Neuhausen Café

Audiovisuel public: le président du CSA, Olivier Schrameck, auditionné par la Commission de la Culture

Posté le 14 mai 2014

OS.J’ai interrogé Olivier Schrameck, à l’occasion de son audition par la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication.

Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel était venu nous présenter son rapport public. C’est la première fois qu’une telle présentation intervenait devant notre commission, comme le prévoit la nouvelle loi sur l’indépendance de l’audiovisuel public du 15 novembre 2013. Ce rapport, dense et complet, présente pas moins de 23 propositions pour réformer le régime de régulation de l’audiovisuel à l’ère du numérique. Notre commission tout en ne déniant aucunement au CSA sa légitimité à faire ces propositions, dont la qualité est réelle, a tenu à rappeler son rôle exclusif de législateur.

Il importe également d’indiquer, qu’au-delà de la question de la régulation économique du secteur qui est fondamentale, la qualité des programmes, ou encore la place des femmes dans ses programmes, sont aussi des attentes fortes des spectateurs et auditeurs que nous représentons.

J’ai d’ailleurs été particulièrement attentive aux propos de Monsieur Schrameck relatifs aux missions de régulations du Conseil, notamment quant aux actions menées activement en défense des valeurs et principes fondamentaux auxquels il doit veiller.

Les campagnes de sensibilisation organisées en association avec les médias, comme la mobilisation inédite des chaînes en faveur de la diversité à l’occasion du 14 juillet, sous le titre « Nous sommes la France » sont aussi à souligner.

La promotion des valeurs et objectifs au cœur de la mission du CSA s’est encore illustrée dans le Colloque sur la « langue française dans les médias audiovisuels », organisé au Collège de France fin 2013, ou encore dans les « 24 heures du sport féminin dans les médias », le 1er février.

Plus précisément, dans le cadre de mes interrogations concernant l’audiovisuel extérieur de la France, le président du CSA s’est montré très satisfait du bilan annuel sur les obligations de France Médias Monde, le Conseil ayant constaté que le groupe s'était rétabli « sur le plan financier, social et programmatique ».

A ma question sur la meilleure présence des antennes de France Médias Monde dans l'Hexagone, M. Schrameck a précisé que l'attribution complète d'une fréquence TNT pour France 24 en Ile-de-France était en cours d'examen, et il m’a assurée de sa ferme volonté d'aboutir. La diffusion, à titre expérimental, de radio France internationale à Marseille a permis, a-t-il relevé, une prise de conscience par nos concitoyens des réalités de l'étranger.

Au sujet de l’accès des Français établis hors de France à la même offre audiovisuelle que celle accessible dans l'Hexagone et les moyens de renforcer l'offre et la visibilité de l'audiovisuel français à l'étranger, il m’a garanti que, dans le cadre de la recherche des fréquences, un accent prioritaire au développement de ce service serait donné. Enfin, tout en témoignant de l’importance de l'audiovisuel français pour les Français établis hors de France il a souligné que les nouvelles technologies apportaient une réponse importante au développement de l’offre dans le monde, internet constituant un relai important.

Visionner ci-dessous mes questions au président du CSA et ses réponses (à partir de la 12ème minute)

aperçu Audition de M. Olivier Schrameck, président du CSA

 

Déplacement à Marrakech 6 au 8 mai 2014

Posté le 13 mai 2014

OLYMPUS DIGITAL CAMERAJ’ai passé deux jours à Marrakech du mardi 6 au jeudi 8 mai. Bérangère El Anbassi, conseillère à l'Assemblée des Français de l’étranger et candidate aux élections consulaires avait organisé une série de rencontres.

Pierre-Jacques de Formont, président de Français du monde-adfe et son épouse, Marie, participeront aux réunions publiques et aux rencontres avec les membres et sympathisants de Fdm-adfe.

