Neuhausen Café

Le Plan de modernisation du CNED

Posté le 24 octobre 2011

Le plan de modernisation du CNED tend à redifinir sa vocation de service public au risque d'une réorganisation commerciale. C'était l'objet le 12 décembre 2010 de mon interpellation au ministre qui me transmet  sa réponse le 20 octobre 2011 en ne disant mot des fermetures de sites et des conséquences humaines désastreuses qu'elles provoquent aujourd'hui.

Question écrite du 30 12 2010 : Mme Claudine Lepage appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le plan de modernisation du Centre national d'enseignement à distance (CNED).
Cet établissement public d'enseignement à distance, premier d'Europe en la matière, constitue aujourd'hui un véritable « service public de la deuxième chance » pour les nombreuses personnes n'ayant pas la possibilité de suivre leur scolarité au sein des établissements traditionnels de l'éducation nationale. Ainsi, ce sont près de 220 000 enfants malades, adultes en reconversion, artistes, Français établis hors de France et autres qui bénéficient chaque année du CNED.
Pourtant, le plan de modernisation élaboré et actuellement mis en œuvre par le Gouvernement tend à faire perdre au Centre national d'enseignement à distance sa vocation de service public au profit d'une organisation commerciale se rapprochant de celle des entreprises privées de soutien scolaire :

La question de la contamination de la France par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Posté le 6 octobre 2011

Carte établie par la CRIIAD, cliquez pour agrandir

J’avais déposé le 2 juin 2011 une question écrite à la ministre de l'Ecologie suite à la contestation par la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) des chiffres de l’expertise officielle française relatifs à la contamination de la France par les rejets de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

La réponse du gouvernement à cette contestation des chiffres officiels met en avant « une interprétation erronée des résultats de mesure », reprochant aux critiques d’avoir basé leur estimation sur la seule date de début de prélèvement sans tenir compte que la valeur obtenue des prélèvements a été effectuée sur une durée de plusieurs jours. Aucune trace d’iode 131 au-dessus des limites de détection n’a été en outre révélée. La ministre de l’écologie reconnait par ailleurs que les mesures pratiquées dans le cadre d’une situation normale ne sont pas adaptées en cas de rejet accidentel dans l’environnement, ce qui nécessitera d’en tirer des « réflexions ».

Voici l'intégralité de la réponse que m'adresse Mme Nathalie Kosciusko-Morizet le 6 10 2011 :

Quel bilan pour le secrétariat d’Etat aux Français de l’étranger ?

Posté le 28 septembre 2011

A l'heure où David Douillet quitte le secrétariat d'Etat chargé des Français à l'étranger, créant par la rapidité de son départ une surprise égale à celle provoquée par sa soudaine nomination, j'ai souhaité interpelé le ministre des Affaires étrangères et européennes sur le bilan de ce secrétariat d'Etat qui avait été nommé sous sa tutelle.

Question écrite déposée le 28 septembre 2011 : Mme Claudine Lepage appelle l’attention de M. le ministre des Affaires étrangères et européennes sur le travail accompli par le secrétaire d’Etat chargé des Français à l’étranger, au moment où il quitte les fonctions qu’il occupe depuis moins de trois mois.Elle lui demande, dans un contexte budgétaire aussi drastique que celui que les Français supportent actuellement, quel bilan positif pourrait justifier les dépenses engagées par une aussi courte prise de fonction (la durée la plus brève de toute l’histoire de la Vème République). Elle lui demande, alors que s’organisent les premières élections des députés représentant les Français de l’étranger, d’éviter que les Français établis à l’étranger ressentent davantage encore comme un camouflet la soudaine éviction de leur secrétariat d’Etat. Elle lui demande enfin, si une telle fonction, au sommet de l’Etat et en charge des Français établis hors de France a jamais eu un sens, de veiller sans tarder à la nomination d’un nouveau secrétaire d’Etat afin qu'il puisse cette fois engager des actions significatives en faveur des Français à l’étranger

Le transfert d’une partie des archives diplomatiques de Nantes : une prise de risques humains, financiers et sociaux dont le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure.

Posté le 8 septembre 2011

Le projet de transfert d’une partie des archives diplomatiques du Centre des Archives Diplomatiques de Nantes (CADN) vers le centre de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) laisse suffisamment de questions en suspens pour que mon collègue Richard Yung et moi-même, inquiets de ce projet de démantèlement du centre et de ses conséquences, demandions une réponse du ministre des Affaires étrangères et européennes.

