Neuhausen Café

Déplacement à Londres : du 29 novembre au 1er décembre

Posté le 4 décembre 2013

DSC02737Arrivée en fin d'après midi à Londres juste à temps pour participer au Noël solidaire organisé par Français du monde-adfe. Morgane Marot, présidente de la section Français du monde-adfe de  Londres, vient m'accueillir à la gare et nous nous rendons au London Canal Museum où se déroule l'événement. Je retrouve Axelle Lemaire, députée des Français établis en Europe du Nord, Samy Ahmar, secrétaire de la section PS de Londres, Stéphanie Goldstein et de nombreux participants. Il s'agit de recueillir des livres pour les groupes FLAM de Grande Bretagne, de parler bilinguisme devant des familles qui vivent cette situation et qui se posent de nombreuses questions. Outre Axelle Lemaire et moi même, une  psychologue et un enseignant du lycée Charles de Gaulle interviennent au cours du débat. Ce dernier témoigne en évoquant sa propre expérience familiale. Le président de l'association parapluie qui regroupe tous les groupes FLAM de Grande Bretagne, M. Christian Ravel est également présent. Il s'agit également de fêter Noël dans un esprit de convivialité et de solidarité. Beaucoup de parents sont venus avec leurs enfants, ce qui contribue à rendre la soirée  très sympathique.

Samedi 30 novembre

Visite de la petite école d'Ealing, située à l'ouest de Londres avec Axelle Lemaire, Morgane Marot et Maud Pidou, collaboratrice parlementaire d'Axelle où nous sommes accueillies par M. Christian Ravel.  Cette petite école FLAM accueille chaque samedi près de 300 enfants. Une vraie ruche d'autant plus que les enfants répètent actuellement pour un prochain spectacle. Nous assistons à une séquence avec Rébécca Dautremer qui explique aux enfants en quoi consiste son métier d'illustratrice, comment elle travaille, c'est passionnant!

Petite Ecole d'Ealing.1

Avec Axelle Lemaire nous nous rendons ensuite au déjeuner organisé par le président de l'association de l'Ordre national du Mérite pour la Grande Bretagne, M. Bernard Masson,  à l'occasion du 50ème anniversaire de la création de l'Ordre par le général de Gaulle. Le déjeuner se déroule à l'hôtel Connaught, lieu prestigieux où le général de Gaulle a résidé  pendant la seconde guerre mondiale. C'est pour moi l'occasion de m'entretenir avec M. Masson, hôte attentionné possédant une culture étonnante et avec le consul général M. Olivier Chambard avec qui nous échangeons sur la communauté française.

Réunion publique avec Axelle Lemaire et moi même en fin d'après midi à la maison Baden Powell sur la question de l'éducation en Grande Bretagne. Un public nombreux, dont M. Olivier Cadic conseiller à l'AFE, et varié : parents d'enfants scolarisés au lycée Charles de Gaulle qui comprend près de 4000 élèves, parents d'enfants scolarisés dans d'autres établissements homologués, ou encore des parents d'enfants sur liste d'attente qui espèrent intégrer un de ces établissements. Quelques-uns sont également scolarisés dans des établissements anglais avec ou sans programmes FLAM' en sus. La question de la scolarisation des enfants français à Londres est brûlante et il est difficile de faire comprendre aux familles que l'offre ne peut correspondre à la demande! Je reste convaincue que les programmes FLAM pour une part mais aussi le développement de filières bilingues dans des écoles nationales au moins en Europe débouchant sur une double certification est la solution d'avenir. Il faut se mettre autour d'une table et adapter les programmes en conséquence. Ce qui se fait en Italie, en Allemagne ou en Espagne pourrait se faire aussi en Grande Bretagne si la volonté politique est là.

La journée se termine par une rencontre conviviale dans un pub avec quelques  amis de Français du monde- adfe et de la section PS.

Dimanche 1er décembre

DSC02767

La journée est consacrée à l'association Parapluie qui, comme je le disais précédemment, regroupe tous les groupes FLAM et les "petites écoles" et est présidée par M. Christian Ravel. La réunion se tient à l'institut Français en présence notamment de M. Olivier Cadic et de M. Yves Letourneur, attaché pour la coopération linguistique. Organisation, pédagogie, sites internet et surtout partage d'expériences ont ponctué le cours de la journée. Je suis intervenue sur l'importance des programmes FLAM qui permettent,  au delà de la transmission de la langue et de la culture françaises à nos enfants, une socialisation en français pour les enfants et aussi, parfois pour les parents! Axelle Lemaire est intervenue juste au moment où je devais partir pour reprendre l'Eurostar.

