Agenda décembre 2010
Cocktail en l'honneur du départ de Jacques Muller, sénateur du Haut Rhin
2 décembre
Délégation droits des femmes et égalité des chances hommes-femmes:
AUDITION SUR LE THEME FEMMES ET SPORTS:
M. William Gasparini, Professeur des universités en STAPS, Directeur de l'Équipe de recherche en Sciences sociales du sport (EA 1342), Université de Strasbourg
Contre-réforme territoriale : des dispositions injustes et incohérentes qu’il faudra abroger !
Mercredi 17 Novembre, après près d’un an de « navettes » et d’âpres négociations entre les deux Chambres, le projet de loi de réforme des collectivités territoriales a définitivement été adopté par l’Assemblée nationale. Cette « réforme » qui devait être l’occasion de faire faire un bond en avant à notre démocratie décentralisée, constitue en réalité une régression territoriale sans précédent dans l’histoire de la Vème République.
Les damnés de la Terre …
Apparu rappelle à l'ordre les préfectures sur l'hébergement d'urgence des sans-papiers
Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a annoncé lundi qu'une circulaire «hiver» serait envoyée «en fin de semaine» à toutes les préfectures rappelant notamment le principe de «l'accueil inconditionnel» dans les centres d'hébergement d'urgence.
«Comme tous les ans, nous avons une circulaire dite "hiver" qui va partir en fin de semaine et qui réaffirmera ce principe» inscrit dans le Code de l'action sociale et des familles, a déclaré Benoist Apparu.
Ce principe a «été réaffirmé à plusieurs reprises par le président de la République, le Premier ministre», a souligné le ministre qui a rappelé la semaine dernière lors d'une visite au Samu social l'objectif de «zéro demande non pourvue».
«Il y a une mise à l'abri humanitaire quelle que soit la situation individuelle des personnes. Quand il y a un risque de passer la nuit dehors lors d'une période de grand froid, on ne se pose pas la question de savoir si la personne est française ou non, si elle a des papiers ou non», a poursuivi Benoist Apparu.
Le ministre réagissait aux informations publiées aujourd'hui dans Libération, selon lesquelles les préfectures du Calvados, du Haut-Rhin et de l'Yonne auraient demandé aux associations chargées de l'hébergement de refuser les étrangers en situation administrative irrégulière en cas de manque de places.
«J'ai fait appeler les trois préfectures, c'est réglé», a assuré Benoist Apparu, faisant état «soit de zèle soit d'une mauvaise application» des directives. Quelque 113.000 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes toute l'année. Pendant l'hiver, environ 10.000 places supplémentaires sont mobilisables.
(Source AFP)
Action extérieure de l’État, un simulacre de débat
Le débat budgétaire qui s’est déroulé ce jeudi 25 novembre relève de la mascarade. Contraints par le temps, il n'a pas été permis aux trois sénateurs socialistes de défendre comme il convenait les deux sujets de préoccupation majeurs des Français établis hors de France, que sont l'enseignement français à l'étranger et l'action sociale, précisément ici la CFE.
Monique Cerisier ben Guiga a d’ailleurs fait le choix, lors de la présentation de son rapport pour la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, d'évoquer en priorité la politique immobilière de l'AEFE encore davantage menacée par une nouvelle réglementation. Claudine Lepage a, pour sa part, alerté les sénateurs sur la situation financière toujours extrêmement préoccupante de l'Agence, exacerbée par les charges nouvelles qui pèsent sur elle, dont la PEC. Richard Yung s'est inquiété de l'absence de stratégie quant à la gestion du patrimoine immobilier de l'État à l'étranger et de la tiédeur du gouvernement sur le service européen d'action extérieure (SEAE).
Vous retrouverez le texte des interventions sur les pages de chacun des trois sénateurs Monique Cerisier ben Guiga, Claudine Lepage et Richard Yung.
Par ailleurs, ils regrettent que Michèle Alliot-Marie, nouvelle ministre des Affaires étrangères et européennes, ait tout simplement été partielle et partiale, ne répondant qu’aux sénateurs UMP des Français établis hors de France, ne parlant que de crédits et laissant de côté toutes les difficultés soulevées en discussion générale relevant de politique internationale, certainement moins important…
En définitive, tous les amendements qu'ils ont déposés sur l'AEFE (double plafonnement de la PEC et abondement de la dotation de l'État à l'Agence), la CFE (rétablissement intégral de la dotation de l'Etat à la CFE permettant de financer le coût de la 3ème catégorie aidée et à défaut, amendement prévoyant le transfert de crédit assurant, pour le moins, le financement par l'État de la moitié du coût de la 3ème catégorie aidée), et l'abondement des crédits pour les pensions civiles des agents, ont été rejetés.
