Neuhausen Café

Un nouveau site pour une information de qualité sur la culture française au Canada

Posté le 17 avril 2014

Les services culturels de l'Ambassade et des Consulats Généraux de France au Canada ont lancé lundi 14 avril le site francecanadaculture.org, la nouvelle plateforme pour la culture française au Canada. Il s'agit d'un portail qui permet d’accéder de manière simple, thématique et géolocalisée à toute l’actualité et à l’information concernant les échanges artistiques, la langue française et la coopération universitaire. Cette vitrine commune, en français et en anglais, permettra de renforcer la visibilité de la culture française au Canada et les échanges entre nos deux pays. De telles initiatives, qui permettent un accès simplifié à l'information, sont essentielles à la promotion de la culture française à l'étranger !


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Nouvelle édition du plus grand festival français à l’étranger!‏

Posté le 16 avril 2014

Le Festival « Croisement », mis en place par notre réseau culturel, a débuté vendredi dernier à Pékin. Evénement majeur, car il s’agit du plus grand festival culturel français à l’étranger, et du plus important festival culturel étranger en Chine, ce festival a été créé en 2006. Chaque année, il est permet la tenue de nombreux événements, dans plusieurs villes chinoises.

Cette année, ce sont une centaine d’évènements qui sont organisés dans près de 40 villes. Pendant trois mois, du 11 avril au 10 juillet, plus de mille artistes vont ainsi se produire devant plus d’un million de personnes. Multidisciplinaire, ce festival transmet, via les multiples programmes proposés, la culture française dans les domaines du cinéma, du théâtre, du cirque, de la danse, de la musique, des arts visuels, de la littérature et des nouveaux médias.

Dans tous les domaines, des créations franco-chinoises enrichiront la programmation et viendront illustrer la richesse de nos relations culturelles. On trouvera par exemple, exposées dans une galerie de Shanghai du 10 avril au 30 juin, les œuvres de Bahai, peintre et photographe shanghaien qui « partage son cœur et son travail entre la France et la Chine » comme l’indique le site du festival. Ou encore, à Pékin du 19 mai au 16 juillet, l’exposition le Thé et le Vin, qui « révélant à quel point les traditions du vin et du thé se rencontrent », « s’attache à mettre en parallèle ces deux savoir-faire, ces deux savoir-vivre ».

Pour marquer cette année le cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine, une exposition de dix chefs d’œuvre français, réunis par cinq des plus grands de nos musées nationaux, se tiendra du début du festival au 15 juin, au Musée national de Chine.

Notre réseau culturel est majeur : il permet l’organisation, chaque année, de 50 000 manifestations culturelles à l’étranger. Vecteur essentiel de notre culture dans le monde, il contribue au rayonnement de la France. Il est également important pour maintenir le lien avec les Français établis hors de France. Il est donc indispensable qu’il soit préservé.

Vous trouverez toutes les informations sur le festival ici.

Sénat hebdo du 7 au 12 avril

Posté le 15 avril 2014

Les travaux en séance, suspendus pendant les élections municipales, ont repris lundi dernier 7 avril.

L'événement de la semaine dernière a été le discours de politique générale de Manuel Valls, mardi. Le même jour, dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, Jean Pierre Bel a inauguré l'exposition "Terres de paix" sur les grilles du jardin du Luxembourg, présentée jusqu'au 4 août et qui voyagera dans le monde jusqu'à 2018. Vous pouvez voir les photos exposées ici. Mercredi, les sénateurs ont engagé l'examen du  projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, dont l'agro-écologie (défense de l'environnement et d'une agriculture performante) est l'axe fort. Ce texte est essentiel pour l'avenir de la première puissance agricole européenne.


Déplacement à Abidjan du 2 au 5 avril 2014

Posté le 15 avril 2014
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Avec Monsieur l'Ambassadeur Georges Serre et les membres de Fdm-Adfe Abidjan

Mercredi 2 avril :

Arrivée en fin d’après-midi à Abidjan je suis accueillie par Yvonne Trah Bi, ancienne  conseillère à l'AFE, présidente de l'Association de Bienfaisance et Léa Agbo, présidente de FdM-Adfe, et Madame Françoise Jeangros, Consule adjointe. J’ai plaisir de retrouver Maurice Courcier, ancien conseiller à l'AFE de Côté d'Ivoire puis du Gabon qui a organisé un cocktail de bienvenue avec les membres du bureau de Français du monde-adfe Abidjan.

