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Institut Français: audition de son nouveau président par la commission de la Culture

La Commission de Culture, de l’Education et de la Communication  du Sénat, dont je suis membre, s’est réunie le mercredi 15 juin 2016 afin d’entendre Bruno FOUCHER, président de l’Institut Français. Cet Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) a été créé en remplacement de l’association « Culturesfrance » par une loi du 27 juillet 2010 et un décret du 30 décembre 2010. Maintenant d’étroites relations avec le réseau culturel français à l’étranger, il est l’un des acteurs essentiel du rayonnement de la France à l’étranger.

Siégeant depuis mars 2015 au Conseil d’Administration de l’Institut Français, c’est bien sûr avait un intérêt particulièrement prononcé que j’ai pris note des observations de Bruno FOUCHER à l’occasion de cette audition. Je l’ai également interrogé sur les perspectives de cette institution:  en effet, notre réseau a été considérablement modifié, notamment en raison de la contrainte de nos dépenses publiques. L’État a ainsi vendu plusieurs de ses emplacements en Europe. Les manifestations prévues ont alors lieu hors les murs, ce qui modifie considérablement l’affichage souhaité. Cependant, des solutions sont parfois mises en oeuvre, je pense particulièrement au Palazzio Lenzi à Florence qui fut restructuré afin  d’être valorisé tout en dégageant des profits, notamment grâce à la location d’une partie de ses locaux. Lors de mon intervention, j’ai également mentionné, le recours, bienvenu,  au numérique et j’ai interrogé le président  sur la perspective de créer des synergies avec d’autres pays francophones ou européens, toujours dans le souci de faire des économies.
Lire mon intervention ici

Cette audition a également été l’occasion pour Monsieur FOUCHER de rappeler les enjeux pour l’Institut. Tout d’abord, il a pu insister sur la dimension culturelle de la France : c’est notre miroir à l’étranger. La présence de 274 millions de francophones (750 millions en 2060) en atteste.  Notre réseau exceptionnel est envié. Cependant, la baisse des moyens accordés par le Ministère des Affaires étrangères empêche l’Institut de valoriser pleinement la création artistique et culturelle à l’internationale (ces subventions correspondent à 75% des 40 millions de recettes générées). D’autres voies de financement sont possibles, grâce notamment au mécénat, aux aides européennes ou encore au « crownfounding ». Enfin, les événements organisés par l’Institut Français sont souvent un succès, à l’instar des Saisons Croisées, de la Nuit des idées ou encore du cofinancement de films présentés au Festival de Cannes.

D’autres problématiques ont pu être abordées par les membres de la commission Culture. Parmi lesquelles la différence avec les instituts équivalents étrangers (comme le Cervantes ou le Goethe) qui ne subissent pas les mêmes difficultés  financières. Ou encore l’hommage à France Médias Monde qui est partenaire de tous les événements de l’Institut.

En conclusion, je tiens à saluer cette belle institution qu’est l’Institut Français qui réalise avec succès de nombreux projets, tant en France qu’à l’étranger. Le manque de moyens accordés par les ministères de tutelle demeure cependant un réel handicap. Pourtant par sa mission de valorisation internationale de la culture française, de la promotion de la langue française et de soutien au dialogue des cultures, il constitue un atout précieux pour  le rayonnement tant culturel qu’économique de notre pays. Nous ne le dirons jamais assez!

Lire le compte-rendu complet de l’audition ici.

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