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Déplacement à Dakar 5-6 avril

Jeudi 5 avril :

Arrivée à Dakar AIBD en soirée et je découvre le nouvel aéroport de Dakar, flambant neuf,  situé à une cinquantaine de kilomètres de Dakar.

 

Vendredi 6 avril :

Réunion au Consulat général en présence du Consul général M. Olivier Serot Almeras et des chefs de services et des élus Conseillers consulaires, M. Hassan Bahsoun et Mme Balkis Kaouk. Pour illustrer ses propos, le Consul général évoque tous les problèmes auxquels le Consulat à été confronté la semaine précédente en plus des tâches quotidiennes: accidents de la route, agressions, suicide d’une jeune mineure française isolée. Le nombre des agressions est en augmentation. Le nombre des retraités qui bénéficie d’un avantage fiscal, augmente, mais aussi celui des Français précaires pas ou insuffisamment assurés. Le service social du Consulat fonctionne bien, mais dans l’urgence toujours. Le Consulat accueille entre 50 et 100 compatriotes par jour dont un tiers au service social.

Le service des bourses effectue un travail très important, compte tenu du nombre de bourses attribuées mais l’enveloppe reste insuffisante pour scolariser les familles les plus précaires.

On constate de nombreux problèmes de fraude à l’état-civil et un enfant sur cinq n’est pas inscrit à l’état-civil. On déplore 500 à 600 refus de transcription par an.

La demande de visas augmente et la mise en place de visa de circulation début 2018 facilite les choses pour les hommes d’affaires et les professeurs. Il n’empêche que les demandes des jeunes,  des petits commerçants se voient souvent opposé un refus (31%) suite à des dossiers mal présentés, des faux bancaires, des faux documents. Le nombre de visas à destination d’étudiants sénégalais doit augmenter. L’objectif est de 5000 par an.

Une centaine de nouveaux citoyens français sont accueillis chaque année, le plus souvent par mariage.

En réponse à ma question on m’indique que l’excision recule mais dans la région du fleuve la tradition reste forte même si la loi l’interdit. La différence est très forte entre la ville et la campagne.

 

Départ pour le Cercle de l’Union où je tiens une permanence parlementaire.

Un déjeuner de travail est organisé par le Consul général, M. Olivier Serot Almeras sur les thématiques éducation, francophonie, culture, associant les élus Conseillers consulaires ; Hassan Bahsoun et Balkis Kaouk, M. Laurent Perez-Vidal, Conseiller de Coopération et d’Action culturelle, M. Xavier Wasson, Conseiller en charge des questions éducatives

La discussion tourne autour de l’avenir de l’AEFE, la brûlante question des détachements, la reconnaissance possible de l’International Baccalaureate et la Francophonie,  qui malheureusement recule

Nous nous rendons ensuite à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc avec M. Xavier Wasson

L’établissement a été conventionné de 1994 à 2012 et à été déconventionné à la demande de la congrégation qui souhaitait, selon les propos de la Sœur à qui j’ai posé la question, retrouver une plus grande autonomie. Je me souviens des réactions inquiètes des parents de l’époque mais aujourd’hui tout est est rentré dans l’ordre. L’établissement prépare soit aux examens français, soit aux examens sénégalais et comprend des classes d’orientation destinées à des enfants à besoins spécifiques. Pas de classes inclusives mais prise en compte des enfants ayant des besoins spécifiques.

L’ouverture d’une classe internationale qui déboucherait sur l’obtention du bac français option internationale est envisagée.

L’établissement comprend également des classes post bac qui proposent cinq filières. En tout l’établissement accueille 1600 élèves. Toutes les classes sont homologuées sauf les classes STMG. Les élèves passent alors le bac en candidat libre.

Des départs d’élèves de la section française après la classe de troisième sont signalés car la section française ne comprend pas de filière professionnelle, au contraire de la section sénégalaise. Mais pour des raisons « culturelles » il n’y a pas de passage de la section française à la section sénégalaise.

Les écolages sont élevés et 50% des élèves français sont boursiers soit 150 boursiers.

Un réseau des établissements du Sénégal est en cours de création. Les statuts ont déjà été déposés. Une réflexion est lancée en terme de bassin scolaire vers une mutualisation entre les établissements.