Jeudi 3 avril :

La journée du jeudi 3 avril commence par un entretien avec  la Consule adjointe et les chefs de service du consulat. La communauté française est forte d’environ 17 000 Français dont 15 000 sont inscrits auprès du Consulat. Le service social, les bourses scolaires et la délivrance des visas sont des services qui connaissent une croissance d'activité accrue ces dernières années et le consulat y fait face difficilement en raison de  plusieurs suppressions de postes. La valise itinera est présente mais comme dans de nombreux postes, elle ne fonctionne pas correctement, ce qui pose problème pour servir les Français du Libéria. Six  agents travaillent à l’état civil qui est un service très complexe et très chronophage, de nombreux dossiers devant être vérifiés.  Dans ce domaine également, une simplification des procédures est indispensable à l’avenir. On s'interroge sur la nécessité de transcription des actes d'état civil. D'autres pays ne le font pas. De même,  plutôt que d'établir des certificats  à capacité à mariage, ce qui se fait suite à des auditions, elles aussi chronophages, les agents du consulat pensent qu'un contrôle à posteriori serait plus efficace pour lutter contre les mariages blancs. Les demandes de visa sont bien entendu nombreuses, beaucoup d’Ivoiriens ayant de la famille qui habite en France. Depuis 2012 on note une hausse de 16 % des demandes. Malheureusement, pour les agents du service des visas tout comme pour les demandeurs,  les locaux sont peu appropriés malgré des aménagements récents.

Le centre de médico-social d’Abidjan, l’un des quatre derniers en gestion directe, effectue un travail remarquable que ce soit pour le personnel de l’ambassade, les recrutés locaux, les allocataires du CCPAS ou les Français de passage en difficulté. Il doit, malheureusement pour les plus défavorisés de la communauté, fermer dans les prochains mois

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Yvonne Trah Bi, présidente de l'Association de Bienfaisance

Après la visite du Consulat, je me dirige en compagnie d’Yvonne Trah Bi et Jackie Bertho à l’agence Française de développement (AFD) où je rencontre le directeur M. Bruno Leclerc. L’AFD apporte de l'aide technique par le biais de France Expertise Internationale pour la mise en place du  Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) en Côte d'Ivoire et par le SCAC qui envoie des conseillers techniques dans les ministères. Six priorités ont été définies d’un commun accord avec les autorités ivoiriennes : l’éducation, la santé, l’agriculture, le développement urbain – dont l’accès à l’eau potable -, les infrastructures de transports et la justice-Etat de droit. L’AFD souhaite intervenir à l’avenir dans les domaines de l’énergie mais également de la protection sociale.

Ensuite, déjeuner au domicile du Consul autour des élus et des associations françaises.  Je demande aux participants  ce qu'ils pensent de la transformation du CMS en structure associative comme cela existe dans d'autres pays tels le Mali, le Cameroun, le Burkina Faso etc. Le projet demande de la réflexion.

L’après-midi commence par la visite de l’école primaire Jacques Prévert et du Lycée Français Blaise Pascal avec Yvonne Trah Bi. Nicole Delhomme, proviseure du lycée, Claude Arnaud, directeur de l’école et Nicolas Frelot, conseiller culturel sont présents et nous guident dans la visite. Les deux établissements comptent 744 élèves, 45 % d’entre eux sont Français ou binationaux, 35 % Ivoiriens, les autres sont de diverses nationalités mais il y a de nombreux Libanais. Les frais de scolarité sont les mêmes pour les Français et les Ivoiriens. En revanche, il y a un surplus de 30 % pour les autres nationalités. Beaucoup d’élèves sont boursiers.