La première  rencontre réunit les parents d'élèves et se tient au  lycée Victor Hugo notamment sur la question des frais de scolarité.  La réunion est houleuse.  Les parents sont amers et se plaignent des augmentations très lourdes des frais de scolarité, plus de 40 % entre 2008 et 2013, ainsi que des frais de première inscription qui eux aussi ne cessent de croître. Parallèlement le nombre des expatriés diminue et certains parents déplorent la baisse de qualité de l’enseignement. Plusieurs parents d’élèves sont très virulents. D’autres estiment qu’ils sont bien prêts à assumer l’augmentation des droits de scolarité si le projet immobilier dont on parle depuis plusieurs années voyait enfin le jour. Les parents dénoncent l’exclusion en cours d’année des enfants dont les parents ne s’acquittent pas dans les délais des frais de scolarité. Cela ne me semble pas acceptable d’autant moins que les enfants ne peuvent passer dans une école marocaine. Les parents déplorent également l’opacité du système. L’exercice a permis aux parents d’exprimer leur frustration et dès mon retour, j’ai demandé à l’AEFE d’agir pour que le projet immobilier voie enfin le jour.

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La réunion est suivie d’un dîner avec des membres de Français du monde-adfe en présence de Pierre-Jacques de Formont et de Marie de Formont,  présidente de la section d'Essaouira et de Bérangère El Anbassi, conseillère à l'AFE.

Le mercredi 7 mai je visite le groupe scolaire Jacques Majorelle avec le consul général M. Eric Gerard et Bérangère El Anbassi. L’établissement accueille  les enfants de la maternelle à la troisième. Le groupe scolaire Majorelle, dirigé par M. Denis Bittmann, fait partie du réseau OSUI (appellation de la MLF au Maroc). Créé en 2004, en centre ville, il est aujourd’hui sur un terrain un peu excentré loué à la ville de Marrakech. Je l’avais déjà visité en 2009, alors que l’établissement ne comprenait que des classes de primaire. Fidèle à la devise de la MLF, trois langues et deux cultures, les enfants ont des cours en français, en arabe et en anglais.

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous visitons ensuite l’Institut français de Marrakech situé sur la même emprise que le lycée Victor Hugo. Nous sommes accueillis par M. Pierre Rainaud, le directeur qui nous fait visiter les locaux. Espace culturel, espace de cours, c’est un bel établissement. L’Institut  dispense  des cours de français et assure une mise à niveau en français entre le lycée où l’enseignement est dispensé en arabe et l’université où les cours sont en français, particulièrement dans les matières scientifiques. L’institut assure également la formation de formateurs. M. Rainaud nous expose un projet intéressant de mutualisation de la médiathèque, des espaces culturels et du numérique avec son voisin, le lycée Victor Hugo. Ce projet devrait être intégré dans le projet immobilier du lycée.

Après un « méga » couscous chez Bérangère, partagé avec les amis de Fdm-adfe, je tiens une permanence au Consulat.

J’ai, ensuite, un entretien avec M. Eric Gerard le consul général qui me présente à grands traits la communauté française de la circonscription de Marrakech. La communauté française compte 7600 Français enregistrés et au moins 4000 non-inscrits. Le nombre des Français a augmenté de 35 % depuis 2009 mais pas les effectifs du consulat ! la communauté française  comprend des retraités, des jeunes  mais aussi des actifs. Une centaine d’entreprises françaises sont installées à  Marrakech. M. Gerard en réunit quelques-unes chaque mois avec la Chambre de Commerce. Les entrepreneurs qui s’installent peuvent rencontrer  des difficultés avec les banques et souvent ils déplorent la lenteur des démarches administratives.

Le nombre d’allocataires est d’environ 25 personnes, sans  hausse notable au contraire du nombre de dossiers de bourses qui lui est en forte augmentation.  La société de bienfaisance touche également une subvention du Ministère des Affaires étrangères.

Le consulat organise des tournées consulaires notamment en vue des élections pour l’établissement de procurations et deux consuls honoraires de nationalité française complète le dispositif à Essaouira et Safi

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe consulat délivre plus de 18 000 visas par an et le service est assuré par 5 agents. La prise de rendez-vous est externalisée et le dépôt des dossiers pour les visas de court séjour devrait l’être également d’ici décembre prochain.

