Au quotidien le ministre semble pourtant plus motivé et plus efficace pour renvoyer les Afghans dans leur pays en guerre. Ce qui risque d’ailleurs d’arriver aux jeunes à qui il offre formation et éducation dès lors que ceux-ci seront majeurs. J’avais déjà interpelé Eric Besson, au Sénat, sur cette question des mineurs étrangers isolés, en soulignant que c’est lorsque ces jeunes atteignent leur majorité qu’ils ne sont plus protégés, qu’ils ont tendance à disparaître et, pour certains, à sombrer dans la criminalité. Pourtant, après suivi un cursus scolaire en France durant quelques années, ils parlent français et ont acquis des compétences. Autant, sinon plus, que quiconque ils réunissent les conditions pour être naturalisés ou, au minimum, obtenir un permis de séjour. Or, à moins qu’il ne soit champion de boxe, la naturalisation du jeune étranger isolé, même pourvu d’une formation, reste l’exception.

Il ne m’avait pas franchement répondu. Etonnant, non ?