Visite ensuite du Lycée Maurice Delafosse avec Monsieur Arezki Stiet, Proviseur de l’établissement. Ce projet qui est né en 2004 s’est constitué autour des parents, enseignants, et administratifs qui n’ont pu ou voulu quitter Abidjan au moment de la crise politique. Cette crise avait conduit à la fermeture des différentes écoles françaises. Le collège est homologué par l’AEFE depuis septembre 2012 et le processus est en cours pour le lycée. L’établissement est géré par une Assemblée des parents d’élèves et est lié par une convention de partenariat pédagogique et administratif avec le CNED.

Premier débat entre candidats à la présidence de la Commission: ayons le courage de changer d’Europe!

Posté le 11 avril 2014

Hier, Martin Schulz et Jean-Claude Juncker, candidats respectifs du Parti Socialiste Européen (gauche) et du Parti Populaire Européen (droite) à la présidence de la Commission européenne, ont débuté leur campagne par un premier débat, en français, diffusé sur France 24 et RFI, hier mercredi 9 avril. Un nouveau président de la Commission doit en effet être choisi suite au renouvellement du Parlement européen le 25 mai prochain, et en adéquation avec la majorité sortie des urnes.

L’Allemand Martin Schulz est actuellement, et depuis 2012, président du Parlement européen, dont il est député depuis 1994. Premier ministre et ministre des finances luxembourgeois de 1995 à 2013, Jean-Claude Juncker a également été président de l’Eurogroupe (réunion mensuelle et informelle des Ministres des finances de la zone euro) de 2006 à 2013.

Ce débat de 50 minutes avait vocation à poser les bases de la campagne, plutôt qu’à détailler les programmes des deux candidats. Ce qui serait d’ailleurs un exercice difficile, dans la mesure où le PPE n’en a pas, alors que le PSE a adopté dès mars dernier son Manifeste, dont les propositions sont détaillées sur le site français de la campagne.

Il est intéressant de noter que Jean-Claude Juncker approuve de nombreuses propositions de Martin Schulz, cherchant ainsi à brouiller le débat et à renforcer l’idée que le clivage politique gauche/droite est un leurre, idée avancée par les partis eurosceptiques pour affirmer qu’ils sont la seule alternative réelle. Mais ce qu’approuve M. Juncker diffère largement de la politique menée par le parti populaire européen depuis dix ans qu’il dirige la Commission et est le premier parti du Parlement européen. La question de ce qui les différencie a été posée aux deux candidats lors du débat. Martin Schulz, rappelant que Jean-Claude Juncker adhère à ses propositions (et l’en remerciant), a souligné à juste titre que se pose davantage la question de la réelle proximité entre les positions de M. Juncker et le PPE.

Le débat a toutefois permis de mettre en exergue ces différences bien réelles. Concernant les politiques de lutte contre la crise, Martin Schulz a estimé qu’ « on aurait dû changer de cap plus tôt » et qu’ « il faut de la discipline budgétaire, mais il aurait également fallu faire des investissements ». Jean-Claude Juncker a quant à lui tenu à réaffirmer que la rigueur, certes regrettable, n’était autre que la conséquence de « dérapages ». Il prétend par ailleurs que le PPE était favorable aux investissements, mais force est de constater que telles n’ont pas été les politiques mises en œuvre.

Au sujet des politiques à mener pour relancer la croissance et créer des emplois, on trouve également des différences d’analyse. Martin Schulz souligne que le problème majeur est que les petites et moyennes entreprises, qui ont du potentiel et sont « la colonne vertébrale de l’économie dans beaucoup d’Etats » peinent à exploiter ce potentiel car elles n’ont pas suffisamment accès au crédit. Il faut résoudre ce problème en fluidifiant cet accès, notamment grâce à la Banque publique d’investissement. Jean-Claude Juncker reste dans le flou en expliquant qu’il faut « moderniser l’économie européenne, regarder vers l’avenir, sans mobiliser des montants budgétaires énormes ».

Martin Schulz a expliqué que la croissance allemande est une bonne chose, mais qu’il faut qu’elle tire les autres pays de l’UE vers le haut, qu’elle soit une locomotive. En outre, il a rappelé que le modèle allemand, qui a certes permis la croissance, mais est basé sur la prime à la casse et le travail partiel, n’est pas le seul. Il a salué le modèle choisi par la France pour sa relance. Jean-Claude Juncker a simplement souligné que « les pays qui ont les déficits les moins élevés sont ceux qui ont les meilleurs taux de croissance ».