DSC02797

Retour sur Paris après un weekend bien rempli et des échanges riches!

 

Les quatre priorités de la France présidente du Conseil de sécurité de l’ONU

Posté le 4 décembre 2013

Depuis dimanche et pour un mois, la France assure la Présidence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le programme qu’elle veut porter est axé sur quatre priorités : la Centrafrique, la Syrie, la protection des journalistes et la lutte contre le trafic de drogues dans le Sahel.

Laurent Fabius a souligné, lundi 2 décembre, qu’il est indispensable que la communauté internationale soutienne les forces africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), qui vise à protéger les populations civiles. Le Ministre des Affaires étrangères souhaite donc que le Conseil de sécurité adopte au plus tôt une résolution en ce sens. 200 militaires sont déjà arrivés à Bangui pour préparer un éventuel renforcement du dispositif mis en place dans la capitale. Le matériel nécessaire à l’installation de ce renforcement doit être acheminé dans les jours à venir. A l’heure actuelle, le dispositif militaire français déployé à Bangui est constitué de 600 militaires, qui sont en mesure si la situation l’exige d’assurer la protection des ressortissants français, et qui assurent le maintien en activité de l’aéroport international M’Poko, seule voie d’accès internationale au pays.

La France présidente du Conseil de sécurité s’attachera à ce que la Syrie reste au cœur des préoccupations de la communauté internationale. La première de ces préoccupations est d’aider les populations et d’assurer leur protection. L’urgence, ensuite, est de parvenir à une solution politique. C’est l’objectif de la Conférence de paix sur la Syrie qui doit se tenir le 22 janvier prochain, à Genève, comme l’a annoncé fin novembre le secrétaire général de l’ONU. Des consultations doivent se tenir dès cette semaine au Conseil de sécurité autour de la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Mme Amos, pour trouver des pistes d’action.

L’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, nos deux compatriotes journalistes à RFI, a rappelé à tous la nécessité de protéger la liberté d’opinion, d’expression, d’information, et la liberté des médias. Les journalistes prennent des risques parfois très grands pour assurer la libre circulation des informations, pour nous renseigner, nous avertir, nous alerter. Selon Reporters sans Frontières, 90 journalistes et 47 citoyens-journalistes ont été tués en 2012. Un millier ont été arrêtés et emprisonnés. Ils doivent être protégés. Le 26 novembre dernier, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur la protection des journalistes pour lutter contre les violences exercées contre eux et contre l’impunité des auteurs de ces violences. La France veut poursuivre cet engagement: c’est pour sensibiliser la communauté internationale à cette question que Laurent Fabius a souhaité que le Conseil de sécurité organise, le 13 décembre, une réunion sur le thème de la protection des journalistes, ouverte à la société civile et à la presse.

Le trafic de drogues participe de la déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest, en particulier du Sahel. Bien que la région soit un acteur majeur du trafic international de cocaïne, les saisies y sont faibles, du fait de l’insuffisance de la réponse institutionnelle dans ces pays, de formations incomplètes, d’un faible taux d’équipement, enfin de frontières terrestres, maritimes et aériennes peu contrôlées et donc poreuses. La France est très engagée dans ce domaine. Elle est notamment l’un des principaux bailleurs de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), qui a pour mission d’élaborer les normes internationales dans le domaine des stupéfiants, et d’évaluer la menace que constitue le trafic. Elle intervient par ailleurs au sein de la Commission des stupéfiants de l’ONU. Ces dernières années, le trafic de drogues a augmenté, entraînant une hausse de la corruption, de la délinquance, de la violence, et impactant ainsi la paix et la sécurité internationale. C’est pourquoi la France est favorable à une mobilisation accrue de la communauté internationale sur ces sujets. Un débat sera organisé sur la question le 18 décembre au Conseil de sécurité de l’ONU.