Nous nous rendons ensuite à l’Institut Français qui a été très bien restauré,  autour de son fromager vieux de plusieurs centaines d’années et rencontrons l’équipe qui anime la vie de ce bel  établissement très actif, animation culturelle, médiathèque. Nous faisons  un tour du quartier en nous arrêtant dans la belle librairie.

Réunion du bureau de Fdm-Adfe avec Hassan Bahsoun, Babacar Racine, le nouveau président, Maryvonne Samb, Solenn Boulard, Mour Samb et quelques autres. Les derniers préparatifs de l’organisation de la Fête annuelle de FDm-Adfe du lendemain sont à l’ordre du jour. Et nous terminons la journée par un dîner au restaurant de l’Institut, le Bideew.

Samedi 7 avril :

la Maison Rose CSAO Dakar

J’ai souhaité consacré la matinée du samedi à la visite de La Maison rose implantée à Pikine, Guediawaye, un quartier défavorisé de Dakar avec Hassan Bahsoun. La Maison rose de l’association Unies vers’ Elle accompagne des filles  et adolescentes victimes d’inceste et de viol, de grossesses forcées rejetées par leur famille ou leur communauté ainsi que des femmes avec ou sans enfants en situation de grande précarité. Nous sommes accueillis par Mona Chasserio Présidente et fondatrice d’Unies vers’Elle  et par Sandrine Lemare. Les trois missions de la Maison Rose sont: accueillir et mettre à l’abri d’urgence des enfants en bas âge faisant l’objet d’une information préoccupante, accueillir des filles, des adolescentes, des jeunes mères célibataires et des femmes en très grande difficulté ayant besoin de se reconstruire avant de repartir vers un avenir  meilleur, accueillir des adolescentes et des femmes du quartier souvent isolées en raison la grande précarité dans laquelle elles vivent. Aujourd’hui la Maison Rose souhaite  s’engager dans l’accompagnement des femmes vers l’autonomisation professionnelle et financière.

Lorsque nous arrivons, Mona Chasserio est en entretien avec une jeune fille de 14 ans, enceinte de 7 mois arrivée la veille au soir avec sa mère en provenance du Cameroun, fuyant Boko Haram. Avant d’arriver à Dakar, un long périple de plusieurs mois leur ont fait traverser plusieurs pays d’Afrique.

Mona Chasserio nous explique sa démarche et le parcours qui l’a menée là où elle est aujourd’hui. Un parcours exceptionnel: une vie confortable à Paris, qu’elle a laissée du jour au lendemain pour s’occuper des femmes de la rue à Paris pendant dix ans avant de se tourner vers le Sénégal et de se consacrer à la Maison Rose. Nous rencontrons ensuite les jeunes femmes et leurs enfants. Certaines de ces femmes sont très très jeunes. L’une d’elle a été violée à 10 ans, a eu son premier enfant, elle a maintenant 13 ans et vient d’avoir son deuxième enfant. Certaines qui parlent un peu français nous racontent leur histoire. L’important pour ces jeunes femmes c’est d’arriver à prendre leur  vie en main et pour cela il faut du temps, de l’écoute,  de la patience. L’association est financée par l’UNICEF et par des mécènes mais c’est un combat sans cesse renouvelé pour trouver des financements.

Nous allons ensuite déjeuner au restaurant Dionevar offert par M. Hassan Bahsoun, Conseiller consulaire, avec  Mona et Sandrine Lemare et le bureau de Fdm-Adfe.

Ce soir, c’est le Gala annuel de Fdm-Adfe organisé par le nouveau bureau à l’hôtel Océan. 150 personnes sont attendues et elles sont au rendez-vous! Discours, dîner, tombola, enchères, danse, tous les ingrédients pour une fête réussie sont là.

Dimanche 8 avril :

Je rencontre Mme Anne-Marie Liccioni la présidente du groupe local de Fdm-Adfe de la Petite Côte, et M. et Mme Rabatel venus de Saly pour que l’on échange sur les relations entre le groupe local de Dakar et celui de la Petite Côte.  Proposition leur est faite de remplacer la section nationale du Sénégal par deux sections à part entière, celle de Dakar et celle de Saly offrant ainsi à chacune ces sections l’autonomie.

Je rencontre ensuite Hassan Bahsoun pour un  dernier débriefing des visites et rencontres du séjour à Dakar avant de reprendre l’avion pour Paris dans la soirée et je tiens à remercier Mme Valerie Bigot pour son chaleureux accueil à la Résidence de France.

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