Neuhausen Café

Sénat-Hébdo de la semaine du 4 au 8 novembre 2013

Posté le 13 novembre 2013

logo_senat_07L'événement cette semaine au Sénat, c'est l'examen du projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire (voir mon article sur le sujet).
Les autres faits marquants de la semaine :
- le rejet à l'unanimité du projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites (voir mon article sur le sujet),
- la table ronde sur le thème de la sécurité sociale des élus locaux,
- la présentation des conclusions du contrôle budgétaire sur le rôle des douanes dans le commerce en ligne.


Un front uni contre le chômage des jeunes en Europe

Posté le 12 novembre 2013

boulangFrançois Hollande reçoit aujourd’hui à Paris 24 chefs d’Etat et de gouvernement européens, accompagnés de leurs ministres du travail, pour un second sommet sur la lutte contre le chômage des jeunes en Europe, après une première conférence organisée à Berlin, en juillet. Les présidents du Conseil européen, de la Commission, du Parlement et de la Banque européenne d’investissement (BEI) seront également présents.

A l’heure où 5,5 millions de jeunes européens de moins de 25 ans sont privés d’emploi, soit un taux de chômage des jeunes de 24 % en moyenne et dépassant les 60 % en Grèce, la coordination des pays de l’Union apparaît indispensable pour tenter de faire face à ce fléau.

La réunion vise essentiellement à s’assurer de la bonne mise en œuvre des moyens consacrés à la lutte contre le chômage des jeunes, en particulier l’enveloppe de 6 milliards d’euros qui sera débloquée en janvier prochain pour une période de deux ans, suite à la décision prise par les chefs d’Etat et de gouvernement en juin dernier. En y ajoutant les contributions du Fonds social européen et de la BEI, 45 milliards seront mobilisés sur trois ans (2013 à 2015). L’objectif à atteindre est qu’un jeune ne reste pas plus de quatre mois sans emploi ni formation, selon le principe, acté par l’Union, de la « garantie jeunesse », qui prévoit qu’au terme de cette période tout jeune doit avoir accès à un emploi, un apprentissage, un stage ou une formation.

A cette initiative européenne s’ajoutent celles menées au niveau national par le gouvernement, notamment la garantie jeunes, qui vise à aider les jeunes les plus exclus et les plus touchés par la pauvreté, ceux qui n’ont ni soutien familial, ni emploi, ni formation, ni ressources. C’est un contrat de réinsertion du jeune, grâce à un accompagnement personnalisé et à une allocation, versée sous condition du respect des engagements stipulés par le contrat. Le programme a été lancé en octobre dans 10 territoires pilotes, et 10 000 jeunes pourront signer un contrat pour la première année. Le programme a vocation à être étendu si le succès est au rendez-vous.

Les niveaux nationaux et européens sont complémentaires dans le domaine de la lutte contre le chômage des jeunes, et c’est pourquoi je me réjouis tout à la fois de la tenue de points d’étape européens réguliers, et du lancement d’initiatives nationales prometteuses dans ce domaine.

Les vieux démons

Posté le 12 novembre 2013

mondeLa vie à l’étranger a ceci de bon qu’elle assourdit, malgré les réseaux sociaux et les « web radios », l’agitation médiatique quasi quotidienne autour de l’actualité politique française. Elle donne la distance nécessaire à la mise en perspective, à la réflexion. Cela me fait un bien fou à chaque fois que je pars à votre rencontre aux quatre coins de la planète.

A mon retour de Chine je découvrais, à la lecture de la presse, que si la cinquième République est mourante c’est la faute à Hollande, que si la gauche est au plus bas c’est la faute à Leonarda et que si le Front national est aux portes de l’Elysée c’est parce que « l’UMPS » a tout foiré … Rien que ça !

Je refuse de voir ma réflexion parasitée, envahie par des éditorialistes matinaux qui m’annoncent tous les matins l’apocalypse puisqu’elle seule semble faire audience. Il faut savoir raison garder et, sans la nier, affronter la réalité froidement. De quoi s’agit-il ?