Il est tout à fait essentiel que la France ait ainsi fixé quatre grandes priorités pour la politique internationale de l’ONU. C’est là une garantie d’efficacité dans ces domaines sensibles dont les problématiques appellent des avancées rapides.

Quelles propositions pour l’Europe ?

Posté le 3 décembre 2013

Suite au renouvellement du Parlement européen en mai prochain, le Président de la Commission devra être de la couleur politique du groupe parlementaire majoritaire. Ce changement est important et doit permettre de politiser l’exécutif européen, pour mobiliser les citoyens autour d’une Europe aujourd’hui peu considérée.

Alors que la campagne des européennes débute en France, le parti socialiste européen (PSE) a d’ores et déjà un candidat à la Présidence, Martin Schulz, et un programme, adopté dès juin dernier. Cependant, les propositions du PSE restent peu connues, d’autant que le programme n’est disponible pour l’heure qu’en version anglaise. Quelles en sont les grandes lignes ?

Le Programme est divisé en trois parties : une nouvelle politique économique, un nouveau contrat social, une Union de solidarité.

1/ Une nouvelle politique économique, pour une Europe davantage orientée vers la société. La Commission doit réellement refléter le résultat des élections du Parlement européen. Les traités européens doivent être élaborés en collaboration avec les parlements nationaux et les gouvernements, et la société civile doit pouvoir y participer. Le Parlement européen doit disposer de l’initiative législative. La Banque Centrale Européenne ne doit pas avoir pour seul objectif la stabilité des prix, mais se préoccuper également d’emploi et de croissance. La discipline budgétaire doit aller de pair avec la mutualisation des risques. La participation des travailleurs à la vie des entreprises et la codécision doivent être encouragés. La taxe sur les transactions financières doit être mise en place, ainsi que davantage de transparence dans les marchés financiers et le secteur bancaire. Il faut développer une politique industrielle européenne. L’Union doit disposer d’un budget équilibré et juste. Il faut lutter contre l’évasion fiscale et imposer le capital autant que le travail.

2/ Un nouveau contrat social pour garantir le respect des droits humains, économiques, sociaux et culturels. Pour garantir l’égalité des genres, le PSE veut mettre en place des quotas en politique et dans les entreprises. L’Etat providence doit être renforcé dans tous les pays. Une éducation de qualité doit être garantie pour tous, et les programmes d’échanges européens doivent être développés. La convergence des standards sociaux entre pays membres est nécessaire, à commencer par la mise en place d’un salaire minimum européen. Il faut poursuivre la lutte contre le dumping social. Les services d’intérêt général doivent être préservés de la compétition guidée par le profit.

3/ Une Union de solidarité pour réduire les inégalités et restaurer le sentiment d’appartenance des citoyens européens. La solidarité doit s’exercer entre les générations : il faut assurer l’accès des personnes âgées à la retraite et à la protection sociale, et garantir l’accès de tous les enfants à l’éducation. Il faut renforcer la cohésion sociale, lutter contre les populismes et les nationalismes. Une union solidaire doit également garantir des standards sociaux minimums. La soutenabilité environnementale de notre développement économique est une priorité. Nos intérêts économiques ne doivent pas être satisfaits au détriment des droits humains et de la démocratie dans le monde. Les politiques d’aide au développement doivent être renforcées, et maintenir son engagement humanitaire auprès des populations victimes de conflits armés.

Le PSE est porteur d’un véritable projet pour l’Europe : il veut l’orienter davantage vers la société plutôt que vers l’économie, il veut renforcer la solidarité entre les pays membres dans un contexte difficile, il veut rapprocher les institutions des citoyens. Le parti offre donc aux citoyens européens une réelle alternative au Parlement actuel, où siègent majoritairement des députés du Parti populaire européen. A nous de porter ce message lors de la campagne pour convaincre les électeurs de l’alternative que constitue le projet socialiste !

Sénat hebdo la semaine du 25 au 29 novembre

Posté le 2 décembre 2013

 logo-senatDe lundi à mercredi la semaine dernière, les sénateurs ont examinés le projet de budget 2014. Celui-ci n’a cependant pas été adopté, ce que déplorent les sénateurs socialistes. Lundi s'est tenue la 14e édition du Tremplin entreprises, un concours national qui permet à 30 porteurs de projet innovant d’obtenir le label « Tremplin entreprises ». Mardi, la mission d’information sur les rythmes scolaires a débuté ses travaux. Mercredi enfin, la mission d’information sur le sport professionnel et les collectivités territoriales a organisé une table ronde sur le modèle économique des stades.