En matière de politique étrangère, le candidat socialiste a tenu à nuancer les critiques qui sont formulées contre Madame Ashton, que l’on tient souvent responsable du manque d’unité de la politique étrangère européenne, alors même que les réticences viennent des Etats. Il a affirmé que, à la tête de la Commission, il essayerait de les convaincre.

Enfin, Martin Schulz témoigne d’une réelle préoccupation pour le rapprochement entre l’Europe et les citoyens. Interrogé sur son attitude à la tête de la Commission, il a expliqué vouloir « rendre public qui fait quoi, intégrer les citoyens citoyennes dans les processus de décision et leur demander leur avis ». Jean-Claude Juncker s’est contenté de définir les priorités de la Commission (croissance et emploi) sans mentionner les citoyens. Or, le manque de proximité et de transparence est précisément l’un des principaux reproches adressés aujourd'hui à l’Union européenne, et expliquant le peu d’intérêt des citoyens à l’approche de l’élection de mai.

Ce débat marque le vrai début de la campagne pour les élections européennes. Une victoire des socialistes européens sera notre chance de changer pour une Europe, plus forte, efficace, démocratique et sociale, parce que comme le rappelle Martin Schulz, "l'austérité seule ne sert à rien".

Cliquez ici pour (re)voir le débat.

Le sommet UE – Afrique, occasion de repenser et de renforcer les liens entre les deux continents

Posté le 9 avril 2014

http://assirou.net/wp-content/uploads/2014/04/Sommet-Ue-Ua-2014.jpgLe 4ème sommet entre l’Union européenne et l’Afrique  s’est tenu à Bruxelles les 2 et 3 avril. Ce nouveau sommet, quatre ans après le dernier qui s’était tenu à Tripoli, a réuni dirigeants africains et dirigeants de l’UE, ainsi que de hauts responsables des institutions de l’UE et de l’Union africaine. Les participants ont discuté de la paix, de la sécurité, des investissements, du changement climatique et des migrations.

En 2007, une stratégie commune UE-Afrique avait été adoptée, et en 2010 un plan d’action avait été approuvé pour la période 2011-2013. Ce plan fixait des objectifs concrets notamment dans les domaines de la paix et la sécurité, la gouvernance démocratique et les droits de l’homme. A l’issue de ce nouveau sommet, un plan d’action détaillé  a été établi pour la période 2014-2017, autour de cinq domaines prioritaires : paix et sécurité ; démocratie, bonne gouvernance et droits de l'homme ; développement humain ; développement et croissance durables et inclusifs et intégration continentale ; questions globales et émergentes.

L’Union européenne est le premier partenaire économique de l’Afrique, le premier contributeur de l’aide au développement versée au continent, et son premier partenaire dans le domaine de la paix et de la sécurité. Ce sommet était motivé, comme les précédents, par la volonté mutuelle de renforcer ce lien, notamment concernant le changement climatique, auquel le continent est particulièrement vulnérable.

L’aide supplémentaire à apporter à la Centrafrique, où la crise politique s’accentue et où les violences se multiplient, a été un sujet majeur de ce nouveau sommet. La crise dépasse d’ailleurs les frontières du pays, et constitue un enjeu régional au fort potentiel déstabilisateur, du fait notamment de l’afflux de réfugiés dans les pays voisins. L’ONU, représentée lors du sommet par son secrétaire général Ban Ki-moon, prévoit de déployer d’ici mi-septembre 12 000 soldats et policiers pour prendre le relais de la force africaine, la Misca, aux côtés de l’opération française Sangaris. L’UE doit quant à elle déployer une mission militaire Eufor-RCA dans les semaines qui viennent. Ce sommet a été l’occasion de renforcer la solidarité et la coopération entre pays européens, qui peinent à définir une stratégie commune en matière de politique étrangère.