De l’autorité de l’exécutif, plus exactement de celle du Président de la République contredit publiquement – même si parfois c’est par euphémisme, le fond est là – par le Président de l’Assemblée nationale, par le premier secrétaire du Parti socialiste dont il est issu, jusqu’à des parlementaires s’interrogeant tout haut sur le bien fondé des décisions de François Hollande ou sur les orientations de sa politique, jugée trop libérale selon certains.

Schizophrénie ?

C’est comme si « l’affaire Leonarda » avait fait céder une digue et que notre schizophrénie latente, à nous socialistes, resurgissait d’un coup, emportant tout sens critique sur son passage : comment concilier notre gauche généreuse, sentimentale, émotive et compassionnelle jusqu’à évoquer une rafle … avec celle plus rigide, légaliste, plongée dans la réalité du pouvoir, qui se place en garante de la sécurité, en responsable sourcilleuse de l'avenir de nos emplois et de nos retraites. Les journalistes ont alors parlé avec gourmandise de " couacs ", d’exécutif au bord de la rupture, de crise institutionnelle conscients ou pas d'être à l'origine du « buzz » médiatique qu'ils se complaisent à commenter et à entretenir jour après jour.

Manque de discernement et déclarations déconcertante.

Je me suis déjà exprimée sur les circonstances de l’interpellation de Leonarda, je n’y reviendrai pas d’autant que le rapport de l’IGS évoque un manque de discernement de la police : nous sommes bien d’accord. De ce manquement sont sorties une nouvelle circulaire prohibant ce type d’intervention en milieu scolaire et la volonté du gouvernement de modifier la procédure pour obtenir le droit d’asile. En est sortie aussi une série de déclarations déconcertantes venues de toute part, à commencer, c’est vrai, par celle du Président de la République …

Que ces déclarations soient justifiées ou non – et elles ne le sont pas toutes - une chose est sûre : il est urgent que les socialistes se ressaisissent et que la majorité présidentielle se ressoude au risque de voir la droite revenir rapidement aux affaires, et pour longtemps.

« Gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m'en charge ! »

Il existe un débat permanent entre les élus socialistes, leur Parti et le gouvernement, rien de plus normal : les parlementaires font leur travail en faisant connaître à ces derniers les attentes et les craintes des personnes qu’ils ou elles représentent. Mais, par-delà la nécessaire séparation des pouvoirs, ces échanges ne doivent à aucun moment se transformer en désaccords ou conflits susceptibles d’affaiblir l’exécutif dans sa mission, surtout lorsque ceux-ci sont portés par certains sur la place publique à travers les médias. Le Président et le gouvernement ont suffisamment à faire face aux droites sans que nous - et certains de nos alliés, parfois « pyromanes » – en rajoutions. La gauche ne doit pas avoir peur de s’assumer, telle qu’elle est, au pouvoir : plurielle mais avant tout responsable et soucieuse de l’autorité de l’Etat.

Ne réveillons donc pas nos vieux démons, cela ferait le jeu d’une extrême droite conquérante devant une UMP arrogante bien que sévèrement divisée.

Car le Front national n’est plus en embuscade : il envahit désormais la scène politique, se banalise et tente de paraître comme la seule alternative au soi-disant échec des gouvernements précédents et ceci en dépit d’un programme économique, social et politique totalement incohérent ( remise en cause du droit du sol et de la nationalité, mise en œuvre de la préférence nationale, sortie de l’euro, de l’Union européenne, ... ). Tout cela s’accompagne de la résurgence d’autres vieux démons surgis, eux, tout droit d’un passé trouble.

Dérapage à Angers : Christiane Taubira traitée de "guenon" par une gamine de 10 ans

Lu dans le Midi Libre : « Après l'ignoble comparaison avec un singe par une élue FN, les "Y'a bon Banania" dans Paris de manifestants Civitas, les insultes racistes continuent envers Christiane Taubira ». Vendredi 25 octobre à Angers, selon « Angers Mag », « des phrases comme"Taubira, tu sens mauvais" lancée par un manifestant et "C'est pour qui la banane ? C'est pour la guenon !" lâchée par une enfant d'une dizaine d'année, peau de banane à la main... Selon le quotidien local d'Angers : les gens souriaient autour d'elle et "les CRS qui assuraient le cordon de sécurité n’en sont pas revenus ».