Suite à l’attentat d’Argana en avril 2011 qui a beaucoup marqué les esprits, la ville est très sécurisée, surveillée. Les touristes reviennent à Marrakech.

La journée se termine, ainsi que mon bref séjour, par une réunion publique avec les candidats de la liste de Français du monde à Marrakech aux élections consulaires, liste menée par Bérangère El-Anbassi.

Journée portes ouvertes au Parlement européen à Bruxelles samedi prochain

Posté le 13 mai 2014

Journée portes ouvertes 2014 BruxellesSamedi prochain 17 mai, le Parlement européen organise une journée porte-ouverte à Bruxelles. A 10h30, une table-ronde intitulée "Elections européennes - Agir, Réagir, Accomplir !" et composée de députés des différents groupes politiques permettra d'aborder l'importance et l'impact des prochaines élections, le 25 mai. Vous pourrez poser vos questions et en apprendre davantage sur le travail de vos députés.

L'hémicycle sera ouvert aux visites tout au long de la journée. Chacun des sept groupes politiques du Parlement européen, qui représentent plus de 100 partis politiques nationaux, tiendront des stands pour présenter leurs bilans et leurs programmes. Les directions générales, qui appuient au quotidien le travail des députés, présenteront également leurs activités autour d'activités pour les jeunes et les moins jeunes. Enfin, la Grèce, actuelle présidente du Conseil de l'Union européenne, proposera deux activités : une exposition de photographies et un spectacle de danse.

A l'extérieur du Parlement seront organisés d'autres événements : festival de musique, village thématique où vous pourrez rencontrer des associations travaillant sur l'emploi, la diversité culturelle, l'économie et la qualité de la vie, animations pour les 5-12 ans.

Le Parlement est ouvert à tous, gratuitement, et est accessible aux visiteurs à mobilité réduite.

N'hésitez pas à participer à cet événement enrichissant ! Vous trouverez davantage d'informations et le programme détaillé ici.

Sénat Hebdo de la semaine du 5 au 9 mai 2014

Posté le 12 mai 2014

logo-senatL'événement de la semaine au Sénat c'est l'adoption de la proposition de loi interdisant la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié.
Les autre points marquants de l'actualité sénatoriale sont:
- l'adoption de la proposition de loi visant à lutter contre les fraudes et les abus constatés lors des détachements de travailleurs, et la concurrence déloyale,
- l'audition de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement, sur la préparation de la Conférence de Paris 2015 sur le climat,
- l'audition de Pascal Lamy, président d'honneur du think tank européen "Notre Europe - Jacques Delors".


Réponse à ma question d’actualité sur l’imposition des pensions allemandes perçues par des retraités résidant en France

Posté le 7 mai 2014

En mars, j'avais interrogé, lors de la session plénière de l'Assemblée des Français de l'Etranger, le Ministère de l'Economie et des Finances au sujet de l'imposition des pensions allemandes perçues par des retraités résidant en France. J'ai reçu une réponse du Ministère, pour le moment incomplète. En effet, l'accord conclu en 2013 n'étant qu'un accord de principe pour l'ouverture de négociations, le dispositif est actuellement en cours de finalisation. Nous obtiendrons donc des informations supplémentaires au cours des prochains mois, et je ne manquerai pas de suivre ce dossier de près, notamment en ce qui concerne les Français non-frontaliers ayant travaillé en Allemagne, et la question d'une éventuelle solution pour les retraités devant encore s'acquitter de lourds arriérés ou les ayant déjà acquittés.

Vous trouverez ci-dessous le texte de ma question ainsi que la réponse du Ministère. Vous pouvez également les retrouver sur le site de l'AFE.

Ma question:

L’accord conclu fin décembre 2013 entre le Ministre de l’économie et des finances français et son homologue allemand, qui porte sur l’imposition des retraites allemandes des travailleurs frontaliers résidant en France, répond à une attente forte des Français.