Cela vaut également dans le domaine économique. L’absence de stratégie d’ensemble de l’Europe constitue en effet un frein important aux échanges avec le continent africain. De ce fait, au-delà de l’urgence sécuritaire, ce sommet a permis de jeter un nouveau regard sur le partenariat économique UE‑Afrique, de mettre en avant certains des résultats obtenus et d'étudier de nouveaux domaines de coopération future. Le renforcement de nos relations commerciales doit être en cohérence avec notre politique d’aide au développement, afin de créer les conditions d’une croissance durable sur un continent encore aujourd'hui en proie à la pauvreté (l’Afrique réunit 33 des 47 pays les moins avancés), aux pandémies et à la corruption. Dans ce domaine, une loi d’orientation relative au développement et à la solidarité internationale, adoptée par l’Assemblée nationale, a été transmise au Sénat en février dernier. Ce texte constitue une avancée importante, car c’est la première fois que les parlementaires s’emparent de ce sujet pour en définir les orientations. La transparence y est érigée en valeur clé de notre politique de développement. Le texte vise par ailleurs à renforcer la coordination entre acteurs du développement, et à adapter notre stratégie aux enjeux nouveaux, notamment climatiques.

En déplacement à Abidjan encore la semaine dernière, je suis sensible aux problématiques de l’Afrique, et la nécessité de renforcer et d’actualiser la coopération avec le continent. Ce nouveau sommet a permis de réaffirmer le lien privilégié UE-Afrique, d’ouvrir des perspectives pour la suite, et d’améliorer la solidarité entre pays européens dans leurs relations avec le continent. Il faudra veiller à ce que le plan d’action qui y a été défini se traduise dans la réalité par des avancées concrètes.

Obamacare: les prestations de la CFE couvriraient les exigences américaines

Posté le 8 avril 2014

ObamaCare_0Quatre ans après la promulgation de la loi "Obamacare", sa disposition la plus controversée, l'obligation, sous peine d'amende, de souscrire un contrat d'assurance-santé, est entrée en vigueur il y a quelques jours.

Les détenteurs de cartes vertes et les étrangers « résidents »sont également concernés par la réforme du système de santé. Ainsi, les Français résidant aux Etats-Unis depuis plus de douze mois et y payant leurs impôts avaient-ils jusqu'au 31 mars  pour souscrire une assurance. A contrario, les étudiants ou les salariés ne payant pas d'impôts en Amérique, ou expatriés sur le territoire américain pendant moins d'un an ne sont pas obligés de souscrire une assurance.

Pour les autres, la réglementation reconnaît automatiquement comme valides les contrats d’assurances collectifs, c'est à dire, conclus par les employeurs, et gérés par des assureurs régulés par un pays étranger. La situation est plus compliquée pour les Français qui seraient couverts de façon individuelle, et non par un contrat entreprise.

Environ 10.000 Français vivant aux Etats-Unis sont aujourd’hui assurés par la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) et sont donc couverts de façon individuelle. La question est donc de savoir si la CFE remplit les conditions lui permettant d'être agréée par l'administration américaine. La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a récemment écrit au Président de la CFE, M. Cantegrit et considère que "le Gouvernement américain a énoncé 10 conditions nécessaires pour s'assurer que les offres des assureurs couvrent les besoins jugés "nécessaires" en matière de santé, sans pour autant préciser le niveau de prise en charge. Or, il apparait que les prestations offertes par la CFE à ses affiliés couvrent les exigences américains".

Le processus est donc (enfin) lancé et la balle est, aujourd'hui, dans le camp des américains!

Le Tournoi de la Méditerranée, une importante rencontre entre collégiens des établissements français à l’étranger

Posté le 4 avril 2014

Du 18 au 22 mars 2014, 208 collégiens scolarisés dans un des établissements du réseau de l’AEFE se sont réunis à Casablanca, au Maroc, pour le 6e Tournoi de la Méditerranée. Cette compétition internationale de rugby scolaire est devenue, depuis 2009, un rendez-vous annuel important pour de nombreux établissements français à l’étranger.

Ce tournoi, intitulé « Tournoi de la Méditerranée, rugby et rencontre » rassemble chaque année des collégiens (moins de 15 ans) du bassin méditerranéen autour la pratique sportive, de la francophonie et de l’ouverture culturelle.