Ces faits insoutenables, le rejet imbécile et tripal de l’autre, révèlent un malaise profond de notre société à mon avis bien plus inquiétant que les chicayas politiques quotidiennes que la presse se plaît à nous décrire en ponctuant ses propos de « petites phrases » arrachées ici où là. Bien sûr les médias ont évoqué ce racisme ordinaire qui s’installe mine de rien dans notre pays, mais ils sont bien vite retournés à ce qui fait l’écume de notre vie politique plutôt que de s’attarder à analyser ce qui risque de devenir un véritable problème de société : notre capacité à vivre ensemble.

Pour ma part je sais où est mon combat : lutter, rassemblés et unis, contre ceux qui attisent la haine et la peur ou contre ceux qui courent après le Front national à la veille des élections en disant à nouveau vouloir réformer le droit du sol et les modes d’acquisition de la nationalité française. Les Français de l’étranger sont particulièrement sensibles sur ces questions et ont démontré, dans le passé, qu’ils n’étaient pas les derniers à se mobiliser, notamment quand l’UMP a voulu remettre en cause la binationalité.

Le Sénat rejette une réforme des retraites dénaturée

Posté le 8 novembre 2013
© AFP JOEL SAGET

© AFP JOEL SAGET

Le Sénat a rejeté le projet de loi garantissant l’avenir et la justice de notre système de retraite.

Le texte avait dans un premier temps été rejeté par la commission des Affaires sociales qui n’avait approuvé que 4 articles sur les 52 du projet gouvernemental. Le Sénat a donc examiné en séance publique le texte voté par l’Assemblée nationale.

423 amendements ont été soumis au vote lors des débats, qui ont conduit à la suppression des articles phares du texte, tels que l’allongement de la durée de cotisation (article 2), qui correspond pour le gouvernement à un effort nécessaire. L’essentiel est qu’il soit le plus juste possible, comme le rappelait la ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine.

Le projet de création d’un comité de suivi des retraites a également été supprimé. Il s’agissait d’un mécanisme de pilotage du système de retraite pour garantir sa soutenabilité. Le groupe socialiste et les écologistes ont voté pour; l’UMP et les centristes s’y sont opposés.

La hausse des cotisations des actifs et des entreprises et le report de six mois de la revalorisation annuelle des pensions (article 4) étaient également absents du texte soumis au vote, de même que le compte pénibilité (article 6).

Comment prétendre mettre en œuvre une réforme juste et durable permettant de garantir notre système par répartition si tous les instruments de cette réforme sont supprimés ? Le groupe socialiste a été contraint de voter contre un texte dénaturé, ne correspondant plus en rien à celui porté par le gouvernement. Il serait dommageable que ce rejet vienne masquer le travail de fond mené au quotidien par le Sénat.

A cet égard, je me réjouis que l’amendement défendu par Jean-Yves Leconte, que j’ai aussi signé avec Richard Yung, ait été adopté : il vise à favoriser la coordination des conventions bilatérales de sécurité sociale pour les carrières effectués dans différents pays étrangers. Il s’agit donc d’obliger les caisses de retraite à appliquer conjointement plusieurs conventions bilatérales lors du calcul des droits à la retraite et de permettre ainsi aux expatriés de faire valoir l’ensemble de leurs droits ouverts par ces conventions.  Il conviendrait maintenant que cet amendement soit introduit dans le texte qu'adoptera l’Assemblée nationale.

Martin Schulz, un candidat pour l’Europe

Posté le 5 novembre 2013

Pour redresser l’Europe, je soutiens la candidature de Martin Schulz, président du Parlement européen, à la présidence de la Commission européenne.

Jusqu’ici, la Commission désignait un candidat à sa présidence, le Parlement se contentant d’approuver cette nomination. Le Traité de Lisbonne a modifié la procédure. A présent, c’est le Conseil européen qui devra proposer un candidat, en tenant compte, et c’est là l’essentiel, de la couleur politique du Parlement.

