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Situation en Syrie: motion adoptée par la Convention fédérale de la FFE

Motion adoptée par la Convention fédérale de la Fédération socialiste des Français de l’étranger ( FFE ) à la majorité absolue des votants

En Syrie, depuis les premiers troubles consécutifs aux printemps arabes de mars 2011, plus de vingt-cinq mille personnes ont perdu la vie. Près de nous, la population syrienne est massacrée, des aspirations démocratiques ont été étouffées dans le sang.

Nous, militants de la Fédération socialiste des Français à l’étranger, réunis en Convention fédérale, affirmons notre solidarité totale avec les Syriens et condamnons avec la fermeté la plus absolue la barbarie du régime au pouvoir. Notre parti a toujours accompagné ceux des combattants qui, contre l’oppression, oeuvrent pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit. La tenue d’élections libres est une condition nécessaire mais insuffisante à l’établissement de la démocratie, laquelle doit permettre l’alternance, garantir le pluralisme, respecter la diversité, la liberté de croyance et de conscience, au détriment d’une dictature qu’exercerait une majorité sur les minorités.

A l’occasion de la Conférence des Ambassadeurs, le Président de la République a rappelé le caractère intolérable du déchaînement de violences exercé à l’encontre des populations civiles et de celles et ceux qui se battent pour faire reconnaître leurs droits politiques élémentaires. Nous soutenons pleinement cette position, qui sera réitérée avec force au sein des instances européennes et multilatérales. L’arrêt des violences doit s’imposer comme la priorité de la communauté internationale afin qu’une résolution pérenne de la crise soit recherchée avec les acteurs de la région et l’ONU.

Hier encore, un nouveau charnier a été découvert. Le conflit syrien ne peut pas s’enliser plus encore ; Bachar Al-Assad et les siens doivent partir et tous les auteurs de crimes être renvoyés à leur jugement devant la Cour pénale internationale.

L’urgence humanitaire en soutien aux populations civiles et aux deux millions de déplacés victimes de ce conflit meurtrier se fait chaque jour plus pressante. Nous saluons le courage des associations et des ONG qui, sur place, viennent en aide aux victimes.

Les 3,6 millions d’euros débloqués par la France pour apporter une aide humanitaire aux Syriens participent de cet effort. Mais les moyens continuent de manquer, en particulier dans les camps de réfugiés. Dans une démarche concertée avec l’ensemble des partenaires européens, nous demandons que des ressources supplémentaires conséquentes soient allouées afin de garantir la sécurité des personnes et d’assurer sous la supervision du Haut Commissariat aux Réfugiés des conditions décentes d’accès à la nourriture, aux soins et à l’hygiène, à l’école dans une langue comprise des enfants, à des services de communication et de traduction.

Paris, le 28 août 2012

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