En effet, depuis 2005, l’Allemagne prévoit que les pensions de retraite versées par le système social allemand aux retraités résidant à l’étranger sont assujetties à l’impôt sur le revenu en Allemagne. Cette législation concerne notamment près de 50 000 Français qui doivent déclarer ces pensions en Allemagne, depuis 2005, bien que le Trésor allemand n’ait commencé à exiger les sommes dues qu’à partir de 2010. Si des dispositifs avaient été mis en œuvre pour éviter des phénomènes de double imposition, le brutal versement des arriérés s’est avéré problématique. De plus, cette imposition était vécue comme une injustice car, considérés comme non-résidents par le Finanzamt (centre des impôts allemand), les retraités ne bénéficient pas des abattements.

Grâce à cet accord, les retraites versées aux résidents français ne seront plus soumises qu’à l’impôt français. Cependant, les travailleurs frontaliers étant seuls mentionnés dans le communiqué du ministre, qu’en est-il de la situation des autres Français ayant travaillé en Allemagne, qu’on ne saurait oublier ?

Par ailleurs, quelle est la date d’entrée en vigueur de cet accord et, puisqu’il n’est pas prévu qu’il soit rétroactif, une solution pour les retraités devant encore s’acquitter de lourds arriérés est-elle prévue ?

Enfin, quelles sont les modalités techniques de cet accord et les contreparties demandées par l’Allemagne ?

Réponse du Ministère:

La situation des résidents de France percevant une pension de source allemande, notamment les anciens travailleurs frontaliers, a retenu toute l’attention du gouvernement. Aussi, après plusieurs années de discussions constantes avec le gouvernement allemand, un accord de principe satisfaisant a pu être trouvé sur ce sujet en 2013 entre le ministre de l’économie et des finances Pierre Moscovici et son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Il est de nature à résoudre les difficultés de nos compatriotes, dès lors qu’il acte le principe du versement d’une compensation financière à l’Allemagne en contrepartie de l’attribution à la France du droit exclusif d’imposer les retraites des contribuables concernés. Afin de définir les modalités techniques et pratiques de la mise en œuvre de cet accord et qu’il puisse s’appliquer le plus rapidement possible, les administrations fiscales française et allemande sont en contact étroit en vue d’une finalisation de ce dispositif au cours des prochains mois dans le cadre d’un avenant à la convention fiscale franco-allemande du 21 juillet 1959.

« Ensemble pour défendre l’intérêt des Français établis hors de France »

Posté le 6 mai 2014

Claudine Lepage et Richard YungUne nouvelle représentation locale des Français de l’étranger voit le jour. Dans ce nouveau système, les élus de proximité seront plus nombreux qu’avant (environ 440 au lieu de 155) mais seule une petite partie d’entre eux siègera à Paris à l’Assemblée des Français de l’étranger. Comment leur travail de terrain s’articulera-t-il avec celui des parlementaires représentant les Français établis hors de France ? Nous avons posé la question aux sénateurs Claudine Lepage et Richard Yung. Entretien.

 Les Français de l’étranger sont représentés par des élus locaux et au niveau national par des sénateurs et des députés. Comment s’articule le travail des élus de proximité et des parlementaires ?

Claudine Lepage : Le travail avec les élus locaux est indispensable. Leur expertise nous est très précieuse car ce sont eux qui se trouvent au plus près du terrain et ils peuvent nous faire remonter leurs préoccupations. Ils connaissent leurs compatriotes et leurs conditions de vie. D’ailleurs, lors de mes déplacements, je m’appuie beaucoup sur eux et sur le réseau qu’ils ont patiemment tissé.  La réforme qui multiplie leur nombre par trois, tout en diminuant la taille des circonscriptions, permettra d’avoir une analyse encore plus fine des situations, d’y répondre de la façon la plus appropriée possible et de développer davantage la parfaite complémentarité de nos tâches respectives.

