0

Examen du COM de l’Institut français par la commission de la culture

Mercredi 15 février, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat a examiné le contrat d’objectifs et de moyens de l’Institut français. En tant que Vice-Présidente de la commission j’ai tenu à rappeler que l’Institut français constitue une vitrine importante pour l’image de notre pays à l’international. J’ai également tenu à saluer le travail des personnels qui font preuve quotidiennement d’imagination et de créativité pour remplir la mission qui est la leur.

Si les objectifs affichés dans le COM  sont ambitieux, j’ai souhaité alerté la commission sur la baisse continue des crédits budgétaires consacrés à l’Institut : 28,7 millions d’euros, soit -3 % en 2017, -34 % au total depuis 2011.

Lire ci-dessous mon intervention et ici l’ensemble de la discussion.

Mme Claudine Lepage. – Je remercie notre collègue Louis Duvernois pour sa présentation juste et équilibrée.

L’Institut français constitue une vitrine importante pour l’image de notre pays à l’international et je peux m’en rendre compte à chacun de mes déplacements à l’étranger. Lors de ces déplacements, je rends d’ailleurs quasi systématiquement visite aux instituts français et peux donc témoigner de la variété de leur activité avec des moyens financiers et humains réduits. Je tiens également à saluer l’engagement des personnels qui font preuve quotidiennement d’imagination et de créativité pour remplir la mission qui est la leur.

La lecture du contrat d’objectifs et de moyens de l’Institut français ainsi que l’audition de son président Bruno Foucher laissent, dans un premier temps, à penser que l’Institut français va dans la bonne direction. Les « enjeux stratégiques » présentés dans le COM me semblent plus que pertinents et je me réjouis, par exemple, que la France soit l’invitée d’honneur de la Foire du Livre de Francfort. Je salue d’ailleurs l’investissement de l’Institut français dans ce projet formidable qui permettra de rapprocher, par le livre, la jeunesse franco-allemande.

On ne peut que se réjouir également que de nombreux événements organisés par l’Institut français aient connu de très beaux succès comme la Nuit des Idées, qui a attiré 200 000 personnes, ou la fête des lumières à Bogota, organisée conjointement avec la mairie de Lyon, qui a réuni 900 000 personnes en huit jours.

Ces événements mettent en lumière la vitalité de l’Institut français et démontrent que le public répond massivement présent à ces événements culturels de grande qualité. Mais ces beaux succès et la stratégie ambitieuse à moyen terme ne doivent cependant pas faire oublier la baisse continue des crédits budgétaires consacrés à l’Institut : 28,7 millions d’euros, soit -3 % en 2017, -34 % au total depuis 2011. Ces baisses consécutives ne sont pas anodines et on peut naturellement s’interroger, dans ces conditions, sur le respect effectif du contrat d’objectifs et de moyens 2017-2019.

Il paraît clair que si ces baisses devaient continuer, l’activité de l’Institut devra nécessairement être réduite. Lors de son audition par notre commission, Bruno Foucher l’a d’ailleurs reconnu : « si le budget diminue encore, je serai amené à sacrifier des secteurs qui font la réputation de la France, comme le cinéma. » Il est plus que dommageable que l’Institut français, opérateur reconnu à l’international et qui est un instrument majeur de notre politique d’influence, soit fragilisé par ces baisses de crédits.

Malgré ces remarques, je suis convaincue qu’il faut soutenir l’Institut français et montrer l’attachement de notre commission à ses missions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*