 

83 % des maires qui ont appliqué la réforme des rythmes s’en déclarent satisfaits

Posté le 2 décembre 2013

Mardi 26 novembre ont débuté les auditions de la mission commune d'information sur la réforme des rythmes scolaires. Cette mission a été créée début octobre à la demande de l’UMP.

Si l’on peut s’interroger sur la pertinence de l’évaluation d’une réforme si peu de temps après sa mise en œuvre, il n’est cependant pas inutile de revenir sur quelques points développés au cours des premières auditions.

Cette mission d’information est centrée sur trois thèmes, l’évaluation de la mise en place de la réforme, le recensement des difficultés, enfin le chiffrage de son coût réel. Les premières auditions ont été celles d’Odile Quintin et de Christian Forestier, coprésidents du comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, installée en 2010. Cette conférence, représentant toutes les sensibilités ainsi que les collectivités territoriales, a mené une centaine d’auditions sur un an, au terme duquel un rapport a été rendu, en 2011.

Les deux présidents ont souligné le caractère consensuel de cette conférence. Les conclusions du rapport de 2011 ont été renouvelées lors de la concertation menée par Vincent Peillon, notamment le consensus sur la nécessité de supprimer la semaine des 4 jours. Les rapporteurs se sont dits surpris par les oppositions manifestées aujourd’hui à l’égard de cette réforme, dont on savait qu’elle aurait un coût, dès lors qu’il ne s’agissait pas de réduire le temps de présence à l’école.

Martine Caraglio, inspectrice générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, rapporteuse de la conférence sur les rythmes de 2011, et qui pilote aujourd’hui une mission sur les rythmes scolaires, a souligné à son tour le consensus sur le principe, mais a signalé que la question des contraintes organisationnelles et financières s’est immédiatement posée. Madame Caraglio a signalé qu’elle a pu constater, dans le cadre de l’actuelle mission qu’elle pilote, sur le terrain, que là où la réforme s’applique, cela se passe bien. Philippe Claus, inspecteur général de l'éducation nationale ayant réalisé plusieurs rapports sur les rythmes scolaires, a pour sa part insisté sur le fait que la question des rythmes scolaires est d’abord une question d’organisation des 24 heures d’enseignement, avant d’être une question d’organisation des activités périscolaires. Pouvoir répartir ce temps d’enseignement sur une demi-journée supplémentaire est pour lui une bonne chose.

Jacques Pélissard, député UMP, Président de l’Association des Maires de France (AMF), est revenu sur le positionnement de l’AMF, exprimé lors du colloque sur les rythmes dans le cadre du Congrès de l’AMF, le 21 novembre dernier. L’association a estimé le coût médian de la réforme par enfant à 150 euros, coût non négligeable, d’où la nécessité d’évaluer l’impact de la réforme pour vérifier s’il est justifié.

Au cours de ce colloque, l’AMF a livré les résultats d’un questionnaire envoyé aux maires des 4000 communes qui sont passées aux 4 jours et demi. 83 % d’entre eux se déclarent satisfaits de la mise en œuvre de la réforme. Si 77 % ont eu des difficultés à financer la réforme, les frais supplémentaires sont couverts par l’aide de l’Etat et des Caisses d’allocations familiales pour la majorité d’entre eux (55 %).

Si ces chiffres et ces constats sont intéressants – et dans l’ensemble plutôt positifs – rappelons néanmoins qu’il est encore trop tôt pour chiffrer précisément le coût de cette réforme, et a fortiori pour la qualifier d’échec ou de succès.

Plus d'informations sur : la mission d'information et les vidéos des auditions.

Lycée franco-mexicain: Paris reste attaché au maintien de la convention avec l’AEFE

Posté le 29 novembre 2013

 

jpglyceePARIS 29 nov 2013 (AFP) - La France reste attachée au maintien de la convention actuelle liant le lycée franco-mexicain de Mexico à l'Agence pour l'enseignement du français à l'Etranger (AEFE), a fait savoir vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

"Le maintien de la convention actuelle reste la meilleure option pour le lycée, pour ses élèves et leurs familles et pour ses personnels", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal, lors d'un point-presse. Cette mise au point fait suite à une déclaration du président du conseil d'administration du lycée, un établissement privé de droit mexicain comptant quelque 3.500 élèves.

