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Ma déclaration de candidature aux primaires pour les élections sénatoriales de septembre 2014

Claudine Lepage2

Chères et chers camarades,

Comme vous le savez sans doute déjà, j’ai envoyé un courrier au Premier secrétaire de notre Fédération pour l’informer de ma décision de présenter ma candidature à l’investiture  du Parti socialiste en vue des prochaines élections sénatoriales. Après y avoir longuement réfléchi et en avoir discuté depuis quelques mois avec plusieurs camarades et ami-e-s, j’ai décidé de solliciter vos suffrages pour un deuxième et dernier mandat de sénatrice représentant les Français établis hors de France.

Elue pour la première fois  en 2008, je me suis efforcée d’être à la hauteur de la confiance que vous m’aviez témoignée, tant dans le domaine de la représentation de nos communautés expatriées que dans celui des initiatives politiques et législatives visant à faire progresser notre pays dans le sens de nos valeurs républicaines, bien sûr, mais aussi humanistes, réformistes et internationalistes. Je vous ai régulièrement informé-e-s de mon travail par des comptes rendus (tiers et deux tiers de mandat) et par un document synthétisant l’ensemble de mes actions, « Brèves de mandat » voilà quelques semaines. Tout ceci est consultable sur mon blog (http://claudinelepage.eu).

Ma vie politique est fondée depuis toujours sur deux valeurs simples : la fidélité et la solidarité.

Fidélité à ma famille des Français de l’étranger, famille qui m’a initiée à l’action collective à travers des engagements associatif, notamment à Français du monde-adfe, et politique; fidélité aussi à mon parti, le Parti socialiste, grâce auquel j’ai pu rendre plus efficace mon travail de représentation, tant, d’abord à l’Assemblée des Français de l’Etranger qu’au Sénat ensuite, et mener durant des années de nombreux combats jusqu’au plus récent, celui de la campagne présidentielle de  2012, campagne dans laquelle je me suis investie pleinement aux côtés de François Hollande en votre nom, avec vous.

Solidarité d’autre part parce que l’engagement et la fidélité nous renvoient à la nécessaire cohérence de nos actes. Même si cela n’est pas toujours aisé, même si parfois l’exécutif semble ne pas bien comprendre nos attentes et ne pas entendre les propositions venues des Français de l’étranger, même si à certains moments les décisions de ce même exécutif nous déconcertent, la solidarité avec le gouvernement doit être sans faille car son action s’inscrit dans la durée et aussi parce que nous avons un véritable projet pour la France. Où en serions-nous aujourd’hui si la droite était encore au pouvoir ?

Fidélité, solidarité donc, ma nouvelle candidature trouve son fondement dans ces valeurs : au moment où la représentation politique des Français à l’étranger évolue et que sont redéfinies les missions de nos institutions à l’étranger, au moment où le paysage de nos communautés se modifie, où certains se mettent à douter du bien-fondé  de ces réformes, je souhaite rester à vos côtés pour faire entendre vos attentes et vos inquiétudes, non seulement dans l’hémicycle mais aussi auprès du gouvernement.

L’expérience que j’ai acquise lors de mon premier mandat, les relations que j’ai nouées avec bon nombre d’entre vous au gré de mes voyages et de mes rencontres avec les sections FFE dans le monde, le suivi de nombreux dossiers locaux ou personnels, tout cela m’invite à continuer d’autant que, malgré les efforts de tous, force est de constater que beaucoup reste à faire : plusieurs projets qui me tiennent à cœur n’ont pas encore été finalisés, en matière d’enseignement, d’audiovisuel mais d’autres aussi sur la fin de vie, sur le vote des étrangers en France, sur la reconnaissance de la Kafala, sur le statut des consuls honoraires qui n’a pas encore évolué, sur la non déductibilité des charges hors Europe pour ceux qui ont un domicile fiscal en France, sur l’assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers des non-résidents, sur la réforme de la Caisse des Français à l’Etranger, sur la reconnaissance de diplômes étrangers pour les médecins de nationalité française, et bien  évidemment,  parce que c’est un véritable enjeu de société, sur l’égalité réelle entre les Femmes et les Hommes…

Par ailleurs, solidarité avec l’exécutif, certes, mais sans mettre ma mission de représentation dans ma poche : j’ai dû trouver un juste équilibre entre engagement politique et travail législatif d’un côté et travail d’interventions et de terrain de l’autre. J’ai relayé vos inquiétudes et vos attentes et, depuis notre retour aux affaires, je suis de près leur prise en compte, n’hésitant à rappeler à l’exécutif nos engagements et notre projet. Proposer, argumenter, convaincre, négocier des arbitrages, sans cesse revenir à la charge pour porter votre parole au plus haut niveau de l’Etat, voilà une part importante de mon travail d’élue afin que nos revendications spécifiques ne fassent pas les frais d’enjeux nationaux jugés plus importants. Là aussi l’expérience acquise, la confiance et l’écoute de mes interlocuteurs patiemment obtenues au fil des ans me confortent dans la volonté de poursuivre dans cette voie.

Je préciserai dans un prochain document les grands axes de mon action pour les six prochaines années, si vous m’accordez vos suffrages pour vous représenter au Sénat.

2014 sera une année électorale importante pour les Français de l’étranger puisque, pour la première fois, de nouveaux élus de proximité, les Conseillers consulaires,  seront élus et deviendront grands électeurs à l’élection sénatoriale. Du nombre de conseillers de gauche dépendra donc aussi le résultat de cette élection. Nous pouvons raisonnablement envisager trois sièges si dès maintenant nous nous mobilisons tous. J’y prendrai bien évidemment ma part en me déplaçant dans les circonscriptions. Les élections européennes devront également nous mobiliser, elles se dérouleront dans les consulats le même jour que les élections consulaires.

Nous traversons une période économique, sociale et politique particulièrement tourmentée, période durant laquelle certain-e-s sont tenté-e-s de baisser les bras. C’est vrai qu’il est parfois difficile de rester confiant et patient face à des situations d’urgence, de détresse. Face aussi à la montée du Front national, aux tentations des replis communautaires il est de notre devoir de ne pas céder au découragement, d’accompagner le changement le plus fermement possible car notre projet politique est viable mais, comme nous ne nous en sommes jamais cachés, demande un peu de temps.

Expliquer, proposer, convaincre c’est tout le sens de mon engagement politique, engagement que je souhaite continuer à mettre au service des Français de l’étranger au Sénat, si vous m’accordez vos suffrages.

Vous pouvez compter sur ma persévérance et sur mon dévouement.

Amitiés,

Claudine Lepage

 

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