Il nous apparait en effet que cette démarche comporte des risques dont pâtirait lourdement le CADN, des risques pour son prestige, son réseau d’influence, pour sa sécurité, mais aussi des risques financiers et humains sur lesquels nous appelons l’attention du ministre, afin la richesse et le potentiel du Centre soit préservé.

Ce centre de Nantes conserve tous les documents du Quai d’Orsay provenant de ses postes à l’étranger, mais aussi des trésors historiques séculaires qui seraient décentralisés sur le site de la Courneuve, vidant ainsi du cœur même de sa substance le CADN, au risque de le transformer en une sorte de service d’archives administratives.

71 femmes nécessitant une IVG ont rencontré des difficultés à Paris durant les vacances de l’été

Posté le 1 septembre 2011

Selon le planning familial, 71 femmes qui nécessitaient une IVG durant l’été ont dû se rendre précipitamment à l’étranger pour subir cette intervention, faute de pouvoir disposer des structures nécessaires à Paris. La situation de ces femmes, frappant à toutes les portes puis contraintes dans l’urgence de se rendre à l’étranger, au risque de dépasser le délai  au-delà duquel l’opération ne peut plus légalement être pratiquée en France, est inacceptable. J’ai donc posé une question écrite au ministre de la santé pour que toutes les femmes puissent, quel que soit le moment de l’année, faire valoir ce droit qui leur est reconnu par la loi et recevoir les soins appropriés à leur situation :

Avis négatif du Conseil supérieur de l’éducation consulté sur le projet de programme des sciences économiques et sociales

Posté le 1 septembre 2011

Le conseil supérieur de l’éducation (CSE), consulté sur la réforme des programmes du lycée, a émis récemment un avis négatif sur le projet de programme des SES (sciences économiques et sociales) pour les classes de terminale.

Depuis 2007, dans le cadre de la réforme des lycées, le gouvernement remet régulièrement en cause l'enseignement des SES. Confronté aux protestations et à la mobilisation pour la sauvegarde de cet enseignement, il semble que le gouvernement ait choisi de mettre en œuvre une nouvelle stratégie : plutôt que l’élimination de la matière préférée des lycéens, la dénaturation des contenus enseignés : ainsi le projet de réforme propose-t-il un enseignement des SES en inadéquation aux besoins réels de cette discipline, un projet d’enseignement relevant d’un « technicisme » exagéré (qui laisse peu de place aux interrogations et aux discussions) et qui transmet des « fondamentaux » plutôt que de favoriser le recul critique. En résumé, les classes de terminale seraient bientôt confrontées à un programme d’une excessive lourdeur prévu, paradoxalement, dans un temps d’enseignement diminué .Le Conseil Supérieur de l’Education a rejeté le programme des sciences économiques et sociales, et c’est un rebondissement d’importance pour tous ceux qui se sont mobilisés contre la réforme de cet enseignement.

Le mécontentement des recrutés locaux des postes va grandissant

Posté le 27 juillet 2011

Le mécontentement des recrutés locaux dans les postes me conduit à alerter le ministre des Affaires étrangères et européennes sur les difficultés rencontrées par ces personnels.

J’appelle son attention sur le mouvement grandissant de protestation des personnels recrutés locaux des ambassades et des institutions françaises à l'étranger contre le montant de leurs salaires qui reste conséquemment en retrait de l’augmentation du coût de la vie des pays où ils résident.

Face à la hausse continuelle du coût de la vie, les salaires des personnels recrutés locaux apparaissent de plus en plus dérisoires, d’autant plus que, depuis ce 1er juillet 2011, la commission ministérielle « coût vie » n’accordera plus, au titre de la revalorisation des salaires, que 60% du taux d’inflation constaté par le FMI. Cette mesure, de surcroît applicable sans effet rétroactif sur les dix premiers mois de l’année, porte à son comble l’exaspération des personnels concernés.

Je demande instamment au ministre, afin d’éviter une crise majeure dans nos postes, d’apporter rapidement une réponse aux personnels recrutés locaux qui affrontent, pour la majorité d’entre eux, une grave détérioration de leurs conditions de vie et de travail et de prendre les mesures qui s’imposent pour la revalorisation de leurs salaires avec effet rétroactif pour les six derniers mois.