Ce responsable, Claude Le Brun, avait fait état cette semaine d'un "changement de statut" applicable dès septembre 2014. La décision du lycée de mettre fin à la convention avec la France est motivée par l'augmentation des charges imposées par Paris, et "convient à tout le monde", avait-il précisé.

Une centaine d'enseignants se sont rassemblés mercredi à Mexico pour protester contre le déconventionnement qui aurait pour conséquence principale la cessation des paiements de salaires par la France. Cela concerne 13 expatriés ainsi que 85 titulaires de l'Education nationale "résidents" au Mexique. La section des enseignants de la Fédération syndicale unitaire (FSU) du lycée a déposé le même jour un préavis de grève reconductible à partir du 4 décembre.

"Une concertation est engagée pour trouver une solution et nous suivons la discussion en cours avec la plus grande attention", a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay, expliquant que de nombreux Mexicains sont attachés à ce lycée, "fleuron de notre présence au Mexique". "Notre pays a beaucoup investi dans cet établissement et la France continue à investir", a-t-il souligné.

 

Agenda de décembre 2013

Posté le 29 novembre 2013

agendaSemaine du 2 décembre:
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Visite du chantier de la Philarmonie de Paris avec la commission de la Culture
- Réunion de travail avec la ministre déléguée aux Français de l'étranger
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes

Semaine du 9 décembre
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Rencontre de lycéens du Lycée français de Barcelone accompagné leur professeur
- Question d'actualité au gouvernement
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes
- Colloque "quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels?" au Collège de France
- Conseil d'administration de France Média Monde
- Bureau de l'AFE- Déplacement en Allemagne

Semaine du 16 décembre
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de coordination des commissaires socialistes à la culture
- Réunions de la commission de la Culture
- Réunion de travail Caisse des Français de l'étranger
- Réunion de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes
- Commission nationale des bourses

Semaines du 23 et 30 décembre: Suspension des travaux parlementaires en séance

Les sénateurs socialistes déplorent le vote de rejet de la partie recettes du Budget au Sénat

Posté le 28 novembre 2013

hemicycle2Après plus de 42 heures de débat en séance et l’examen de 471 amendements le Sénat a rejeté, mercredi 27 novembre  la première partie du projet de loi de finances pour 2014, par 180 voix contre 143. Je regrette  vivement ce vote qui ne nous permettra pas de discuter de la partie dépenses du projet de loi. Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse du groupe socialiste du Sénat.

 La première partie du Projet de loi de Finances 2014 vient d’être rejetée par le Sénat. Les amendements conjugués des groupes CRC et UMP ont dénaturé le projet de budget du gouvernement, et aboutit à 10 milliards de dépenses nouvelles.

Pour tenter de faire voter le Sénat sur un projet de budget digne de ce nom, le gouvernement a demandé une seconde lecture de son texte initial. Il a été rejeté.

Le rejet de la partie Recettes du Budget empêche l’examen de la partie Dépenses, privant le Sénat de tout débat et toute initiative sur les postes budgétaires essentiels pour la vie quotidienne des Français et notamment l’éducation, le logement, et l’emploi.

Les sénateurs socialistes déplorent cette situation, qui montre une nouvelle fois que la majorité sénatoriale n’est pas en cohérence avec la majorité gouvernementale.

Loi de Finances pour 2014, rapport pour avis sur les crédits de l’audiovisuel extérieur

Posté le 28 novembre 2013

Projet de loi de finances 2014 © SénatJ'ai présenté en commission de la Culture, de l'Education et de la Communication le rapport pour avis sur les crédits du programme «Audiovisuel extérieur» de la mission «Médias, livre et industries culturelles» du projet de loi de finances pour 2014.

L'année 2013 est une année charnière pour l'audiovisuel extérieur de la France. Aprés plusieurs années de marasme, Marie-Christine Saragosse prenait la présidence de la société AEF en septembre 2012, dans la foulée du rapport de Jean-Paul Cluzel publié à l'été de la même année et qui ouvrait la voie à une sortie de crise.

