jeudi 2 septembre 2010
Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité
jeudi 2 septembre 2010 à 12:02 :: Au fil des jours
J'ai signé cet appel et vous invite à faire de même en ligne.
Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Roms et Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires, ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République. Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.
Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.









C’est la rentrée : je viens de déposer une question écrite sur l’enseignement des mathématiques dans la réforme du lycée. En effet, au moment où la France se voit distinguée par l’attribution de la médaille Fields, l’équivalent du prix Nobel de mathématiques, le nombre d’heures d’enseignement en mathématiques se trouve notablement réduit par la réforme. Pour lire la question c'est 
Nous venons d'apprendre la triste nouvelle du décès de Guy Penne, ancien sénateur représentant les Français établis hors de France. Certes, nous le savions atteint d'une maladie grave, mais sa vitalité et sa force de vivre étaient telles que nous le pensions indestructible.
R. Yung et Cl.Lepage entourés de Ch. Quintel, B. Dagouassat, du colonel Espié et de Ch. Roques
Le président a parlé, le 12 juillet, en direct de l’Elysée. L’air grave, le sourcil froncé, il a évacué en une petite vingtaine de minutes les « affaires » qui agitent furieusement le monde politico-médiatique puis, incantatoire plus que convaincant, il a épilogué sur la réforme des retraites, les déficits, la sécurité, l'immigration. Son intervention, ponctuée de « vous comprenez monsieur Pujadas, je suis président de la République », comme pour souligner l’importance de sa pensée et la fermeté de ses engagements, n’aura pas eu l’effet escompté : dès le lendemain la presse, cruelle, relevait une à une les inexactitudes ou les erreurs du discours présidentiel tandis que l’opposition et les syndicats contestaient le fond tout autant que la forme de l’intervention. Quelques heures plus tard les « affaires » repartaient de plus belle à la suite de nouvelles révélations. Les accusations du président et de ses hommes contre une « certaine presse fasciste » faisaient alors « pschitttt » comme un pétard mouillé du 14 juillet.
Le projet de loi sur l’action extérieure de l’Etat vient d’être adopté définitivement par le Parlement. Ce vote nous laisse un profond sentiment d’amertume, tant nous avions mis d’espoir dans cette réforme indispensable de notre diplomatie culturelle.