Cette année, c’est le lycée Lyautey de Casablanca qui a accueilli la compétition. Seize équipes scolaires ont participé, la plupart venant du pourtour méditerranéen, certaines de pays plus éloignés. Huit jeunes officiels de l’Union nationale du sport scolaire, scolarisés au collège de Massy, dans la région parisienne, ont assuré l’arbitrage des rencontres.

Le lycée français de Madrid, qui avait déjà remporté le tournoi précédent à Barcelone, est sorti vainqueur de cette nouvelle édition. Le bouclier de la Méditerranée, remis en jeu à chaque édition, reste donc en Espagne un an de plus.

De tels évènements sont essentiels, car ils permettent aux jeunes scolarisés dans les établissements français à l’étranger de se rencontrer, de tisser des liens, et donnent ainsi sa consistance au réseau de l’AEFE, qui, sans eux, serait une simple juxtaposition d’établissements.

Déplacement en Norvège du 26 au 28 mars

Posté le 3 avril 2014

Lycée Français René Cassin d'Oslo

En répondant à l'invitation de Stéphane Mukkaden , administrateur de Français du monde-adfe, et de Mathieu Pinard, président de Français du monde-adfe Norvège j'ai pu rencontrer la communauté française, visiter le consulat,  le lycée et l'Institut français et assister à un dîner organisé par l'ambassadeur, M. Jean-Marc Rives pour la chambre de Commerce franco-norvégienne devant laquelle j'ai pu présenter quelques-unes des mesures phares du gouvernement en matière économique.

 La communauté française concentrée, dans l'ordre sur Oslo, Stavanger et Bergen,  compte plus de 5 000 personnes. 71 % des inscrits ont moins de 40 ans. Beaucoup travaillent dans le secteur pétrolier et para pétrolier. Lors d'une rencontre avec une trentaine de personnes, nous avons pu échanger sur les élections consulaires et notamment sur le rôle du futur conseiller consulaire.  La vie en Norvège et les programmes FLAM ont également été évoqués. En Norvège, le coût de la vie est élevé,  tout est cher mais heureusement les salaires sont importants. La Norvège connaît une croissance de 3,5 % et le plein emploi grâce à ses ressources en hydrocarbures et une gestion parcimonieuse de cette manne. Il est possible de trouver un emploi alors même que l'on ne parle pas (pas encore!) le norvégien.

Le consulat est appuyé dans son action par 7 consuls honoraires. Le consul honoraire de Stavanger dispose d'une assistante à mi-temps pour l'épauler. À noter et cela ne manque pas de m'étonner : le consulat a traité 11 dossiers de répudiation de la nationalité française en 2013. Trop cher d'être français et ceci dans le deuxième pays le plus riche du monde en PIB par habitant!

Le lycée René Cassin, un établissement conventionné en gestion parentale  accueille environ 600 élèves. 66 % élèves ont au moins la nationalité norvégienne. Pour ce qui concerne les enseignants,  1/3 d'entre eux sont  expatriés et résidents et 2/3 sont des recrutés locaux.

Le lycée a atteint la limite de ses capacités d'accueil. Des bâtiments préfabriqués (du beau préfabriqué !) ont été installés pour la maternelle à titre provisoire. Un projet intéressant est en train de se dessiner en coopération avec les autorités norvégiennes : un campus regroupant une école norvégienne, l'école allemande, l'école française et une université. Mais notre impécuniosité doit être compensée par un soutien politique fort. L'établissement reçoit des subventions de l'état norvégien pour les enfants des familles qui paient des impôts en Norvège mais également, selon l'accord franco-norvégien de 2002, en contrepartie de places réservées pour élèves norvégiens dans des lycées en France ( Rouen, Bayeux et Lyon) et dans l'enseignement professionnel (hôtellerie, et aquaculture). Compte tenu des revenus en Norvège, les minimas sociaux peuvent sembler élevés, il y a peu de boursiers. Les minimas retenus par le barème des bourses ne sont pas compatibles avec les personnes précaires en Norvège.

