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Le Conseil européen de printemps s’est réuni la semaine dernière

Le Conseil européen de printemps s’est tenu les 20 et 21 mars dernier. Composé des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres, il se réunit deux fois par an et défini les grandes orientations de l’Europe.

La situation de l’Ukraine a bien entendu fait l’objet de discussions, suite au referendum du 16 mars. Les dirigeants européens ont annulé le sommet UE-Russie prévu en juin 2014, élargi la liste des personnes sanctionnées, et décidé du déploiement d’une mission de l’OSCE en Ukraine. Surtout, le premier volet de l’accord (partie politique) a bien été signé, comme prévu.

Ce sommet a également été l’occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernement d’aborder diverses problématiques liées à la fiscalité, à la régulation bancaire, à la situation économique et au climat. Les dirigeants ont ainsi décidé de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale par l’adoption d’un texte sur la fiscalité de l’épargne qui étend l’échange d’informations entre pays membres. Ce texte était jusqu’alors bloqué par l’Autriche et le Luxembourg. Les dirigeants ont par ailleurs salué la mise en place du mécanisme européen de surveillance des banques, premier pilier de l’Union bancaire. Le second pilier, un mécanisme unique de résolution des crises, est encore l’objet de négociations. Les 28 ont échangé sur la situation économique et financière en Europe, qui s’améliore, et sur les perspectives, ainsi que sur les mesures à prendre pour renforcer la compétitivité, notamment industrielle. Enfin, le Conseil européen a fixé des objectifs à atteindre sur les plans climatique et énergétique pour préparer la Conférence internationale sur le Climat de 2015.

Il faut par ailleurs saluer la conclusion, mardi 18 mars, au terme de six mois de négociations, d’un accord entre la Grèce d’une part, le FMI, la Commission et la BCE d’autre part, prévoyant le déblocage d’une tranche d’aide supplémentaire de 10 milliards d’euros, dont 500 millions d’euros à très court terme pour aider les Grecs les plus vulnérables. Les trois institutions (la « troïka ») souhaitaient simplifier les procédures de licenciement collectif, mais la Grèce a obtenu la mise en place d’un dispositif de négociation entre partenaires sociaux à la place. En outre, la « troïka a renoncé à exiger de nouveaux licenciements – mais 4000 fonctionnaires sont actuellement en voie de licenciement, et ce sont au total 11 500 licenciements qui sont prévus d’ici fin 2014, du fait de précédents accords.

Ce nouveau prêt doit servir à recapitaliser les banques, afin de retrouver la confiance des marchés. La Grèce souhaite éviter un nouveau plan d’aide, lequel risque de s’avérer indispensable du fait de l’arrivée à maturité en 2014-2015 de nombreux prêts. Le défaut de financement doit s’élever à 11 milliards d’euros. Le Premier ministre grec préfèrerait, plutôt qu’un nouveau prêt, obtenir un allègement de la dette, en récompense de l’excédent primaire de la Grèce en 2013. Toutefois, cette question ne sera tranchée qu’après les élections européennes de mai.

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