Quant aux amendements déposés par les sénateurs de droite et adoptés, ils n'ont pas reçu leur soutien.
Ainsi, concernant l'AEFE, et plus précisément la prise en charge de la scolarité, l'un des amendements adoptés prévoit la séparation des crédits selon le type d'aide à la scolarité, PEC ou bourses, interdisant ainsi tout transfert entre les deux lignes budgétaires. Un autre amendement instaure un plafonnement à la PEC, fixé par décret, après avis de l'AFE, mais toujours sans prise en considération des revenus des familles et donc sans véritable justice sociale.
Quant à l'amendement destiné à pallier la nouvelle mesure qui interdit aux opérateurs de l'État d'emprunter sur plus de douze mois, qui avait été dénoncé en discussion générale, il ne doit son rejet qu'à la procédure de vote par scrutin public demandée par la commission des Finances . Le vote à main levée habituellement utilisé, aurait permis son adoption, puisque une majorité des sénateurs présents en séance lui étaient favorables.
En ce qui concerne la Caisse des Français de l'étranger, le Sénateur Gouteyron, avec le vote des sénateurs UMP a obtenu que soit supprimé le cofinancement par l'Etat, à part égale, de la 3ème catégorie aidée. Puis, la majorité sénatoriale à voté contre les crédits supplémentaire de l'Etat en faveur de cette catégorie que les trois sénateurs socialistes proposaient par voie d'amendement. Par une telle mesure, le fondement même de la création de la 3ème catégorie aidée (article 19 de la loi de modernisation sociale de 2002), à savoir l'engagement solidaire de l'État envers les Français de l'étranger en matière de protection sociale, tombe. Celui-ci n'a plus obligation à participer à son financement, l'implication des consulats dans le suivi des dossiers s'en fera d'ailleurs également ressentir. On peut craindre la prochaine étape qui consisterait à supprimer totalement cette aide, privant une grande part de nos concitoyens de l'accès à la CFE.
La majorité sénatoriale s'est également opposée à notre amendement proposant d'abonder à hauteur de 10 millions d'euros les crédits destinés au paiement des pensions civiles.
En définitive, le vote de ces crédits de la mission Action extérieure révèle, à nouveau, le mépris de l'Etat pour les plus vulnérables d'entre nous.
Monique Cerisier-ben Guiga, Claudine Lepage et Richard Yung Sénateurs représentant les Français établis hors de France
Budget 2011 – mission action extérieure de l’Etat : l’intégralité de mon intervention
Monsieur le président, Madame le Ministre, chers collègues,
Les années se suivent et se ressemblent…
A nouveau je veux vous alerter sur la situation financière extrêmement préoccupante de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.
L’adoption, cet été, de la loi relative à l’action extérieure de l’Etat pouvait augurer un avenir moins sombre pour notre « diplomatie culturelle et d’influence» dont l’AEFE est l’un des acteurs.
Cette loi de finances a eu tôt fait de dissiper toute illusion.
La honte doit changer de camp !
CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL. 75 000 SONT VIOLEES. JE SUIS L’UNE D’ELLES, JE PEUX ETRE L’UNE D’ELLES
Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de notre volonté, le mépris de notre consentement. Les hommes ne sont pas plus que les femmes régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable. Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers, mais une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes-hommes. Sous l’effet de la peur, de la pression de notre entourage, de la volonté d’oublier, une majorité d’entre nous n’a pas porté plainte. Nous dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés. Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Nous refusons de nous laisser culpabiliser sur notre tenue, notre comportement, nos fréquentations. Aucune honte ne doit peser sur nous. Nous devons être entendues sur ce que nous avons subi. Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés. Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste. Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !
Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public.
