lundi 21 décembre 2009
Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !
lundi 21 décembre 2009 à 23:09 :: C'est vous qui le dites
A l’initiative de SOS Racisme, une pétition a été lancée pour réclamer l’abandon du débat sur l’identité nationale lancé par le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale Eric Besson. Comme moi, vous pouvez la signer ici. Ci-dessous le texte de cette pétition.
Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.
Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.












« La France en garde à vue », c’était le titre d’un article du Monde voilà quelques mois. Il est toujours d’une brûlante actualité : six lycéens, dont quatre mineurs, ont été mis en garde à vue la semaine dernière après avoir tenté de murer l’entrée de leur lycée de Saint-Vincent-de-Tyrosse, dans les Landes, ceci pour protester contre la réforme des lycées. Si les faits sont répréhensibles, peut-être même pénalement réprimables, la réponse donnée par les autorités semble disproportionnée. Les députés socialistes qui se sont émus de ce placement ont rappelé « que le code de procédure pénale précise que la garde à vue doit être strictement limitée aux nécessités de la procédure et proportionnée à la gravité de l'infraction ». Et ils ont situé cet événement dans le contexte « d'une dérive qui entraîne une explosion des gardes à vue en augmentation de 71,6 % depuis 2002 et qui concerne aujourd'hui 1 % des Français chaque année ».
Le sénat a adopté un amendement de suppression présenté par le groupe communiste de l’article unique du projet de loi sur le redécoupage électoral, suite à une erreur du groupe de l’Union centriste. Le sénateur chargé pour son groupe de voter s’est trompé de bulletins ! Le projet de loi ne comprenant qu’un article, celui-ci étant supprimé, la demande de deuxième délibération de Marleix n’a pu aboutir … Fureur de Marleix, du groupe UMP et du groupe centriste mais la présidente de séance, Catherine Tasca a tenu bon et le texte sera renvoyé en seconde lecture à l’Assemblée nationale avant de revenir au sénat. 