour le projet immobilier. Le lycée va être confronté à un vrai problème financier.

La situation immobilière.

Elle demeure très préoccupante, les établissements sont en mauvais état. La loi de programmation des finances publiques pour les années 2011 à 2014 a interdit à l’AEFE de contracter des emprunts auprès d’établissements bancaires privés pour une durée supérieure à douze ans. Or, la durée moyenne des emprunts que l’Agence contracte pour ses projets immobiliers est de 15 ans. La question du financement des travaux demeure donc très préoccupante. Les parents d’élèves, par la voix de François Denis, Président de la FAPEE, et les représentants syndicaux constatent que  les familles paient de plus en plus et que l’annonce d’un encadrement des frais de scolarité était un leurre. Ils dénoncent un système d’autofinancement : la gratuité ne marche pas.

Gestion.

En 2013, l’AEFE disposera d’un nouvel outil informatique : actuellement les logiciels sont incompatibles. Il s'agit donc d'introduire un logiciel qui permette une remontée mensuelle des comptes et remplacera la saisie annuelle des données.

Parents d’élèves.

Les parents regrettent de ne pas être plus entendus par l’AEFE.

ISVL.

Mme Descôtes précise que le coût de l‘ISVL s’élève à 2 384 000 euros et qu’il atteindrait 10 000 000 € si les demandes des syndicats étaient satisfaites.

Congés maladie.

Mme Descôtes a confirmé la modification du décret 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à l’abattement de l’ISVL en cas de congé maladie. C’est une énorme avancée saluée par tous.

 

Fusion de France24 et RFI et indépendance des médias

Posté le 2 avril 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le 29 mars 2012

Claudine Lepage, Responsable du pôle Français de l'étranger

Aurélie Filippetti, Responsable du pôle Culture, audiovisuel, médias

 

Fusion de France24 et RFI et indépendance des médias

Il y a quelques jours s’est tenu le premier Conseil d’administration de l’Audiovisuel extérieur de la France, depuis la fusion de RFI avec France 24.

Le feuilleton juridico-médiatique de la fusion entre la 3ème plus grande radio internationale et la toute jeune chaîne de télévision a pris fin il y a quelques semaines, après que la justice a débouté le Comité d’entreprise de RFI de sa demande de suspendre la décision de fusion, qui avait été entérinée le 13 février

Au bout de trois ans et de quelques 30 contentieux, le président de AEF, M. de Pouzilhac, a donc achevé la mission que lui avait confiée Nicolas Sarkozy en le nommant à la tête de AEF en 2008: une fusion menée tambour battant, sans aucune considération pour les syndicats, les salariés, les auditeurs et téléspectateurs et les contribuables mais bien conforme au bon plaisir du chef de l’Etat.

La République exemplaire ne peut exister sans l’indépendance des médias : François Hollande a réaffirmé, devant la « France de la création » rassemblée au Cirque d’hiver, son engagement de faire nommer les présidents des chaînes de l’audiovisuel public par une instance indépendante.

 

 

Agenda avril 2012

Posté le 1 avril 2012

Suspension des travaux parlementaires du fait des élections présidentielles

30 mars - 6 avril : visite aux communautés françaises de Johannesburg et Le Cap (Afrique du Sud) et de Maputo (Mozambique

10, 17, 24 avril : Réunion du groupe socialiste du Sénat

11, 18, 25 avril : Réunion des chefs de pôle de l'équipe de campagne de François Hollande

13 - 15 avril : visite à la communauté française d'Istanbul (Turquie)

17 avril : Commission de la culture: Audition d'Alain Seban, président du centre Georges Pompidou

22 avril : premier tour des élections présidentielles

30 avril - 1er mai : visite à la communauté française de Chypre

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Français de l’étranger, comment voter aux élections présidentielles?

Posté le 30 mars 2012

Si vous êtes inscrit sur la liste électorale consulaire 2012 et que vous avez choisi de voter à l’étranger pour l’élection du président de la République, les dates et les modalités de vote sont les suivantes:

LES DATES DU SCRUTIN:

  • Premier tour:
    - Samedi 21 avril 2012 pour le continent Amérique
    - Dimanche 22 avril 2012 pour le reste du monde
  • Deuxième tour:
    - Samedi 5 mai 2012 pour le continent Amérique
    - Dimanche 6 mai 2012 pour le reste du monde

LES MODALITÉS DE VOTE:

  • Vote à l’urne en personne : La liste des bureaux de vote sera prochainement arrêtée et leurs adresses seront consultables sur les sites des différents consulats français à l’étranger.
    ATTENTION NOUVELLE MESURE (arrêté du 2 mars 2012) : AUCUNE PIÈCE DÉLIVRÉE PAR UNE ADMINISTRATION PUBLIQUE ÉTRANGÈRE ne sera admise (à l’exception du passeport biométrique européen).
  • vote par procuration
  • Le vote par correspondance n’est pas autorisé pour les élections présidentielles.
  • Vote des jeunes majeurs : les jeunes majeurs qui ont eu 18 ans au plus tard le 29 février et qui sont inscrits au Registre des Français de l’étranger sont inscrits automatiquement sur la liste électorale. Les jeunes nés entre le 1er mars et le 21 avril et qui sont inscrits au Registre des Français de l’étranger doivent demander par écrit leur inscription au Consulat au moins 10 jours avant le premier tour des scrutins.