 Richard Yung : Élus de proximité et élus nationaux ont des fonctions très différentes mais complémentaires car nous travaillons ensemble pour défendre l’intérêt des Français établis hors de France. Les conseillers consulaires seront pour nous, parlementaires, une source d’information indispensable sur les problèmes et les attentes des Français de l’étranger qu’ils nous feront remonter, comme le faisaient jusqu’à maintenant les conseillers AFE. Cela nous permet d’agir concrètement dans notre travail législatif – principalement en déposant des amendements aux textes de loi qui nous sont soumis – pour que les préoccupations des Français de l’étranger soient mieux entendues et défendues. Grâce aux conseillers consulaires, les visites parlementaires aux communautés françaises seront beaucoup plus efficaces. Enfin, comme les conseillers AFE avant eux, les conseillers consulaires devraient nous faire parvenir des dossiers individuels pour lesquels nous essayerons de trouver une solution en lien avec l’administration centrale et les cabinets ministériels auxquels nous avons accès plus facilement. Notre intervention s’avère souvent utile sur ce point.

Combien de temps passez-vous en déplacement et en quoi cette expérience de terrain vous est-elle utile dans l’exercice de votre mandat?

Claudine Lepage : Je voyage en moyenne un tiers de mon temps, quelquefois plus, beaucoup plus même, parfois moins. Rencontrer nos compatriotes, les écouter, voir comment ils vivent, est absolument nécessaire à l’accomplissement de mon mandat car cela permet d’avoir une idée plus précise et authentique de leur réalité. Ainsi, ma visite de 2010 au lycée de Mexico, sur les talons de son proviseur, les échanges, discrets par crainte de représailles, avec les professeurs recrutés locaux, me permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Voir, écouter, comprendre, partager, c’est essentiel pour mieux défendre les intérêts de nos compatriotes.

Richard Yung : Je me rends très régulièrement (une semaine par mois en moyenne) à l’étranger pour rencontrer directement les communautés françaises. Depuis mon élection, j’ai ainsi visité 65 pays et 148 villes. À chaque fois, je rencontre des associations françaises, les équipes pédagogiques des écoles et lycées français et les parents d’élèves, des chefs d’entreprises français installés à l’étranger, etc. Cette expérience de terrain me permet de mieux connaître les attentes des expatriés. C’est également l’occasion de leur expliquer les mesures que nous prenons pour améliorer leur quotidien.

Sur quels types de difficultés nos compatriotes vous sollicitent-ils ?

Claudine Lepage : C’est très varié selon les continents, même si les problèmes sociaux prédominent : le fonctionnement de la Caisse des Français de l’étranger, les bourses scolaires, les dossiers de nationalité, la fiscalité et, dans certains pays, les femmes seules ou abandonnées, avec très peu de ressources et beaucoup d’enfants. Chaque pays a parfois des problématiques spécifiques : les situations d’adoption pour les couples homosexuels en Amérique du Nord, les difficultés des jeunes entrepreneurs en Asie, etc. Le cas le plus inattendu m’a été soumis par un homme qui habitait en Italie et souhaitait y rester. Il désirait cependant être enterré en France. Or, n’ayant pas de famille il voulait savoir comment procéder. Et bien j’ai trouvé ! Une autre personne souhaitait débaptiser une rue de Singapour (Pétain street !).

Richard Yung : Nous sommes sollicités sur de nombreux sujets : fiscalité, état civil, visas pour les membres étrangers de la famille d’un(e) Français(e), protection sociale et enseignement... De manière générale, nous sommes alertés sur les dysfonctionnements de l’administration. L’an dernier nous avons été saisis de problèmes relatifs à la célébration de mariages entre personnes de même sexe dans les consulats. Je prête enfin une attention particulière au développement des accords vacances-travail pour lesquels la demande est très forte et aux cas d’enlèvements internationaux d’enfants.

Vous êtes l’un et l’autre membres de l’association Français du monde-adfe. Quel regard portez-vous sur le rôle joué par l’association en faveur de nos compatriotes installés à l’étranger ?

