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La Commission de la condition de la femme de l’ONU alerte sur les progrès qui restent à réaliser pour éliminer les violences faites aux femmes

Le 22 mars, la Commission de la condition de la femme de l’ONU a adopté, au terme de sa 58e session, des conclusions sur la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) concernant les femmes et les filles.

Principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité femmes-hommes et à l’autonomisation des femmes, cette Commission, créée dès 1946, est rattachée au Conseil économique et social de l’ONU. Composée de représentants des Etats membres et de la société civile, et d’entités des Nations Unies, elle se réunit une fois par an, pour une durée de deux semaines, au siège de l’ONU, à New York.

Elle analyse la situation des femmes dans le monde, les progrès réalisés et les problèmes persistants, et contribue à l’établissement de normes mondiales dans ses domaines d’action. Ses documents de référence sont la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, adoptés lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, en 1995. Elle est appuyée dans son travail par son Secrétariat permanent, ONU Femmes, qui réunit quatre entités onusiennes consacrées à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, appuie le travail de la Commission.

A chaque session, la Commission se concentre sur un thème prioritaire. Cette année, il s’agissait d’analyser les résultats obtenus et les difficultés rencontrées dans la réalisation des OMD en faveur des femmes et des filles.

Les OMD, au nombre de huit, ont été fixés en 2000 par les 193 Etats membres de l’ONU, qui s’engageaient à les atteindre en 2015. Le troisième de ces objectifs vise à « promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes ». Sa cible principale est l’élimination des disparités entre les sexes « dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005 si possible, et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard ». Si des progrès ont été réalisés, des disparités demeurent. La parité dans l’enseignement primaire est presque atteinte, certaines régions rencontrant encore des difficultés : ainsi, pour 100 garçons scolarisés au niveau primaire en Afrique subsaharienne, seules 93 filles le sont. Du côté de l’enseignement secondaire et supérieur, les inégalités demeurent très importantes. Dans certaines régions comme l’Afrique subsaharienne, l’écart s’est même creusé : pour 100 garçons scolarisés dans le secondaire en 2000, seules 66 filles l’étaient ; elles ne sont plus que 61 en 2011. La principale cause de ces inégalités persistantes est la pauvreté, et notamment le temps passé à aller chercher de l’eau. Les mariages et les grossesses de petites filles constituent également d’importants obstacles.

L’égalité et l’autonomisation des femmes passent également par leur accès au processus de décision. Le nombre de femmes parlementaires dans le monde progresse, mais demeure toutefois à un niveau faible, leur part étant de 20,4 % fin 2012. Les femmes sont davantage présentes sur le marché du travail hors agriculture, mais sont reléguées aux emplois les plus précaires. Elles n’occupent que 25 % des postes de cadre dans le monde.

L’évaluation de la mise en œuvre des OMD pour les femmes et les filles constitue une étape importante dans le cadre des négociations de l’agenda post-2015, qui doit définir un nouveau programme de développement. Cette évaluation montre que des progrès restent à effectuer, c’est pourquoi la Commission appelle au maintien, dans cet agenda, d’un objectif spécifique dédié à l’égalité femmes-hommes, aux droits des femmes et à leur autonomisation. Elle insiste en particulier dans ses conclusions sur la nécessité de poursuivre la lutte contre les violences à l’égard des femmes, de garantir leur égal accès au processus de décision, ainsi qu’aux ressources et opportunités économiques. Elle réaffirme également les droits des femmes de décider librement de leur sexualité sans discrimination ni violence, et le besoin d’assurer un accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive.

One Comment

  1. Cela m’inréresse parce que je travaille acctuellement sur le féminisme et sonpouvpir de transformer la socét t de modifier les lois en faveur de sfemmes

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