jeudi 29 octobre 2009
La rénovation du service civique votée en première lecture au Sénat
jeudi 29 octobre 2009 à 17:44 :: Travaux parlementaires
Une proposition de loi du sénateur Yvon Collin (groupe RDSE) sur la mise en place d’un nouveau service civique, soutenue par le haut Commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, a été adoptée dans la nuit du 27 au 28 octobre par le Sénat.
Au moment de la réforme du service militaire en 1997, son remplacement par un service civil obligatoire avait été écarté. Or, s’il n’est pas question de revenir sur la suspension de ce service devenu obsolète et par trop inégalitaire, nous avons très vite constaté le vide engendré tant en termes de cohésion que de mixité sociale et culturelle. Mais, la mise en place, après la crise des banlieues de l’automne 2005, d’un service civil volontaire mal préparée et, de toute façon, n’apportant qu’une réponse partielle aux problèmes de nos banlieues, s’est révélée un échec.









Une journée pour visiter, ce 26 avril 2009, le SCEC installé en banlieue de Nantes, dans un immeuble très moderne, à l’image de cette administration qui a su se renouveler au cours des années, déménager ses locaux, créer de nouveaux services, recourir toujours davantage à l’informatique ou affronter les conséquences des événements survenus à l’étranger, comme lors de la création du Bureau Transcription Algérie.
En septembre dernier, lors de la remise du rapport des travaux de la commission sur la mesure du progrès économique dirigée par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un changement et dénoncé la « religion du chiffre ». C’est cocasse de la part de celui qui se voulait comptable de chaque point de croissance qu’il devait aller chercher « avec les dents », de chaque emploi qu’il s’efforcerait de maintenir ou de créer (rappelez-vous les emplois gravés dans le marbre à Gandrange), de chaque heure supplémentaire faite pour gagner plus, de chaque burqa portée en France qui mettrait la République en péril, de chaque reconduite de clandestin à la frontière – objectif 27 000 cette année - (le chiffre tue écrivait le GISTI en 2007), …
Après les éphèbes, après l’héritier voici que l’on nous ressort l’identité nationale. Quand ce ne sont pas les médias qui nous montrent du doigt ce qu’ils estiment être l’essentiel de l’actualité, c’est le pouvoir qui nous indique ce que nous devons penser. Trop c’est trop ! Je refuse de me voir exposée à longueur de journée aux logorrhées sans fin des « observateurs avertis » de l’intelligentsia médiatique ou politique sur des sujets auxquels ne devraient être consacrées que quelques minutes de notre réflexion.