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Greece: What did you expect?

Un point de vue intéressant sur le crise grecque et les responsabilités de chacun de la part notre ami Amine Cassim, membre de la section PS de Berlin:

Dans une publicité vantant le goût d’un nouveau soda, Uma Thurman demande à un admirateur transi « what did you expect ? ».

La même question pourrait être posée à Angela Merkel – toute proportion gardée – et à Nicolas sarkozy, qui s’étonnent des violences dans les rues grecques. Depuis 2 ans, les spécialistes s’accordaient sur la sortie de cette crise, mais les politiques ont, comme d’habitude, préféré regarder dans quelle direction allait la fumée plutôt que d’éteindre l’incendie. Deux années de déni de réalités, deux années perdus alors que l’Europe aurait pu régler le problème dès janvier 2010. On ne reviendra pas sur la responsabilité historique de l’Allemagne, largement pointée du doigt par Paul Krugman, Jacques Attali, Pascal Lamy, Nouriel Roubini et consors! Imposer une dévaluation interne à la Grèce tout en maintenant un Euro fort est tout simplement idiot! Leur demander des efforts supplémentaires (baisse de 22% du salaire minimum,diminution de 20% des retraites et chute de 35% du salaire des fonctionnaires), c’est demander aux grecs de mourir à coup sûr, tout en étant guéri. Le nouveau traité Merkozyen aura disparu avant le printemps et au final la Grèce sortira de l’Euro, en étant humiliée, tandis que les autres pays du Sud pourraient subir le même sort à terme!

Un autre risque pourrait bien donner des sueurs froides aux autorités monétaires et financières: la banque centrale européenne a beaucoup d’emprunts dits toxiques dans son bilan, puisqu’elle a des emprunts grecs – entre autres- sur lesquels elle est prête à subir des pertes! D’autre part la BCE, qui a décidé de faire « open bar » en accordant des crédits illimités à 3 ans à 1% aux banques,voit sa taille de bilan augmenter de 40%, et son niveau d’endettement a atteint celui de Lehman Brothers avant son implosion!

Francois Hollande a raison de revoir la copie signée par nos 2 pyromanes si les français lui donnent les clés de l’Elysée. Sa réponse devra être politique, en appliquant le pacte de stabilité qui a été redéfini l’année dernière et en renforçant la coordination des politiques économiques et budgétaires. Donc il n’y a pas besoin de nouveaux traités. Il devra être aussi le capitaine de l’équipe Europe pour faire en sorte que la zone euro se positionne au niveau de leur intérêt collectif et non pas comme passager clandestin. Et pourquoi ne pas mutualiser les dettes européennes pour casser la spéculation? Cette dette commune serait ainsi mieux notée puisqu’elle représenterait 95% du PIB européen alors que celle de la Grèce (185% du PIB),du Portugal (122%),de la France (102%) subissent ou subiront encore plus de pressions à l’avenir! C’est en sortant des logiques de sauvetage que nous préparerons l’avenir.

Amine Cassim

One Comment

  1. La dévaluation interne est la seule BONNE solution pour la Grèce si elle veut rester dans l’euro. A l’origine de la crise c’est les dépenses publiques depuis 1980. En 2012 Il y a 2.000.000 travailleurs dans le prive qui doivent entretenir via imposition, 1.200.000 fonctionnaires, 1.000.000 de chômeurs et 2.500.000 de retraites. L’économie de chaque pays est un ensemble unique. Et l’état en tant que tiers a l’obligation de distribuer équitablement a tous les grecs cet argent. Les prix et les salaires et surtout les retraites en grece sont le résultat du surendettement du pays qui empruntait pour payer les salaires et les retraites. C’est excellent l’état social mais en fonction de la productivité du pays et pas par surendettement.
    En Grèce la même cotisation donnait 500 euro de retraite a 65 ans dans le prive alors que dans les entreprises publiques donnait 1500 euros a 55 ans.
    L’économie a des règles et pas d’idéologie. Les parties politiques c’est normal. La Grèce a fait faillite car toutes les règles ont été violées.
    Depuis 1974 les parties politiques n’ont jamais collabore mais
    Dans une économie mondialisée, l’avenir passe obligatoirement par les synergies politiques et économiques. Les allemands et les suisses l’ont bien compris et ils progressent. Le mot d’ordre c’est synergisme de toutes les forces d’une nation.
    Diviser pour régner c’est le mot d’ordre de l’actuel Président et on constate les résultats a tous les niveaux.

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