Rencontre avec le proviseur,  le conseiller culturel, le directeur du primaire, le CPE, les enseignants, une représentante du comité de gestion,  des représentants des parents d'élèves et une élève. Il  est question du montant des écolages, du projet de délocalisation dans le Nord d'Oslo, de l'ISVL, des majorations familiales pour les expatriés et de l'avantage familial pour les résidents. Le projet immobilier pourrait avoir l'avantage de fidéliser les élèves qui ont tendance à aller vers l'enseignement norvégien après la troisième, essentiellement pour des raisons d'effectifs trop réduits qui empêchent donc une vie sociale riche.

Dîner économique organisé par l'ambassadeur en l'honneur de la Chambre de commerce franco-norvégienne réunissant une trentaine de personnes. La balance commerciale entre la France et la Norvège est nettement déficitaire ne serait-ce qu'en raison des importations françaises d'hydrocarbures et l'enjeu est d'inciter des entreprises norvégiennes à investir en France. Certaines sont déjà implantées en Vendée, chère à mon cœur!

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Devant des membres de la communauté française

Le nouveau gouvernement norvégien, minoritaire, formé de membres du parti  conservateur et du parti du progrès (populiste) n'affiche pas une politique très différente de son prédécesseur travailliste. À mes questions sur l'orientation du parti du Progrès, mes interlocuteurs français et norvégiens n'ont pas la même réponse. Pour les Français, c'est plus ou moins le Front national, pour les Norvégiens, cela n'a rien à voir... Pourtant les thèmes se ressemblent : immigration, fiscalité etc.

Visite de l'Institut français et long entretien avec le Conseiller culturel, directeur de l'Institut. L'Institut français d'Oslo est situé au cœur du centre ville. C'est un espace d'information, de lecture et d'échanges, un centre de ressources et une médiathèque. L'Espace culturel accueille régulièrement conférences et projections de films. Les étages abritent une dizaine de salles de cours réservées aux élèves. Une partie du bâtiment est en cours de rénovation. L'Institut accueille environ 1200 élèves à Oslo et Stavanger et les cours collectifs sont peu à peu remplacés par des cours individuels. Selon le Directeur le retard en matière de professionnalisme et de méthode sera comblé peu à peu par la démarche qualité qui devrait être mise en place à l’avenir. Faute de personnel aucun démarchage envers les entreprises ne peut se faire. Le français est en concurrence avec l'allemand et l'espagnol.

Au consulat comme à l'Institut les recrutés locaux n'ont pas été augmentés depuis 2010 alors que le coût de la vie est élevé et croit régulièrement. Ils sont moins bien traités que les salariés en Norvège. On risque une crise de vocation malgré le grand dévouement des personnes en poste....

L’institut à fait le choix d'organiser la plupart des manifestations culturelles hors les murs. Il  travaille à  assurer  le lien entre la culture et l'économie.

La dotation publique française diminue chaque année mais des subventions du Ministère de la Culture norvégien et une coopération avec Total permettent de bien fonctionner.

L'accent est mis sur la coopération scientifique et universitaire, notamment en ce qui concerne le  transfert de technologies dans les domaines de  l'aérospatiale, de l’industrie du gaz, du pétrole mais aussi sur la problématique de l'Arctique. Pour le moment il y a d'ailleurs plutôt divergences de vues. Les Norvégiens y voient un intérêt économique alors que chez les Français prédominent un point de vue écologique.

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Visite au parc de sculptures de Vigeland

 Mon bref séjour à Oslo se termine sous le soleil,  par une visite au parc de sculptures de Vigeland avec Stéphane Mukkaden et Barbara Blisson puis au  port où quelques trois mâts invitent au voyage...

Agenda avril 2014

Posté le 3 avril 2014

agenda

Semaine du 31 mars :
- Réunion du groupe socialiste
- Déplacement à Abidjan du 2 au 5 avril

Semaine du 7 avril :
- Réunion du groupe socialiste
- Réunion de la commission culture
- Signature du contrat d’objectifs et de moyens de France Médias Monde au Quai d’Orsay
- Déplacement au Brésil(Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasília) du 11 au 17 avril

Semaine du 14 avril:
- Déplacement au Brésil(Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasília) du 11 au 17 avril

Semaine du 21 avril:
- Déplacement en Afrique du Sud du 21 au 26 avril

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