Un état des lieux des travaux engagés depuis lors révèle d'abord que la fusion des trois entités, RFI, France 24 et MCD est aujourd'hui acquise et acceptée . A cet égard, le travail de la présidente est à souligné: l'ambiance a changé et, grâce à une écoute remarquable, le fossé creusé depuis plusieurs années entre la direction et les salariés se comble. Quand au retour de TV5 Monde dans le giron de France Télévision, il permet une meilleure gouvernance mais doit aussi s'accompagner de la mise en place d'une belle synergie avec France 24, loin de toute concurrence stérile.

Ce nouveau départ est symbolisé par le changement de nom de l'entreprise, qui depuis l’été 2013 se nomme France Média Monde.

Consulter le rapport ici et lire ci-dessous le compte-rendu de la Commission.

Mme Claudine Lepage, rapporteure pour avis sur les crédits du programme « Audiovisuel extérieur ». - Permettez-moi, en premier lieu, d'évoquer les deux envoyés spéciaux de Radio France Internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal au Mali, samedi 2 novembre. Ils sont morts dans l'exercice de leur profession de journaliste, au nom de la liberté d'expression, et je souhaitais aujourd'hui leur rendre hommage.

J'en viens à la présentation de la situation de France Médias Monde (FMM) et de TV5 Monde.

L'année dernière, j'avais fait une lecture assez sombre du bilan de M. Alain de Pouzilhac à la tête de la société de l'audiovisuel extérieur de la France (AEF), et plus globalement de l'histoire de cette entité.

Radio France internationale, radio polyglotte, qui a su construire une identité et conquérir une large audience, notamment en Afrique, semblait être la mal aimée de la famille AEF : les conflits de personnel ont été nombreux et, surtout, la radio a été considérée comme un média dépassé au profit de la télévision, dont les lumières brillaient plus fort aux yeux des dirigeants. N'oublions pas Monte Carlo Doualiya (MCD), qui est la radio arabophone, présente au Maghreb et au Proche-Orient.

France 24, créée au forceps en 2006, a connu une évolution plus heureuse mais a été atteinte d'une crise de croissance au moment de la fusion, qui a clairement accaparé toutes les forces de l'équipe dirigeante, sans qu'aucun projet clair n'émerge. Comme un symbole, l'État et le groupe ne sont jamais parvenus à établir un contrat d'objectifs et de moyens, faute de moyens, parfois, faute d'objectifs, surtout.

TV5 Monde, la chaîne francophone internationale à vocation généraliste, semblait quant à elle vivre sa vie à l'écart du groupe, puisque les partenaires sont toujours restés sceptiques sur ce rattachement capitalistique à une entité qui leur apparaissait concurrentielle.

En dépit de ce constat et des oppositions, la fusion était engagée le 13 février 2012.

Le rapport Cluzel, à l'été 2012, montrait cependant la voie d'une sortie de crise : il s'agissait pour faire simple de conserver l'entreprise fusionnée tout en maintenant la séparation des rédactions de France 24 et RFI.

S'agissant de TV5 Monde, le constat de l'inadaptation de la gouvernance était patent et un retour de France Télévisions dans le capital était clairement préconisé.

Le 7 octobre 2012, Mme Marie-Christine Saragosse, alors à la tête de TV5 Monde, prenait la présidence de la société de l'audiovisuel extérieur. Son arrivée a clairement sonné un nouveau départ.

Dans mon rapport de l'année dernière, je considérais que l'année 2013 était une année de transition qui devait remettre l'AEF sur les bons rails. J'estimais que ce chantier passait par la réalisation de douze travaux, devant être menés de front. Je vous propose cette année de faire un état des lieux du chantier, pour constater les réalisations effectuées et les travaux qu'il reste à terminer.

Premier point, tenir le cap défini par Jean-Paul Cluzel. Là, rien à dire, les rédactions ont été maintenues et exercent leurs activités de manière satisfaisante. Mais surtout, la fusion paraît aujourd'hui acquise, et n'est plus contestée sur le fond par les salariés. Reconnaissons à Marie-Christine Saragosse le talent d'avoir réussi à définir un projet commun pour l'ensemble des équipes et la prouesse est déjà exceptionnelle.

