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L’OFAJ, toujours dynamique, se renouvelle

Ce week-end, 70 jeunes Allemands et Français se sont réunis à Berlin dans le cadre d’un évènement organisé par l’Organisation Franco-Allemande pour la Jeunesse (OFAJ). L’Organisation, créée en 1963 par le Traité de l’Elysée signé entre De Gaulle et Adenauer, promeut la coopération entre les deux pays par des subventions aux échanges scolaires, les programmes Brigitte Sauzay et Voltaire (respectivement 2 et 6 mois d’échange en Allemagne), une aide à la recherche d’un stage ou d’un emploi en Allemagne, l’organisation d’évènements… Ce week-end, la manifestation se tenait sous la forme d’un « BarCamp », une conférence faite par les participants eux-mêmes. Un premier BarCamp sur le thème du bonheur s’était tenu à Berlin en 2011, puis un second à Paris, sur le thème de la politique, à la veille des élections en mai 2012. Cette troisième édition précédait d’une semaine les élections législatives allemandes de dimanche prochain. Le concept est novateur et m’a semblé particulièrement intéressant : j’ai souhaité rapporter ici le témoignage d’une des participantes.

« Venus des quatre coins de la France et de l’Allemagne, nous sommes tous arrivés à Berlin le vendredi soir. L’OFAJ, en tant qu’organisateur de la manifestation, s’est occupé de la logistique (hébergement, repas, transport) et a fixé l’organisation générale, mais nous a laissé libres du choix des thèmes débattus et du déroulement des débats. Les sessions ont débuté le samedi matin : nous en proposions huit le matin, huit l’après-midi, et prenions part à celles dont les thèmes nous intéressaient. Ces sessions, toujours en lien avec la politique, thème du Barcamp (« Les jeunes et la politique – Je vote donc je suis »), ont été très diverses : engagement des jeunes dans des partis politiques ; religion, laïcité et politique ; éducation politique à l’école ; différences entre les partis politiques en Allemagne dans un système où les coalitions droite-gauche ne sont pas anormales ; femmes en politique ; médias comme 4e pouvoir…

Foto: Julia Harrer, CC-Lizenz by nc-sa

L’OFAJ nous a par ailleurs proposé quelques activités en dehors des sessions : visite de la coupole du Reichstag, dîner au restaurant avec tous les participants, conférence autour du thème « Les jeunes et les élections en France et en Allemagne : désir ou frustration ? ». Ce dernier évènement, public, avait vocation à ouvrir le débat à des participants extérieurs et était animé en première partie par deux professeurs de politique et deux représentantes associatives, et en seconde partie par des représentants des organisations de jeunesse des partis politiques de France et d’Allemagne.

La quasi-totalité des participants parlaient couramment les deux langues, mais des interprètes étaient présents au besoin, et les organisateurs prenaient soin de se traduire l’un l’autre pour s’assurer de la bonne compréhension de tous. Au cours des sessions, nous nous exprimions en général dans notre langue maternelle, mais nous pouvions naturellement rebondir dans la langue de l’interlocuteur. Au final, les débats ont été à égalité dans les deux langues. Deux « animateurs linguistiques » organisaient par ailleurs le matin et l’après-midi avant les sessions de petits exercices linguistiques en extérieur pour « irriguer le cerveau » selon leur expression, avant que nous ne commencions les débats.

Le dernier jour, nous avons fait le point sur le week-end. Le bilan était enthousiaste. Nous avons tous beaucoup appris, et pas seulement dans le cadre des sessions, mais aussi au cours des nombreuses conversations avec Français et Allemands. Nous serons probablement amenés à nous revoir, et en tout cas, nous sommes tous prêts à poursuivre les débats via les technologies de communication, Facebook et Twitter pour ne citer qu’eux. » Clémence, 21 ans, Paris.

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