Haïti: Urgence de la situation pour 320 enfants apparentés avant le séisme et toujours bloqués dans le pays
J’ai été de nouveau saisie par des familles en cours d’adoption d’enfants restés en Haïti. Les procédures administratives du côté haïtien n’avancent pas. 320 enfants sont concernés. L’inquiétude des familles redouble face à l’épidémie de choléra qui sévit et a déjà provoqué la mort de plus d’un millier de personnes. J’ai adressé une question écrite (voir ci-dessous) à Michèle Alliot-Marie, Ministre des Affaires étrangères et européennes afin que le gouvernement français insiste auprès des autorités haïtiennes pour accélérer les procédures. Nous sommes à 10 jours des élections et il faut espérer que les décisions politiques, en suspens depuis plusieurs mois, soient enfin prises les élections passées. Parmi elles une loi sur l’adoption et enfin, peut-être, la signature de la Convention de La Haye. En attendant il faut aider les 320 enfants et les familles qui restent dans l’angoisse et l’incertitude.
LA HALDE doit rester une autorité administrative indépendante et autonome
J'ai signé cet appel et vous invite à faire de même ici.
La naissance de la HALDE est le résultat d’un long processus politique, réfléchi et nourri par de nombreuses expériences et de combats portés par des organisations syndicales et associatives. Il y a ainsi presque 10 ans, un collectif, composé à la fois de ces organisations et d’experts s’est constitué dans l’unique but d’appeler à la création d’une « autorité administrative indépendante », à vocation généraliste en matière de discrimination et universelle, prompte à combattre efficacement les pratiques discriminatoires. Il était grand temps que la France se dote d’une véritable politique de lutte contre les discriminations. La mise en place d’une instance indépendante, autonome, qu’impose en tout état de cause le droit communautaire, en constitue le point d’orgue. Avec la loi du 30 décembre 2004 est apparue enfin dans notre paysage institutionnel la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE).
Insupportable !
Huit millions de personnes pauvres vivant avec moins de 950 euros par mois dont deux millions d’enfants, c’est le chiffre alarmant que pointe Dominique Versini, Défenseure des Enfants, dans son rapport annuel rendu public en début de semaine. Parmi ces familles en grande difficulté on compte 30% de familles monoparentales. Enfants mal logés, avec une vie sociale compliquée, un travail scolaire perturbé et une santé fragile, telles sont les difficultés engendrées par ce fléau de la pauvreté.
Débat PLFSS: trois amendements en faveur des Français de l’étranger repoussés
Lors du débat sur le budget de la Sécurité sociale, Monique Cerisier ben Guiga, Richard Yung et moi-même avons déposé trois amendements relatifs aux cotisations à la Caisse des Français de l’Etranger et aux certificats de vie exigés périodiquement pour le versement des pensions de retraite.
Deux de ces amendements ont été déclarés irrecevables sur le fondement de l’article 40 de la Constitution, en ce qu’ils constituent une augmentation de charges. L’un visait précisément à suspendre, pour les Français expatriés souhaitant adhérer à la Caisse des Français de l'étranger, la rétroactivité du paiement des cotisations afférentes à la période écoulée depuis le début de l'expatriation. L’autre, amendement de repli, avec un objet identique limitait cette suspension aux seuls bénéficiaires de la catégorie aidée.
La commission des Finances a motivé sa décision par le fait que ces amendements avaient pour objet non une baisse de cotisation, mais la suspension d'un droit d'entrée permettant l'ouverture de droits. Dans ces conditions, ils engendrent une augmentation des charges et non une baisse de recette pour la CFE et ne peuvent donc être gagés.
J'ai, en vain, contesté cette analyse en considérant que la mesure, en permettant une hausse du nombre d'adhérents, ne constitue pas une augmentation de charges et en rappelant, qu'un amendement similaire déposé sur le PLFSS 2009 par les mêmes sénateurs avait, lui, été déclaré recevable.
Le troisième amendement reprenait un amendement rejeté au cours de la discussion du projet de loi portant réforme des retraites. Il visait à harmoniser la fréquence à laquelle les retraités doivent fournir un justificatif d’existence, tout en permettant sa transmission par voie télématique et en faisant preuve de davantage de tolérance en cas de retard dans sa communication. Cet amendement a été rejeté in extremis, à une voix prés, malgré un avis de sagesse de la part de la commission des Affaires sociales mais avec l’opposition du gouvernement, qui a pourtant considéré "l'idée bonne"!
Vous trouverez ci-dessous les textes de mes interventions et pouvez consulter les amendements 133, 134 et 132.