Claudine Lepage  : Français du monde-adfe est d’abord l’association qui a permis à la gauche française de se structurer et de se rassembler à l’étranger. C’est aussi un lieu de convivialité, d’échanges, de partage. Son premier rôle est de créer du lien social mais aussi de fournir de l’information et d’aider nos compatriotes dans leurs démarches administratives. A Français du monde-adfe à Munich, là où j’ai adhéré il y a plus de 25 ans, les activités allaient du couscous solidaire à la bourse aux livres, des réunions d’information sur les bourses scolaires à l’organisation de la fête de la musique, des randonnées aux débats sur la laïcité ou autre débat d’actualité. Ce fut pour moi une période très  riche d’enseignements.

 Richard Yung :  Depuis sa création il y a plus de trente ans, Français du monde-adfe a été le véhicule qui a permis à la gauche de prendre toute sa place à l’étranger et d’augmenter ses scores élection après élection. La loi du 22 juillet 2013 a changé la donne pour l’élection des représentants des Français établis hors de France, mais notre association a pu, en liaison avec les partis de gauche, assumer pleinement sa responsabilité pour permettre un maximum de candidatures aux élections consulaires.

 Vous êtes tous les deux candidats à un second mandat. Pour quelles raisons ?

Claudine Lepage : Je suis élue depuis 2008 et, en effet, je souhaite me présenter pour un second et dernier mandat. Deux mandats me semblent une bonne mesure. Le premier (de 6 ans pour moi)  aura été la période d’apprentissage.  Les trois premières années tous les « nouveaux » sénateurs étaient priés d’être modestes dans leurs ambitions. A partir de 2011, nous sommes passés dans la majorité sénatoriale et il était alors possible, pour certains d’entre nous, d’occuper des postes jusque là réservés à la droite. J’ai ainsi pu briguer, et obtenir, le poste de rapporteur du budget de l’audiovisuel extérieur, devenir administratrice de l’AEFE, de France Medias Monde, ou encore secrétaire générale de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Le second mandat me permettrait d’utiliser l’expérience acquise pour être encore plus efficace au service des Français de l’étranger.

Richard Yung : Le travail parlementaire est tout à fait passionnant et je me sens utile dans mes fonctions. Mes collègues sénateurs reconnaissent mon engagement et mon expertise sur les sujets qui concernent les Français de l’étranger. Leur confiance m’a permis d’intégrer la commission des finances, où j’ai été nommé rapporteur spécial du budget « Action extérieure de l’État », ainsi que la commission des Affaires européennes dont je suis secrétaire. J’ai également développé une méthode de travail avec le Gouvernement qui me sollicite sur les questions relatives aux Français de l’étranger. Il me reste encore des dossiers à mener à leur terme comme la fiscalité des Français à l’étranger, notamment la non-déductibilité des charges supportées par les non-résidents et la différence de traitement entre les non-résidents en matière d’imposition des plus-values immobilières. J’ai enfin à cœur de m’impliquer sur de nouveaux sujets, en particulier le retour en France et la valorisation des expériences acquises à l’étranger.

 Propos recueillis par Mélina Frangiadakis pour la revue Français du monde - n°177 - Printemps 2014

Sénat hebdo de la semaine du 28 avril au 2 mai

Posté le 6 mai 2014

L'évènement de la semaine dernière au Sénat, c’était le débat, mardi, sur le programme de stabilité. Lundi, le Sénat a adopté le projet de loi habilitant le Gouvernement à adopter des mesures pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public (ERP). Ce texte vise à permettre une application effective des dispositions de la loi handicap de 2005 sur la mise en accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public et des transports collectifs. Mercredi, après 6 mois de travail, la Mission commune d’information sur le sport professionnel et les collectivités territoriales a présenté son rapport. Les 30 propositions du rapport constitue un véritable changement de perspectives, avec de nombreux transferts pour adapter le modèle français aux nouvelles réalités du sport professionnel. Le même jour, le Sénat a adopté définitivement une proposition de loi visant à permettre le don de jours de repos à un parent d'enfant gravement malade.


Déplacement en Afrique du Sud du 21 au 25 avril 2014

Posté le 5 mai 2014

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Arrivée le lundi 21 dans la matinée à Johannesburg où m'attendent Nawaz Nujurally, président de Français du monde-adfe et le Consul, M. Raymond Quereilhac.