Elle avance donc sur la voie du deuxième travail, à savoir restaurer la confiance. Le fossé entre la direction et le personnel s'était très largement creusé à partir de 2008. En un an, on est très loin de la défiance, et on a même le sentiment que les salariés font assez largement front commun avec leur présidente, même quand ils soulignent les difficultés de l'entreprise.

La modernisation de la gouvernance était le troisième objectif. Deux réalisations majeures sont allées dans ce sens. Première étape, la nomination du président par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), grâce à la loi sur l'indépendance de l'audiovisuel public que nous avons récemment votée, devrait permettre de procéder à des nominations plus apaisées à l'avenir. Ensuite la fusion a été définitivement entérinée en cette fin d'année : alors qu'il y a avait encore trois comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et trois comités d'entreprises, il n'y en aura plus qu'un en 2014. Cette semaine ont par ailleurs lieu les premières élections professionnelles uniques. Preuve de l'adhésion à la fusion, les listes syndicales sont systématiquement panachées, avec des personnels de RFI et de France 24. L'appartenance syndicale l'a ainsi emporté sur le média d'origine.

Retour sur le déplacement de Jean-Pierre Bel en Australie et en Nouvelle-Calédonie

Posté le 27 novembre 2013

Ce matin en réunion du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, est revenu sur son déplacement en Australie et en Nouvelle-Calédonie du 11 au 15 novembre. Il s’est d’abord rendu en Australie pour y représenter la France à l’occasion de la cérémonie de commémoration du 11 novembre à l’Australian War Memorial de Canberra. Cette cérémonie est très importante pour les Australiens, qui ont activement participé à l’effort de guerre, aux côtés des soldats français, sur notre territoire. 60 000 jeunes Australiens sont morts pendant la Première Guerre Mondiale, dont 40 000 en France. La présence du Président du Sénat français se voulait un hommage à ce lourd sacrifice.

Jean-Pierre Bel a en outre rappelé, au cours de la réunion, que l’Australie est un continent en pleine expansion et que la communauté française y est importante, 80 000 Français y résidant aujourd’hui. Le Président du Sénat s’est entretenu avec la Gouverneure générale et le Premier ministre à propos de la prochaine présidence du G20 par l’Australie, à compter du 1er décembre. Ont été évoqués les thèmes qui seront développés au cours de cette présidence, ainsi que l’importance des relations bilatérales franco-australiennes. Jean-Pierre Bel a également rencontré, à Sydney, la communauté d’affaires française en Australie, et il a visité l’Alliance Française. Mais je le sais par ailleurs, l’ensemble de la communauté française aurait aimé le rencontrer, d’autant que les déplacements en Australie de représentants de la France sont rares, compte-tenu de la distance séparant le continent de notre pays.

Jean-Pierre Bel s’est ensuite rendu en Nouvelle-Calédonie. Avec l’Accord de Nouméa signé en 1998, faisant suite aux accords de Matignon (1988), la Nouvelle-Calédonie a vu son autonomie fortement accrue, par le transfert de nombreuses compétences. L’Accord crée une citoyenneté de Nouvelle-Calédonie et un Congrès, assemblée de plein exercice détenant un pouvoir législatif autonome. Cet accord a participé à la reconnaissance des identités culturelles.

Suite aux élections provinciales de 2014 sera renouvelé le Congrès néo-calédonien, qui entamera ainsi son quatrième mandat, au cours duquel doit se tenir, comme le prévoit l’accord de Nouméa, une consultation sur « le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité », autrement dit, sur l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie.

L’actualité politique de la relation entre la France et la Nouvelle-Calédonie est donc d’une importance toute particulière, dans un pays où les évènements du passé, notamment la prise d’otages d’Ouvéa en 1988, symbole des tensions entre autochtones et des « nouvelles populations », sont encore très présents, comme le soulignait Jean-Pierre Bel ce matin. Il est important que l’Etat soit attentif à l’application de l’Accord, aujourd’hui parvenu à ce stade d’aboutissement, aboutissement qu’il appartient aux Calédoniens de définir. Le Sénat, comme il l’a toujours fait, en s’attachant notamment à garantir la réussite des transferts de compétence, doit prendre toute sa part dans ce processus.