Pour Martin Schulz, l’urgence consiste à restaurer la confiance des citoyens dans l’Europe et les institutions européennes. Cela suppose la relance de l’économie, pour lutter contre les critiques qui voudraient que l’Europe soit responsable des difficultés des pays. Il faut, à cet égard, mettre en place des politiques économiques plus justes comme le principe de paiement des impôts là où les bénéfices sont réalisés. Il faut cesser de se focaliser sur l’assainissement de la situation budgétaire des Etats. Pour relancer l’économie, il faut permettre le redémarrage de l’activité de prêt aujourd’hui freinée par les réticences des banques. Ce redémarrage se fera dans le cadre de l’union bancaire.

La Commission européenne doit voir sa place d’exécutif central clarifiée, et sa légitimité démocratique renforcée. Le Parlement doit en assurer le contrôle. Concernant le champ d’action de l’Europe, Martin Schulz estime que ce qui peut être réglé au plus près des citoyens doit l’être, l’Europe n’ayant pas vocation à s’emparer de tout. Elle doit se préoccuper des sujets qui appellent une réponse dépassant les frontières, tels que le réchauffement climatique ou l’évasion fiscale.

L’élection du président de la Commission par le Parlement renforce le poids de celui-ci, et permettra de de plus de politiser la présidence de l'exécutif européen, afin de rendre le débat plus visible et d’offrir aux citoyens un véritable choix entre plusieurs politiques. Il est donc essentiel, pour porter notre vision socialiste, que nous soyons unis derrière un candidat volontaire, dynamique, profondément européen et décidé à défendre nos valeurs. C’est le sens de mon soutien à Martin Schulz, un candidat, qui plus est, proche de notre pays, proche du Parti Socialiste français dont il ne manque pas un évènement important, comme l’université d’été de la Rochelle cette année, ou, plus récemment encore, les journées parlementaires à Bordeaux, et dont il a reçu le soutien pour sa candidature.

Agenda de novembre 2013

Posté le 5 novembre 2013

agendaSemaine du 4 novembre:
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Déjeuner de travail avec des sénateurs
- Visite des communautés françaises de Rome et Florence

Semaine du 11 novembre:
- Visite des communautés française de Rabat, Casablanca et Dakar

Semaine du 18 novembre:
- Auditions dans le cadre du budget de audiovisuel extérieur
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes

Semaine du 25 novembre:
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Question d'actualité au gouvernement
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes
- CA de l'AEFE
- Départ pour une visite de la communauté française de Londres

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Personnels exerçant dans un établissement français à l’étranger sous contrat local

Posté le 4 novembre 2013

Ayant constaté la discrimination dont sont victimes les Français enseignant à l'étranger sous contrat local quant à l'accès au concours réservé qui permet aux contractuels de l'enseignement public français, mais également aux enseignants du privé sous contrat d'accéder à la titularisation, j'ai appelé l'attention du Ministre de l'Education nationale Vincent Peillon à ce sujet dans le cadre d'une question écrite, dont vous trouverez le texte ci-dessous.

Mme Claudine Lepage appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'accès au concours réservé pour les personnels français exerçant dans un établissement français à l'étranger sous contrat local.

Elle rappelle que, comme indiqué dans l'article premier de la loi n° 2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique, « l'accès aux corps de fonctionnaires de l'État dont les statuts particuliers prévoient un recrutement par la voie externe peut être ouvert par la voie de modes de recrutement réservés valorisant les acquis de l'expérience ». Ce dispositif d'accès à l'emploi titulaire ne s'applique pas aux enseignants du privé sous contrat.

Elle indique que ce concours réservé permet, notamment, aux enseignants contractuels d'être titularisé par validation des acquis de l'expérience. Moins académique et davantage axé sur la valorisation du vécu de l'enseignant, il est plus accessible que les concours internes et externes. Elle souligne que les personnels français exerçant dans un établissement français à l'étranger sous contrat local n'ont pas accès à ce concours réservé, alors même que celui-ci a été ouvert aux enseignants du privé sous contrat. En effet, le décret n° 2012-1512 du 28 décembre 2012 relatif à l'ouverture de recrutements réservés pour l'accès aux échelles de rémunération des maîtres contractuels et agréés de l'enseignement privé sous contrat relevant du ministre chargé de l'éducation nationale a transposé ces principes de titularisation selon des modalités identiques.