L’institut français de Slovaquie ne sera pas fermé

Posté le 12 juillet 2011

Depuis novembre 2009, alertée par les Conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger Louis Sarrazin et Jean-Yves Leconte, ainsi que par Michel Dubost de l’Association des Français de Slovaquie, je m’attache à défendre l’avenir de l’Institut Français de Bratislava.

Face au manque d’information, les rumeurs avaient la part belle et évoquaient la situation déficitaire de l’Institut, ou bien la priorité donnée par l’Etat à d’autres contrées du globe, plus lointaines, pour annoncer sa disparition programmée. Pourtant, la proximité géographique de la Slovaquie est un atout d’importance dans ses relations économiques avec la France, notamment dans le secteur automobile. Ces intérêts économiques génèrent en outre un besoin de formation, de cours de français et de culture française chez les employés de Peugeot. Si la diffusion de la culture française s’affaiblit avec la disparition de l’Institut Français chargé de l’entretenir, comment continuer de susciter l’intérêt pour les produits français ? L’intérêt économique risque d’en souffrir dans un effet collatéral.

Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Alain Juppé, me répond enfin (alors que son prédécesseur Bernard Kouchner n’avait donné aucune suite à mon courrier) et m’assure que la fermeture de l’Institut n’est pas envisagée et que l’Institut de Bratislava constitue bien au contraire « un élément essentiel de notre dispositif dans ce pays ». La situation financière de l’établissement a été « assainie » et « reste à consolider afin d’assurer la pérennité des actions de l’Institut Français ».

Voilà une bonne nouvelle dont je me réjouis pour la communauté française de Bratislava et les nombreux bénévoles francophiles qui œuvrent sans compter au service de la culture française en Slovaquie.

Palazzo Lenzi de Florence: vers une vente à la découpe!

Posté le 30 juin 2011

La réponse qu'apporte le ministre des Affaires étrangères et européennes à mes questions sur l'avenir du Palazzo Lenzi de Florence révèle encore l'inconséquence de la politique gouvernementale. Ce palais, qui accueille l'antenne consulaire et l'Institut français, ferait prochainement l'objet d'une vente partielle afin de dégager les marges permettant de financer les indispensables travaux de mise aux normes et de rénovation du bâtiment.

Il faut savoir que depuis janvier 2010, le financement de la programmation immobilière du ministère ne doit plus être assuré que par les produits de cession de ses biens immobiliers, puisqu'aucun crédit d'investissement n'est plus inscrit dans le budget général. Cette politique contraint ainsi la France à céder des biens prestigieux et particulièrement emblématiques de son rayonnement à l'étranger. La vente d'une partie seule de l'un de ces immeubles n'est en réalité que le dernier avatar de cette grande braderie.

Lire ci-dessous la réponse du Ministre à mes questions des 3 juin et 30 septembre 2010.

Vérifications sur les pensions de retraite à l’étranger en cas de suspicion de fraude

Posté le 15 juin 2011

Par les temps qui courent, les Français de l’étranger ont bon dos, devenus responsables de l’aggravation du déficit budgétaire et coupables de ne pas payer d’impôts, comme s’ils étaient tous des exilés fiscaux et non, pour leur grande majorité, des salariés ou des entrepreneurs assujettis à l’impôt dans leur pays de résidence. Dans la même veine, un article du projet de loi de Finances rectificative visant à instaurer une nouvelle taxe sur les résidences secondaires des non-résidents soulève actuellement l’indignation (et les sénateurs socialistes se mobiliseront la semaine prochaine contre cette mesure lors de la discussion du projet de loi).

Une autre rumeur relayait ce portrait en négatif du Français établi hors de France, celle du retraité qui perçoit indument une pension de retraite, ou bien encore des retraités « fictifs » en Algérie. Dans le Figaro cette semaine, le directeur de la CNAV Pierre Mayeur dément la rumeur d’une « foule de centenaires fictifs », reconnaissant toutefois la difficulté des contrôles à l’étranger. La CNAV souhaite passer des conventions avec des assureurs locaux pour diligenter les vérifications sur place. J’avais posé début juin une question écrite sur la mise en œuvre des vérifications auxquelles devraient procéder des sociétés d’assurance agréées par les autorités consulaires françaises.