Il entend donc se donner les moyens de maintenir les interpellés « sous contrôle de l'administration pendant un délai suffisant pour acheminer l'ensemble des moyens nécessaires et examiner, sous une forme adaptée, leur éventuelle demande d'asile ». L’objectif ? Empêcher les étrangers de passer par les procédures normales et d'avoir droit à l'asile, en les enfermant à l'abri d’une éventuelle intervention d’un juge qui risquerait d’être trop clément à ses yeux. Chat échaudé …

Le GISTI n’hésite pas à parler d’instauration d'un « régime d'exception » et le Parti socialiste juge d’ores et déjà ce projet anticonstitutionnel. Même si personne n’est dupe des motifs électoralistes et sécuritaires qui sous-tendent ces annonces distillées avant les Régionales, le fond est là : les assauts sans cesse répétés du monarque et de sa cour pour réduire les libertés individuelles rendent délétère le climat entre les citoyens et leur administration.

Eric Besson, qui essaie d’être à nouveau bien vu au château après sa lamentable recherche de l’identité nationale (il n’a trouvé qu’une Marseillaise, paraît-il ...), se dépêche donc de construire sa ligne Maginot : présenté fin mars en conseil des ministres, ce nouveau dispositif devrait être adopté avant la fin du premier semestre.

Il ne faudra pas laisser faire. Par-delà l’opposition républicaine, j’imagine que tous les humanistes se rassembleront contre ce projet.