Elle note que le ministre a, déjà, eu l'occasion d'évoquer le problème de l'accès des enseignants exerçant à l'étranger à ce concours réservé. Il avait, alors, rappelé qu'il existe trois catégories de personnels dans les établissements français à l'étranger : les expatriés et les résidents, deux catégories de fonctionnaires titulaires, à ce titre non concernés par la loi du 12 mars 2012, et les recrutés locaux. Le ministre avait également rappelé que les recrutés locaux ne relèvent pas de la législation française et ne peuvent donc pas se présenter au concours réservé.

Elle reconnaît que ces personnels ne relèvent pas de la législation française mais souligne qu'ils exercent dans des établissements français, homologués, conventionnés ou gérés directement par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Elle indique que l'homologation est soumise au respect de critères stricts. Les établissements doivent appliquer les programmes en vigueur sur le territoire français, respecter les objectifs pédagogiques ainsi que les règles de l'enseignement public français. Elle rappelle que les élèves scolarisés dans ces établissements doivent pouvoir y suivre une scolarité identique à celle suivie par les enfants résidant en France.

Elle constate, par conséquent, que, si les enseignants français contractuels qui sont en fonctions dans ces établissements ne sont pas soumis au droit français, l'établissement dans lequel ils exercent doit s'y conformer. Leurs conditions d'exercice ne sont donc guère différentes de celles de leurs collègues contractuels sur le territoire, notamment ceux exerçant dans un établissement privé sous contrat, qui ont accès au concours réservé. Elle souligne, en outre, que les personnels français titulaires d'un diplôme français auraient accès à ce concours réservé s'ils exerçaient sur le territoire.

Elle l'interroge sur la possibilité de modifier la réglementation en vigueur pour permettre aux enseignants contractuels titulaires d'un diplôme du supérieur français et exerçant dans un établissement français à l'étranger d'accéder au concours réservé et à la titularisation, dont les avantages, en termes de sécurité de l'emploi et de rémunération, sont non-négligeables, suivant une transposition de la loi du 12 mars 2012 similaire à celle dont ont bénéficié les enseignants du privé.

Sénat hebdo: semaine du 28 au 31 octobre 2013

Posté le 4 novembre 2013

logo SénatL'événement cette semaine au Sénat, c'est l'examen du projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites.

Les autres points importants sont:
- la présentation du rapport sur "La place de la France dans une Afrique convoitée"
- la présentation du rapport d'information sur les conclusions du contrôle budgétaire sur l'allocation temporaire d'attente versée aux demandeurs d'asile
- l'inauguration de l'exposition photos "Patrimoines, l'histoire en mouvement" sur les grilles du Jardin du Luxembourg


« Tous unis pour un avenir solidaire » – Ma profession de foi pour les primaires en vue des sénatoriales

Posté le 31 octobre 2013

PJTélécharger ici ma profession de foi

Chères et chers Camarades,

Dans quelques semaines vous serez appelé-e-s à voter en vue de constituer la liste des candidats de notre Fédération à la prochaine élection sénatoriale de septembre 2014. C’est un moment important de notre vie militante puisque nous allons nous rassembler autour d’une équipe et d’un projet que nous porterons ensemble face à l’opposition.

Comme je vous l’ai déjà indiqué je souhaite effectuer un second et dernier mandat. Vous me connaissez, vous savez l’engagement qui a été le mien durant ces 5 années passées au Sénat, vous avez pu consulter l’ensemble de mon activité de parlementaire dans mes trois comptes rendus de mandat, toujours disponibles sur mon blog « claudinelepage.eu ». Au verso de ce document vous trouverez les thèmes et les dossiers dans lesquels je compte particulièrement m’investir à l’avenir, si vous me renouvelez votre confiance.