Une heure pour me remettre du voyage et je me rends chez Nawaz et Usha qui ont organisé une rencontre avec des sympathisants. À l'issue du repas, il est procédé à la création de la nouvelle section PS d'Afrique australe!

Rencontre le soir chez Blaise Anelone, tête de liste Français du monde aux élections consulaires avec des membres et sympathisants, des anciens et des nouveaux !

La matinée du Mardi 22 sera consacrée à la visite du lycée Jules Verne de Johannesburg qui accueille un millier d’élèves. C’est un bel établissement que j’ai déjà visité à plusieurs reprises et qui s’embellit à chaque visite. Je suis accueillie par la proviseure Mme Marie-Hélène Despin – Hirlimann, que j’avais déjà croisée à Hambourg, M. Olivier Sole, directeur du primaire, M. Hedi Bouridah, proviseur adjoint, CPE et Mme Isabelle Anelone, directrice administrative et financière.

L’établissement prépare les élèves à l’option internationale du bac et pratique le bilinguisme, ce qui est un sujet brûlant lors de mon passage car il semblerait que l’enseignement à parité horaire mis en place il y a quelques années soit remis en question sans qu’il n’y ait eu de bilan fait localement. Ordre, contre-ordre de l’AEFE sur le sujet. Cela semble perturbant pour les parents et pour les enseignants. Ceux-ci sont au nombre de 80 dont 26 résidents. 5 nouveaux résidents arriveront à la rentrée prochaine. L’établissement compte également 9 expatriés (4  personnels d’encadrement, 1 pour le primaire et 4 conseillers pédagogiques à vocation régionale dans le secondaire).

Je rencontre ensuite  l’association de parents d’élèves, affiliée à la FAPEE depuis un an, qui doit encore trouver ses marques entre information et communication avec l’établissement et les familles. Les parents déplorent des tensions entre les enseignants et la direction.

L’établissement  est en gestion parentale et est donc géré par un  conseil d’administration. Il est composé de 10 parents d'élèves (Johannesburg et Pretoria) élus  par l’ensemble des parents (7 Français et 3 non-Français pour un mandat de deux ans). L'ensemble du conseil d'administration se réunit une fois par mois avec les représentants de l'administration (Proviseur, Directeur, Gestionnaire) et les représentants du personnel (Administration, Primaire, Secondaire) afin de passer en revue les projets d'investissement, les travaux en cours et de contrôler la trésorerie du lycée. Le conseil d'administration est responsable devant les parents d'élèves qu'il informe au moins deux fois par an des décisions prises. A l'instar des représentants de l'administration et du personnel, le Consul général de France et le Conseiller culturel auprès de l'Ambassade de France sont membres de droit du CA, ils ont tous une voix consultative.

Je passe ensuite un bon moment avec des lycéens qui me posent beaucoup de questions sur le fonctionnement du Sénat et ma vie de sénatrice. Questions pertinentes qui me rappellent mes années d’enseignement.

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Visite du Lycée Jules Verne

Réunion ensuite avec les enseignants et les représentants syndicaux dont les propos confirment des tensions au sein de l’établissement. Ils évoquent la question du bilinguisme et le projet « tablette » qui vient d’être abandonné après deux mois d’expérimentation sans réelle évaluation. Il est difficile de faire la part des choses lors d’une visite aussi courte mais le dynamisme des enseignants est indéniable et ils se sentent découragés. Dommage ! Ils mentionnent également la question de l’ISVL et des majorations familiales qui diminuent alors que le coût de la vie augmente, et ceci malgré le cours du rand favorable pour qui est rémunéré en euros.

