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Déplacement à Düsseldorf

Je me suis rendue à Düsseldorf vendredi 1er septembre pour la pose de la première pierre d’un nouveau bâtiment du lycée français de Düsseldorf en présence d’un représentant de la Municipalité, de M. Vincent Müller,  Consul général que je connaissais de ma vie munichoise, Mme Grafto qui représentait l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, Mme Magaly Durand Assouly,  proviseure et Mme Houdayer, présidente du comité de gestion.

De nombreux parents étaient présents, quelques enseignants et des élèves et bien sûr les architectes. La première pierre est en fait un cylindre en métal dans lequel plusieurs objets symboliques ont été placés : des pièces de monnaie, un T-shirt aux couleurs de l’école et du tour de France qui est parti cette année de la capitale rhénane, un dessin d’un élève anonyme et autres « souvenirs ». Le cylindre est alors enterré à un endroit du chantier. Quatre élèves ont procédé à la « pose de la première pierre » sous l’œil attentif de l’assistance et de la presse.

L’évolution favorable du lycée de Düsseldorf me réjouit tout particulièrement pour avoir connu cet établissement il y a quelques années alors que son avenir n’était pas assuré et son présent plutôt précaire dans des préfabriqués peu salubres. Nous avons pu échanger avec Mme  Schmallhorst, ancienne présidente du comité de gestion qui a beaucoup œuvré pour sortir le lycée de son ornière.  Aujourd’hui l’établissement accueille plus de 600 élèves dans de bonnes conditions et le nombre d’élèves allemands ne fait qu’augmenter, signe que non seulement les résultats scolaires sont excellents mais que l’accueil des élèves se fait dans de bonnes conditions.  J’ai pu avoir quelques échanges sympathiques avec des parents d’élèves, français nouvellement arrivés et allemands très attachés à l’établissement.

J’ai enchaîné sur une visite privée dans ce Land que je connais bien.  J’ai eu  l’occasion d’assister à un spectacle à la fois très particulier, très sombre, mais finalement intéressant  sur un site industriel reconverti à Duisbourg dans le cadre de le Ruhrtriennale : Kein Licht création mondiale à l’occasion de la Ruhrtriennale sur un texte de Elfriede Julinek prix Nobel de littérature. Ce texte fut écrit après la catastrophe de Fukushima, la musique a été composée par Philippe Manoury et la mise en scène est de Nicolas Steman. Ni pièce de théâtre, ni opéra, ni opéra-comique, mais un peu de tout ça, c’est un thinkspiel qui mêle prose, lyrique,  vidéo et effets de scène. Spectacle étonnant, angoissant mais qui devrait pousser à réfléchir : un thinkspiel!

Avis aux amateurs : le spectacle sera présenté en octobre à Paris à l’opéra Comique.

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