COMMENT ÉTABLIR UNE PROCURATION? :

Ou s'adresser ? Auprès de l'Ambassade, du Consulat d'un consul honoraire habilité ou à l'occasion d'une tournée consulaire.

Quels documents présenter?

  • Votre justificatif d’identité (carte nationale d’identité, passeport, ou permis de conduire) et une attestation sur l’honneur d'impossibilité de se rendre au bureau de vote le jour du scrutin (sans justification).
  • Le nom de famille, nom d’usage, prénom(s), adresse, date et lieu de naissance de la personne qui votera pour vous et qui doit être inscrite sur la même liste électorale consulaire que le mandant qui donne la procuration.

Questions fréquentes:

  • Si je ne connais personne à qui donner ma procuration?
    Les équipes de François Hollande et du PS vont vous contacter pour vous mettre en relation avec des citoyens partageant vos valeurs et qui pourront porter votre procuration. Il vous suffit de remplir ce formulaire.
  • La personne à qui je donne procuration doit-elle m'accompagner pour son établissement?
    Non, lors de l’établissement de la procuration, la présence du mandataire (la personne à qui est donnée la procuration) n’est pas requise. Mais vous devez la prévenir car elle ne recevra aucun document officiel.
  • Si je change d'avis?
    Vous pouvez, à tout moment, résilier la procuration que vous avez donnée devant l’autorité qui l’a dressée. Et même si vous avez donné procuration, vous pouvez voter en personne à condition de vous présenter au bureau de vote avant votre mandataire.
  • Combien de procurations peut porter mon mandataire?
    Trois procurations au plus peuvent être établies par mandataire: soit deux procurations établies à l’étranger et une établie en France, soit trois procurations établies à l’étranger. Lorsqu’un mandataire reçoit un nombre de procurations supérieur à celui qui est autorisé, les deux procurations les plus anciennes sont seules prises en considération.
  • Combien de temps est valable ma procuration?
    Le temps d'un scrutin (pour 1 ou 2 tours)ou encore jusqu’à 3 ans pour les Français établis hors de France à condition que la procuration soit établie par l’autorité consulaire du lieu de résidence.

Procurations 2012: tout le monde doit pouvoir voter pour le changement!

Posté le 30 mars 2012


Il y a 6 mois, le Sénat passait à gauche…

Posté le 29 mars 2012

Pour François Rebsamen, le Président du groupe socialiste du Sénat, "le nouveau Sénat a esquissé ce que serait notre République si le candidat de la gauche emportait l'élection présidentielle : une République exemplaire, apaisée, sûre d'elle-même, rassemblée, solidaire et juste."

Nous souhaitons tous que cet événement soit considéré dans l'avenir comme le signe annonciateur de la victoire de François Hollande en 2012.

Voici notre bilan, celui d'une majorité sénatoriale pour la première fois à gauche sous la Vème République.

Retrouvez le bilan de la majorité sénatoriale en fichier PDF.

Meeting de Martine Aubry à Bruxelles le 26 mars

Posté le 28 mars 2012

Martine Aubry entourée de Catherine Trautmann, Harlem Désir, Laurette Onkelynx et Philip Cordery

Grand meeting de Martine Aubry, le 26 mars 2012, venue à Bruxelles en tant que Première secrétaire du Parti socialiste pour soutenir la campagne de François Hollande et celle de Philip Cordery, secrétaire général du PSE et notre candidat aux législatives pour la quatrième circonscription, celle du Bénelux où il mène une campagne de proximité et de terrain avec Hélène Le Moing, sa suppléante.

Dans le public, avec Catherine Trautmann, Harlem Désir, Richard Yung et Hélène Conway-Mouret

Laurette Onkelinx, Vice Première ministre socialiste de Belgique et ministre des affaires sociales et de la santé, et Philip Cordery ont précédé Martine Aubry à la tribune dans une ambiance chaleureuse et dynamique : la salle était comble, remplie d’un public de 800 personnes.

Martine Aubry a axé son discours sur le bilan de Nicolas Sarkozy et l’échec de sa politique puis a repris les grands thèmes de la campagne de François Hollande en accentuant son intervention sur la relance de l’emploi et la relance économique.

Elle a évoqué les exilés fiscaux en rappelant qu’ils constituent une minorité de la communauté française en Belgique (110 000 Français sont enregistrés au consulat général de France à Bruxelles). « Sarkozy critique les exilés fiscaux alors qu’il a fait de nombreux cadeaux aux plus riches avec sa réforme ».