J’ai rendez-vous l’après midi à l’Agence française de développement (AFD) où Nawaz Nujurally m’accompagne.  Nous sommes accueillis par Mme Laurence Hart. Elle me présente rapidement l’AFD qui a recentré une grande partie de ses activités autour de la question du climat. Elle évoque plus particulièrement son action en Afrique du Sud en matière d’eau, d’agriculture, d’énergie et de développement urbain (transports urbains, logement). Un projet ville et climat intéressant est en train de se mettre en place avec la ville de Johannesburg : il s’agit de récupérer le gaz émanant des eaux usées d’une part et de produire de l’énergie à partir des décharges. En réponse à ma demande Mme Hart développe la question du logement social qui a été une des priorités de l’Afrique du Sud depuis 20 ans. Nous évoquons également la relation entre l’AFD et les entreprises françaises. Ces dernières sont souvent déçues, c’est d’ailleurs un euphémisme, de ne pas remporter les appels d’offres lancés par l’AFD.  En 2011, l’AFD s‘est vue confier la responsabilité de mettre en œuvre un fonds d’expertise technique et d’échanges d’expérience (FEXTE), dont la finalité est de contribuer au développement durable des pays émergents et des pays à revenu intermédiaire à croissance rapide en répondant à leurs demandes et besoins d’expertise et d’expérience françaises, tout en créant des conditions favorables aux intérêts économiques français. Cependant ce qui manque en aval, c’est un accompagnement financier d’appels d’offres (entre COFACE et BPI).

Agenda mai 2014

Posté le 2 mai 2014

Semaine du 5 mai:
- Visite de la communauté française de Marrakech du 6 au 11 mai

Semaine du 12 mai:
- Visite de la communauté française de Mexico du 11 au 13 mai
- Visite des communautés françaises de Porto Alegre et de Curitiba du 13 au 17 mai

Semaine du 19 mai:
- Réception au Quai d'Orsay à l'occasion des 30 ans de la Fédération internationale des accueils français et francophones à l'étranger (FIAFE)
- Réunion de travail au Quai d'Orsay au sujet du lycée français de Damas
- Réunion du groupe socialiste du Sénat
- Réunion de la commission de la culture
- Réunion de travail avec la Secrétaire d'Etat au commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l'étranger
- Réunion de la commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi n° 207 (2013-2014) renforçant la lutte contre le système prostitutionnel
- Visite de la communauté français de Sarrebuck le 21 mai
- Visite e la communauté française de Vienne le 22 mai
- Visite de la communauté française de Munich le 23 mai

Semaine du 26 mai:
- Réunion de travail avec le Directeur général de l'OFPRA
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes
- Réunion de la commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi n° 207 (2013-2014) renforçant la lutte contre le système prostitutionnel

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Possibilité pour les Français de l’étranger de postuler à un stage au ministère des affaires étrangères

Posté le 2 mai 2014

AffEtrJ'ai interrogé le ministre des Affaires étrangères et du développement international sur les difficultés que rencontrent les étudiants Français de l'étranger pour postuler à un stage au sein du Ministère des Affaires étrangères du fait des conditions requises pour toute candidature.

Texte de la question : Mme Claudine Lepage attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les problèmes que soulèvent les conditions à remplir pour postuler à un stage au sein du ministère des affaires étrangères, en administration centrale ou à l'étranger. Deux conditions sont à remplir obligatoirement : être inscrit dans un établissement d'enseignement supérieur français ayant conclu un partenariat avec le ministère des affaires étrangères, pour y suivre une formation délivrant un diplôme reconnu par l'État d'une part, être affilié à la sécurité sociale française d'autre part. Ces deux conditions empêchent les étudiants Français de l'étranger de postuler à un tel stage. Du fait de leur lieu de résidence ou de leur affiliation à la sécurité sociale hors de France – situation fréquente depuis le règlement européen de coordination des systèmes de sécurité sociale de 2004 – de nombreux étudiants se voient privés de la possibilité d'effectuer un stage au sein du ministère, alors même que les Français de l'étranger peuvent sans difficulté postuler à un stage au sein d'une entreprise française. À l'heure où la mobilité des jeunes est devenue essentielle, elle lui demande s'il est envisageable de permettre aux Français résidant et étudiant à l'étranger de postuler à un stage auprès du ministère des affaires étrangères.