Dans un précédent courrier je vous ai donné les principales raisons motivant ma volonté de continuer mon action au Sénat. Je voudrais insister sur l’une d’elle plus générale mais tout aussi importante. Au moment où la tentative des dirigeants du Front national de banaliser l’image de leur parti - et donner l’illusion qu’il s’intègre parfaitement dans le champ des partis traditionnels, républicains - semble faire son chemin je veux, plus que jamais, rappeler notre internationalisme, cœur de notre engagement à la FFE et de notre militantisme à l’étranger. C’est lui qui nous fait dénoncer avec plus de véhémence que les autres les inégalités croissantes des échanges Nord-Sud, Est-Ouest, et leurs conséquences parfois dramatiques, notamment l’immigration avec les naufrages meurtriers en Méditerranée, c’est lui aussi qui nous rend plus sensibles aux enjeux géopolitiques et environnementaux. La xénophobie s’affiche et s’assume désormais sans complexe, y compris parmi nos anciens électeurs… Plus que jamais, il va nous falloir mobiliser, rassembler, réconcilier : la France ne doit pas céder au repli identitaire et ce n’est pas une embellie économique qui comblera d’un coup de baguette magique le fossé qui est en train de se creuser dans notre société. Le mal est plus profond.

Pour cela il va nous falloir d’abord rassembler notre camp, la gauche, pour éviter le retour de la droite au Sénat. C’est donc forte de mon expérience et de mes convictions, animée par la volonté de rassembler les femmes et les hommes de gauche à l’étranger - de la majorité présidentielle bien sûr mais aussi du monde associatif notamment Français du monde–adfe - que je présente ma candidature, déterminée à ce que notre liste d’ouverture obtienne une large victoire : pourquoi ne pas imaginer gagner trois voire quatre sièges?

Face aux vents mauvais, soyons solidaires et unis. Opposons à ceux qui doutent, hésitent ou nous combattent, notre énergie et notre volonté de convaincre. « Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots. » disait Jaurès. Depuis 2008, je garde, quant à moi, intacte ma volonté de changement et, surtout, d’inventer un autre avenir pour notre pays. photo CL

Solidaires et unis, nous saurons rendre l'espoir
et la confiance à nos concitoyens.
Amitiés socialistes,

Claudine Lepage

Télécharger ici l'ensemble de ma profession de foi et consulter ici ma déclaration de candidature

Vente annoncée de l’Agence internationale d’images de télévision

Posté le 31 octobre 2013

3bad19d1e7J'ai interrogé, par une question écrite, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à propos de la vente annoncée de l'Agence internationale d'images de télévision. Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question :

Mme Claudine Lepage attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la vente annoncée de l'Agence internationale d'images de télévision (AITV). Elle rappelle que ce groupe, créé en 1985, est une filiale de France télévisions qui fournit aux télévisions africaines mais aussi à certaines chaines françaises comme France 5, France ô et TV5 monde des sujets vidéo en langue française ou en anglais. Experte du continent africain, l'AITV s'appuie sur un réseau de correspondants africains mais également sur sa rédaction parisienne qui compte vingt-huit journalistes permanents. Elle indique également que l'AITV travaille en synergie avec Canal France international (CFI) qui n'est autre que l'opérateur de la coopération française en faveur des média africains et qui est subventionné par le ministère des affaires étrangères. Elle s'inquiète que la vente de l'AITV ait des retombées négatives sur de nombreux média africains qui pouvaient s'appuyer chaque jour sur cinq ou six reportages produits par les journalistes d'AITV au moment même où la télévision centrale de Chine (CCTV) développe un réseau en Afrique à Nairobi et où Al Jazeera continue à développer sa couverture sur le continent africain. De plus, elle considère que la perte de ce formidable outil médiatique aura des conséquences pour notre diplomatie d'influence, pour le développement de la langue française et plus largement pour la francophonie car c'est bel et bien AITV qui fournit à cinquante télévisions africaines un journal quotidien de dix minutes. Aussi, elle aimerait connaître les raisons qui poussent France télévisions à se séparer d'AITV alors même que cette agence accomplit, aux yeux de tous, un formidable travail.